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« Les Suisses de demain » – Saison 2 – E09 – Salim Khelifi : Deutschland über alles ?

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suisse

Dans l’espoir de mieux vous faire connaitre le football suisse et sa relève nous partons chaque semaine à la découverte d’un jeune espoir helvétique, débutée la saison passée cette suite d’épisodes est à retrouver ici

Saison 2 – E9 : zoom sur un espoir de nationalité Suisse (-21 ans)

Salim Khelifi – 20 ans – Ailier –Eintracht Braunschweig – International -21 ans

SUPER LEAGUE, NATIONALLIGA A, NLA, LNA, MEISTERSCHAFT, SAISON 2013/14, FC LAUSANNE SPORT, LS, FCLS, FC BASEL, FC BALE, FCB,

Parcours junior :

Né à Winterthur (Suisse) il est formé au Lausanne Sport, très vite catalogué grand espoir du club on parle même d’un intérêt poussé de divers clubs du gotha européen pour le minot. Les offres, si elles ont existé seront toutes repoussées, bon ou mauvais choix ? Wait and see !

Parcours professionnel :

Lausanne Sport :

Lancé dans le grand bain en fin de derby lémanique perdu 4-2 à la Praille le 06 août 2011, le petit Salim semble encore léger pour le monde pro tant son physique d’adolescent semble friable face aux défenseurs. Le petit Mozart lausannois va devoir muscler son jeu. Utilisé tout au long de cette saison 2011-2012 comme joker de luxe le jeune nouveau semble avoir trouvé ses repères dans ce monde d’adultes, encouragent pour un garçon de 17 ans au moment de ses débuts.

En fin de saison celui qui lui a donné ses premières minutes dans le monde des « grands » s’en va, exit Martin Rueda et bienvenue à Laurent Roussey l’ex éphémère attaquant international français (2 sélections, 1 but). Avec l’arrivée du français l’enfant du club finira par s’imposer dans le onze de club de la Pontaise durant la saison 2012-2013. La saison suivante devait être celle de la confirmation, elle confirmera tout au plus que le LS est ultra faible et l’ensemble de son effectif pas au niveau de la première division Suisse. Hormis une rare satisfaction (Yoric Ravet, c’est dire) le contingent lausannois semble apathique, résultat : Salim quitte son club formateur en janvier 2014 au plein milieu de la tempête, moment durant lequel on voit qui sont les vrais hommes … !

Après 76 matchs (6 buts) la jeune « pépite » quitte son nid douillet pour rejoindre un autre relégable, car quitte à être relégué autant l’être en Bundesliga. Bien plus classe me direz vous, bien débile vous répondrais-je. Pour l’anecdote grâce à ce départ en janvier il permet à son club de toucher une petite somme de transfert, louable (il était en fin de contrat en juin 2014).

Eintracht Braunschweig :

Numéro 22, contrat jusqu’en 2018, Khelifi est une recrue d’avenir. Choix étrange pour un club qui a besoin de résultats immédiats, vite blessé il aura joué 3 minutes en Bundesliga ce qui malgré son « phénoménal » talent ne suffira pas à maintenir sa nouvelle équipe dans l’élite.

11ème après 9 journées en Bundesliga 2 le club est à la peine, le lausannois est remplaçant et rentre de temps à autres en fin de match. Dur dur l’Allemagne. Souhaitons lui qu’avant 2018 il soit en Bundesliga (3 ?).

Notons que le club de Braunschweig semble apprécier les suisses, hormis le natif de Winterthur Orhan Ademi (attaquant, 22 ans) et Saulo Decarli (défenseur central, 22 ans) font également parti de l’effectif.

Karim Bellarabi, Khelifi destin croisés.
Karim Bellarabi, Khelifi ou quand le maître laisse sa place à l’élève.

Sélection nationale :

Il enchaine les séleciotns depuis les -16 ans jusqu’à figurer aujourd’hui avec les -20 ans qui ont récemment perdu contre la Pologne (titulaire il est sorti à la mi-temps, fantomatique). Comme si bien exprimé dans un interview donnée (Lire ici) au site Bloody Monday en ocotbre 2012, Khelifi qui répondait à une question sur un éventuel appel de la Tunisie nous apprend que :

  « Oui, cet été, on m’a demandé d’aller faire un camp d’entraînement avec la sélection des M21. Mais j’ai dit à mon père que je ne voulais pas trop y aller pour l’instant. Je suis né en Suisse, j’ai fait toute ma formation en Suisse, je ne vois pas pourquoi j’irais là-bas. Plus tard, si j’ai l’occasion de jouer pour l’équipe de Tunisie alors que la Suisse ne m’appelle pas, j’irai volontiers. Mes deux parents sont tunisiens, j’y vais chaque année, c’est vraiment quelque chose qui me tient à coeur. »

Cette réponse ne mériterait même pas d’analyse tant elle est triste et affligeante, capable dans la même réponse d’encenser la Suisse à laquelle il doit tout avant de montrer un esprit de mercenaire désinvolte quelques lignes plus bas. Pour l’anecdote, les Tunisiens auront comprit que leur sélection est uniquement une voie de garage, bel hommage Monsieur Khelifi. Avec un peu de chance il n’aura pas à faire le choix, n’étant appelé par aucune des deux.

Suisse oui mais jusqu'à quand ?
Suisse oui mais jusqu’à quand ?

Avenir :

Avenir ? remplaçant en D2 allemande, gentiment dans l’âge où il doit confirmer tout le bien que l’on a pu penser de lui dans sa jeunesse il est à la croisée des chemins. Réussir et percer ou échouer et rejoindre la très (trop) longue liste d’espoirs déchus. La formation lausannoise s’en fait une spécialité, demandez donc à Veseli ou Pasche si leur carrière est à la hauteur des attentes ? Détruire ses joyaux, serait-ce enfin un point d’excellence pour le football romand ?

Lui qui un jour avait déclaré : «Si je pouvais avoir une fois une offre du Barça, ce serait le plus beau jour de ma vie.» a peut être déjà loupé le train, et le train du football ne repasse pas toujours.

Lausanne - Bale
Khelifi – Shaqiri, dans sa carrière comme sur la photo le second semble avoir prit le dessus

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