mar. Juin 18th, 2019

TLM Sen Foot

Mais on le dit quand même

Equipe de suisse, 100% SWISS MADE

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SuisseCarre

La coupe du monde 2014 est désormais finie, la Suisse éliminée au 2ème tour par l’un des futurs finaliste (Argentine 1-0 après prolongation) ressort grandie du tournoi brésilien. Toutefois un débat nauséabond aura accompagné son parcours tout au long de ce qui aurait du être seulement un grand moment de rassemblement national.

La Suisse qui est le pays le plus ouvert à l’immigration dans le centre de l’Europe (près 1/4 habitant est ou a des origines étrangères), aura subit la bêtise des médias internationaux qui n’ont cessé de parler de la Suisse en la reliant à la votation populaire de février 2014 où les suisses se sont déclarés favorables à une réglementation et gestion plus restrictive de l’immigration massive qu’elle subit depuis (trop) longtemps. Sujet sensible par excellence, il a été mal interprété par les médias internationaux et suisses, cette longue accumulation d’incompétence et de démagogie finissant par atteindre l’opinion publique internationale.

J’ai fini par arrêté de compter le nombre de réactions absurdes et dénuées de sens disant que le racisme des suisses ne collait pas avec l’image que renvoyait cette équipe multiculturel, que sans l’immigration la Suisse n’aurait que 3-4 joueurs (Lang, Lichtsteiner et Von Bergen selon la photo qui circulait sur les réseaux sociaux). Certains parlaient de la victoire de la team balkans ou team kosovo-albanie quand les suisses parvenaient à se défaire de l’Equateur et du Honduras (alors que personne ne revendiquait ce statut le soir de Suisse-France évidemment). Bref toute une suite de calomnies qui doivent prendre fin. Car non les Suisses ne sont pas racistes. Car oui la Suisse à besoin de ses étrangers tout comme eux ont besoin de nous en retour. Et oui, tous ses enfants de l’immigration doivent tout à la Suisse (sur le plan du football du moins). Les stats et explications suivantes devraient vous éclairer :

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Le groupe des 23 suisses à la CDM 2014 :

Gardiens :

Diego Benaglio : Né en Suisse à Zürich, formé aux Grasshoppers de Zürich

Yann Sommer :  Né en Suisse à Morges, formé au FC Bâle

Roman Burki : Né en Suisse à Münsingen, formé au Young Boys Berne

Défenseurs :

Johan Djourou : Né en Côte d’Ivoire, formé à Etoile Carouge puis Arsenal

Michael Lang : Né en Suisse à St.Gall. formé à St.Gall

Stephan Lichtsteiner : Né en Suisse à Adligenswil, formé aux Grasshoppers de Zürich

Ricardo Rodriguez : Né en Suisse à Zürich, formé au FC Zürich

Fabian Schär : Né en Suisse à Wil, formé au FC Wil

Philippe Senderos : Né en Suisse à Geneve, formé au Servette FC puis à Arsenal

Steve Von Bergen : Né en Suisse à Neuchatel, formé au Neuchatel Xamax

Reto Ziegler : Né en Suisse à Geneve, formé aux Grasshoppers de Zürich

Milieux :

Tranquillo Barnetta : Né en Suisse à St.Gall, formé au FC St.Gall

Valon Behrami : Né à Mitrovicë en ex-Yougoslavie, formé au Team Ticino (Lugano, Chiasso)

Blerim Dzemaili : Né à Tetovo en ex-Yougoslavie, formé au FC Zürich

Gelson Fernandes : Né à Praia au Cap-Vert, formé au FC Sion

Gökhan Inler : Né en Suisse à Olten, formé au FC Soleure puis FC Bâle

Xherdan Shaqiri : Né à Gjilan en ex-yougoslavie, formé au FC Bâle

Granit Xhaka : Né en Suisse à Bâle, formé au FC Bâle

Attaquants :

Josip Drmic : Né en Suisse à Freienbach, formé au FC Zürich

Mario Gavranovic : Né en Suisse à Lugano, formé au FC Lugano

Admir Mehmedi : Né à Gostivar en ex-yougoslavie, formé au FC Zürich

Haris Seferovic : Né en Suisse à Sursee, formé au Grasshoppers Zürich

Valentin Stocker : Né en Suisse à Kriens, formé au SC Kriens

Les réservistes :

Marwin Hitz : Né en Suisse à St.Gall, formé au FC St.Gall

Timm Klose : Né à Frankfurt am Main en Allemagne, formé au FC Bâle

Silvan Widmer : Né en Suisse à Spreitenbach, formé au FC Aarau

Eren Derdiyok : Né en Suisse à Bâle, formé au FC Bâle

Fabian Frei : Né en Suisse à Frauenfeld, formé au FC Bâle

Pajtim Kasami : Né à Struga en Macédoine, formé aux Grasshoppers Zürich

Pirmin Schwegler : Né en Suisse à Ettiswil, formé au FC Lucerne

Benaglio, Xhaka, Behrami, Rodriguez, Djourou, Inler, Lichsteiner, Stocker, Drmic, Von Bergen, Shaqiri
Benaglio, Xhaka, Behrami, Rodriguez, Djourou, Inler, Lichsteiner, Stocker, Drmic, Von Bergen, Shaqiri

Les stats :

Pays de naissance :

Suisse 73,3% Ex-Yougoslavie 13,3% Macédoine 3,3% Allemagne 3,3% Cap-Vert 3,3% Côte d’ivoire 3,3%
22 4 1 1 1 1

Presque 3/4 des 30 sélectionnés sont nés en suisse. Les seuls qui ont vu les jour à l’extérieur des frontières de la confédération sont arrivés bien avant le début de leur formation qui les mèneras aux succès qu’ils rencontrent aujourd’hui. Difficile d’être plus Suisse que cette team de 23.

Pays de formation :

Suisse Angleterre
29 1

Tous les joueurs présents au mondial sont formés en Suisse, seul Johan Djourou est « à moitié » formé en Suisse (départ à 16 ans et demi pour l’Angleterre et le centre de formation d’Arsenal).

Les autres « suisses » présent à la coupe du monde :

Ivan Rakitic : Pur produit du football suisse l’enfant de Möhlin (Argovie, Suisse) fait ses classes au FC Bâle tout en fréquentant assidûment les sélections de l’équipe nationale Suisse avant de tourner le dos au pays qui lui a tout donné en cédant aux avances (financières) de la sélection croate suite à une cour assidue de Mladen Petric et Slaven Bilic alors sélectionneur des « Vatreni ». Anecdote cocasse, Mladen Petric est lui même un produit de la formation Suisse …

Suisse - Croatie : Rakitic avec le maillot ... Suisse !
Suisse – Croatie : Rakitic avec le maillot … Suisse !

Izet Harjovic : Cet homme incarne la classe et la loyauté dans toute sa grandeur. Formé en Suisse, il évolue avec les différentes sélections de jeune helvétiques, effectue son école de recrue en Suisse et déclare en janvier 2012 son amour à la Suisse et son envie de jouer avec le maillot à croix blanche. Hitzfeld l’appel, il joue 7 minutes en amical en novembre 2012 en contre la Tunisie. Grognement dans son pays d’origine :

Edin Dzeko international bosnien déclare :

«Les deux « Suisses » (ndlr: Hajrovic et Seferovic) feraient mieux de se tenir aussi éloignés que possible de notre sainte patrie.»

Ce à quoi Harjovic répond :

«Dommage que Zlatan Ibrahimovic joue pour la Suède et pas pour la Bosnie. C’est lui qui jouerait à la place de Dzeko. Et Ibra a bien plus de classe.»

La Suisse entière en rigole, plutôt fier de la réponse sur le ton de l’humour à l’absurdité totale que vient de lancer Dzeko. Franchement entre nous Seferovic et Harjovic sont plus des étrangers en Bosnie ou en Suisse ?

La situation tourne au ridicule quelques mois plus tard quand, vexé de sa non sélection, il répond favorablement aux bosniens qui veulent faire de lui un homme de base. Son arrivée face à Dzeko aurait eu le mérite d’être filmé, enfin faudrait encore que ces deux bonhommes aient de la mémoire et pour Izet c’est mal engagé. Sentant le vent tourner Harjovic quitte la Suisse et le club qui l’a formé pour rejoindre Galasataray et sa pléthore de star internationale (sur le déclin certes). Encore un choix lumineux, six mois sur le banc qui le font arriver en pleine forme au Brésil en atteste le parcours phénoménale de la Bosnie et de son nouveau « Messi » (oui oui Izet est le Messi bosnien, ils ont honte de rien putain). A noté qu’à ce jour Harjovic est en conflit ouvert avec son club, n’ayant pas le temps de jeu espéré il a décidé de casser son contrat (de manière unilatérale évidemment) avec le Gala et de rejoindre gratuitement le Werder de Brême, la FIFA s’est emparée du litige.

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Vedad Ibisevic : Passé brièvement en Suisse à 16 ans avant de rejoindre les USA une année plus tard faute de titre de séjour valable en Suisse Vedad aura fait les joies du FC Baden durant au moins une saison. Désormais au VFB Stuttgart il peut se targuer d’une belle carrière de globe trotteur (Bosnie, Suisse, USA, France, Allemagne).

Senad Lulic : Encore un pur produit de l’ASF qui s’envole sous d’autres cieux, révélé à l’AC Belinzona il prend une autre dimension en rejoignant le club de la capitale où il rencontre Vladimir Petkovic qui le fera venir à la Lazio quelques saisons après. Hasard et beauté du football Petkovic est le futur sélectionneur de la Nati, nul doute que Senad aurait eu son rôle à jouer sous les ordres de son « mentor ».

Les autres « suisses » :

Albert Bunjaku : Formé en Suisse Albert (sûrement le prénom d’un de ses ancêtres resté au pays …) peine à s’imposer et décide de tenter sa chance dans l’antichambre du football allemand. Après plusieurs saisons en demi teinte il accède enfin à la Bundesliga avec le 1.FC Nuremberg qui entretien une relation définitivement spéciale avec les buteurs suisses (Drmic en était l’atout offensif n°1 cette saison).

Entre temps le Bunjaku est appelé en équipe nationale et après 6 sélections et un mondial sud africains décevant il ne sera plus appelé avec la nati que pour 2 matchs amicaux qui suivent le débâcle sud-africain.

Ne se sentant plus capable de prétendre à une place en équipe de Suisse et devant l’opportunité (louable) d’aider le Kosovo à crée une équipe nationale d’un certain niveau il accepte le challenge proposé par son pays de « cœur ». Il devient le premier buteur de la longue histoire qu’attends l’équipe de Kosovo.

NIGERIA U17 WCUP SOCCER

Ces dernières années la formation suisse a permis aux différentes sélections juniors et à l’équipe A de faire des résultats miraculeux pour la petite nation du foot que nous sommes (champions du monde en 2009 au Nigéria avec les -17 ans, finale de l’euro -21 ans perdue face à l’Espagne, qualification pour les jeux olympiques de Londres, etc.). Et comme dit le dicton : abondance de biens ne nuit pas ! Dans un passé récent la « perte » des joueurs du calibre de Rakitic, Lulic, Petric, Kuzmanovic, Harjovic aurait été un handicap insurmontable pour le football suisse. Heureusement aujourd’hui grâce au travail remarquable qu’effectue l’ASF dans le secteur formation nous pouvons nous passer de tous ces talents qui pour la plupart choisissent la facilité en rejoignant la patrie des leurs « ancêtres » par pure opportuniste étant donné que ces « nouvelles » nations sont encore bien en deçà du niveau de l’équipe de Suisse.

En conclusion bien que la Suisse subisse cette nouvelle mode de « mercenaire » nous savons tous que le problème c’est la fuite des cerveaux et non le départ de ceux dont le cerveau fuit.

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