mar. Juin 18th, 2019

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Mais on le dit quand même

Raiffeisen Super League : la légion étrangère

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On s’était quitté avec des clubs à la recherche de l’homme providentiel  (Young Boys et Zurich) et un FC Bâle qui écrasait le concurrence. Un mois plus tard ces mêmes clubs ont trouvés leur bonheur, et le FC Bâle continue de rouler sur le reste de la Suisse. Retour sur un mois qui sous ses airs de fleuve tranquille nous réserve quelques surprises :

Entraîneur : un poste instable

Déjà placée sous le signe du changement, cette saison 2015-16 semble être un véritable casse tête pour les entraîneurs. Rappelons que rien qu’avant l’entame du championnat Bâle, Thoune et Lugano avaient changés de coach, suivi de peu par Zurich et les Young Boys qui voyaient leur homme fort se faire licencier par une direction insatisfaite de l’entame de la saison. Il faut désormais y ajouter le doyen des bancs de la Raiffeisen Super League, Jeff Saibene, en place pendant plus de 4 années au FC Saint-Gall qui décide subitement de claquer la porte « à la Lucien Favre » ou « à la Bielsa », c’est selon vos valeurs. Ce jeu des chaises musicale nous amène aujourd’hui à posséder un assortiment de nouveaux coachs, inconnus ou peu expérimentés qui donnera sans doute un certain attrait au championnat par son côté « découverte ». Dans le lot de nouveau on retrouve notamment l’ancien solide défenseur des Reds Sami Hyypia venu relever le FC Zurich d’une longue descente en enfer.

La foule de techniciens étranger n’est pas une problématique en soit, à condition que ces derniers arrivent à se familiariser avec le modèle Suisse qui se veut formateur-lanceur, et qui laisse donc de facto une large place à la relève helvétique qui se sert de la place nationale pour s’aguérir avant de s’envoler sous d’autres cieux avec de solides arguments. Soit le modèle qui permet les nombreux progrès de la Nati dans les dernières années. A ce titre, il est primordial de noter que malgré une certaine pénurie, les formateurs sous contrat avec l’Association Suisse de football et qui s’occupent années après années des fleurons de la relève Suisse sont des hommes de grande qualité, formés en Suisse. En soi la nationalité n’est donc pas vraiment un thème, tant que la qualité du Swissmade subsiste.

Reste qu’en plus de témoigner d’une certaine instabilité générale, cette suite de mouvements mets en lumière un cruel manque de techniciens autochtones de qualité. Car désormais c’est plus de la moitié des postes qui sont à la charge de coachs étrangers (6/10). Et la relève peine à se montrer convaincante, on est loin de voir un nouveau Lucien Favre pointer le bout de son nez dans le paysage helvétique. Ça risque notamment de poser un problème au moment de remplacer le coach national, Vladimir « Petkowitz » au lendemain de l’EURO 2016, tant les candidats potentiels font défaut ou sont tout simplement tristement du même niveau que le décevant Vladimir.

Toutefois, dans ce paysage morose, une lueur d’espoir nous permet de garder la foi. L’entraîneur de la meilleure équipe du pays est un Suisse ! Urs Fischer, lui le successeur du brillant Paulo Sousa, à qui on promettait mille misères et qui finalement s’en sort très bien. Car malgré un premier accroc face à des Young Boys de Berne ragaillardi par l’arrivée du charismatique Adolf (Adi) Hütter sur le banc, les balois semblent lancés sur une voie royale pour un énième succès d’affilé en championnat agrémenté d’un parcours honorable en Europa League. Et pourquoi pas une victoire dans cette dernière qui verra la finale jouée justement dans le Parc Saint-Jacques du FC Bâle ?

suisse

Les poursuivants

Derrière l’ogre bâlois on retrouve une meute de poursuivants emmenée par un belle équipe de Grasshopper qui, sous la houlette d’un ancien de l’ASF, Pierluigi Tami pratique un football offensif et plaisant à regarder tout en alignant les points. Suivent les autres YB, Lucerne ou encore FC Sion qui, à défaut de surnager trouvent gentiment leur rythme de croisière.

En queue de peloton, la lutte annoncée entre le FC Vaduz, Lugano et Thoune nous promet d’être palpitante tant le niveau semble homogène. Même si sur le long terme on sait que les aventures avec Znedek Zeman se termine mal, le promu luganais parait armé pour confirmer sa place dans l’élite ou du moins à la défendre vaillamment.

Equipe nationale :

Il suffira d’un petit nul et d’une victoire face aux modeste Saint-Marin et Estonie pour que le Suisse voit la France en juin 2016. Cette validation se fera sans un grand nombre de joueurs actuellement sur le carreau, les Shaqiri, Lichtsteiner, Seferovic et autres Gelson manqueront à l’appel. C’est l’occasion de tenter d’autres variantes (Zuffi, Abdi, Michael Lang, Zuber ?) et de se rendre compte que la Suisse peut largement s’en sortir sans Shaqiri. Surtout quand Petkowitz le cantonne à un rôle axial qui est totalement contre nature. Espérons qu’il revienne à un système avec de réel ailier, comme sous Hitzfeld ou encore comme en fin de match contre la Slovénie, se qui avait permis à la Suisse de renverser un match très mal engagé…

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