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Mais on le dit quand même

Neuchâtel Xamax FCS : La renaissance

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logo_headerBonjour à tous,

Neuchâtel Xamax :

L’histoire s’arrête le 26 janvier 2012, la faillite du club est déclarée. Un mythe s’effondre.

Revenons sur le passé glorieux du club de ma région, club de mon cœur qui disparait dans un relatif anonymat début 2012.

Fondé en 1970, le Neuchâtel Xamax (fusion entre le FC Cantonal et le FC Xamax) accède à la Ligue A en 1973, avant la saison 2005/2006 jamais le club n’avait quitté la première division. Retour dans l’élite une année plus tard.

Les rouges et noirs sous les ordres de Gilbert Gress gagnent leur premier championnat en 1987 avant de récidiver la saison suivante, ça reste à ce jour les uniques championnats remportés. En coupe contrairement à nos ennemis valaisans nous cultivons l’esprit de la loose, 5 finales jouées, 5 finales perdues, dont la dernière contre le FC Sion qui reste lui sur un bilan de 13 finales/13 victoires. Maigre consolation la Supercoupe Suisse (opposant vainqueur du championnat au vainqueur/finaliste de la coupe) à été conquise 3 fois (86/87 – 87/88 – 89/90)

Neuchâtel Xamax a débuté son parcours européen en Coupe UEFA lors de la saison 1981-1982 et est éliminé en quart de finale par le SV Hambourg, le futur finaliste.

Les rouge et noir ont disputé 72 matches européens en 16 participations durant lesquelles de prestigieux adversaires tels que : Bayern Munich, Real Madrid, SV Hambourg, Galatasaray, Celtic Glasgow, AS Roma et Dynamo Kiev ont foulé le Stade de la Maladière et y sont repartis avec un match nul ou une défaite.

Invaincu durant 27 matches à domicile, il faudra la visite de Ronaldo (Le vrai, le brésilien) et de ses coéquipiers de l’Inter Milan pour infliger aux rouges et noirs, en 1991, leur première défaite à la Maladière.

Toute les bonnes choses ont une fin, et la fin de l’époque glorieuse intervient aux alentours de l’an 2000, le club lutte à présent pour la relégation. Évite de peu la faillite en 2005, Silvio Bernasconi patron d’une entreprise de construction de la région reprend le club et lui évite une fin tragique. La saison suivante est une catastrophe, Xamax finit à la 9ème place synonime de barrage contre le FC Sion, l’ennemi juré. Exilé dans le Stade de La Charrière à la Chaux-de-Fonds (le Stade de la Maladière étant en construction) le match retour tourne au drame, victoire 3-0 de Sion, Xamax descends pour la première fois de son existence.

Une année au purgatoire, une 1ère place, un retour à la normale. Par la suite les années se suivent et se ressemble, toujours la lutte pour la relégation. Le club est déficitaire, Bernasconi perds patience à force de perdre de l’argent, le club est en vente. Une seule offre de reprise parvient sur le bureau du bientôt ex-président xamaxien, sans réfléchir il accepte la reprise alléchante d’un tchétchénes suspect apparemment riche.

La nouvelle direction prend place en mai 2011. Les supporters du club neuchatelois sont dans un premier temps en grande partie ravis d’être un nouveau riche, une sorte de PSG suisse, ils vont vite déchanter. En 6 mois ils vont tout raser, faire disparaitre tout ce qui à fait l’histoire de Xamax. Dans un premier temps ils changent le logo du club, lui rajoutant des écritures cyriliques, pareil pour le stade où l’on retrouve des inscriptions un peu partout en tchètchènes qui n’est pas vraiment la langue la plus parlée dans la région.

Un recrutement de qualité vient calmer les ardeurs des plus révoltés, Kalu Uche, Sanchez (formé au Barca) Illaramendi (1 sélection avec l’Espagne), David Navarro (Celui qui à déclenché l’énorme baston contre l’inter), Seferovic et quelques autres recrues. Mais personnellement ce recruteur de feu n’avait pas calmé la déception suscitée par le départ de l’enfant du club, Raphael Nuzzolo parti pour 1 vulgaire million aux Young boys de Berne.

Le début de saison est réussi, Xamax restera même dans la première partie de tableau jusqu’à sa faillite. Une affluence faible de 3000 spectateurs était affiché les autres saisons et comme partout les grands joueurs et l’argent attire du monde, 6000 spectateurs assistent en moyenne au performance plutôt satisfaisante des rouges et noirs. Bulat Chagaev changera plusieurs fois de coach (Sonny Anderson à coaché Xamax durant … 1 semaine), staff, directeur sportif et il va même virer le président d’honneur, la personne qui incarne le plus le club, Gilbert Fachinetti.

A partir de ce moment là le vent va commencer à tourner pour Chagaev, les spectateurs viennent en plus petit nombre, les rumeurs de factures impayées surgissent, les joueurs commencent à en avoir marre. Petite révolte suite à laquelle Chagaev va virer 4 joueurs dont le capitaine, Stéphane Besle présent au club depuis 7 ans, le défenseur transmettra la nouvelle en pleurs devant des journalistes médusés. Les derniers supporters de Bulat changent d’avis, les groupes de supporters désertent le stade, tout comme les spectateurs lambdas, certains joueurs abandonnent le navire.

Une lente descente en enfer qui se stoppera ce fameux 26 janvier avec la faillite du club, pour des dettes à hauteur de 12 millions, bravo connards de tchétchénes. Neuchatel Xamax disparait, seul le mouvement junior survit grâce à la fondation Gilbert Fachinetti. Les légendes xamaxiennes (Gilbert Gress, Uli Stielike, André Egli, Philippe Perret, Robert Luthi, Gilbert Fachinnetti, Alexandre Rey) reprochent vivement la vente hasardeuse de Bernasconi début 2011, Chagaev en prend plein la gueule, à quoi bon le mal est fait.

La renaissance :

Fondé sur les cendres du défunt Neuchatel Xamax, le Neuchatel Xamax 1912 repartira de 2ème division interrégionale, la 5ème division suisse. Christian Bingelli, le nouveau président veut s’appuyer sur la formation et sur d’anciens grand xamaxien pour retrouver l’élite.

La nouvelle équipe est formée de nombreux joueurs issus du centre de formation renforcée par 2-3 anciens. La montée est acquise après une longue lutte contre le Concordia Basel autre club qui à fait faillite dans la décennie.

Cette été une fusion intervient avec le FC Serrières autre club de la région qui évolue en 1ère ligue , division où évoluera Xamax grâce à sa promotion, la fusion donne naissance au Neuchatêl Xamax FCS. Pour la présente saison le FCS ambitionne la promotion immédiate en 1er Ligue Promotion (3ème division suisse) en se renforçant avec d’ancien joueurs rouges et noirs, Laurent Walthert (Gardien), Charles-André Doudin (milieu polyvalent), Kilian Witschi, Jerome Schneider (défenseur central), Loic Chatton (attaquant) et  Mike Gomes. Ces recrues de grande qualité pour une équipe de 4ème division rejoignent certains joueurs déjà présent au club qui ont le niveau pour la 2 voir 1 division suisse (Mike Gomes, Mickael Rodriguez, Thibault de Coulon). Recrutement réussi car pour l’instant les rouges et noirs (et vert ..) sont en tête de la 1ère Ligue, 10 pts d’avance sur le 2ème.

En espérant pouvoir vous parler d’un retour dans l’élite du football Suisse dans les prochaines années !

A bientôt.

8 thoughts on “Neuchâtel Xamax FCS : La renaissance

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