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Suisse 2018/2019 – Servette FC : la bonne année ?

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Alors que le club genevois du Servette FC va débuter sa troisième saison en Challenge League depuis son rachat en 2015, l’heure est aux espérances. La réintroduction des barrages de promotion/relégation (9e de Super League qui affronte le 2e de Challenge League) engendrée par la SFL (Swiss Football League) permet un vent d’optimisme dans la cité de Calvin.

La saison 2017-18

Les Grenats avaient comme unique objectif l’an passé de monter en Super League, le président Fischer avait engagé Meho Kodro au poste d’entraineur en janvier 2017 dans cette optique là. Une saison plus tard, le constat est clair et précis : Servette n’a pas été à la hauteur de ses ambitions. Pire, tout permet de penser que cette saison n’a en fait servi à rien et qu’aucune mesure n’a été mise en place sur les derniers mois de compétition pour préparer l’exercice 2018-19.

Le début de saison n’a pourtant pas été catastrophique pour les pensionnaires de la Praille : l’enchainement de bons résultats avec comme seuls ombres au tableau les deux défaites consécutives en Coupe face à Lucerne (0-1) et à Xamax (3-2) en championnat. Ensuite, Servette est invaincu et au contact au classement jusqu’au fameux 4 décembre. Ce jour là, les Grenats reçoivent  Xamax pour le choc de cette fin d’année et après avoir mené 1-0 presque tout le match, les servettiens craquent dans les ultimes instants et perdent finalement 2-1. Gros coup dur comptable (8 pts de retard sur le leader neuchâtelois alors qu’ils auraient pu revenir à 2 pts) et moral.

L’année 2018 va ensuite sonner le glas des genevois. La fin de l’hiver voit Servette maintenir l’écart au classement mais la défaite à Vaduz début mars (2-1) alors que dans le même temps Xamax restait sur une série de victoires, a tué tout espoir. Kodro est limogé, son adjoint Bojan Dimic le remplace par intérim et la fin de saison du SFC ressemble à une longue traversée du désert. Les joueurs, n’ayant plus rien à jouer, sont désintéressés et les résultats n’ont plus vraiment d’importance (3place finale, 62 pts). Servette ne peut même pas préparer l’avenir car son coach pour la saison prochaine n’est pas connu, il faudra attendre fin mai pour apprendre la nomination d’Alain Geiger.

Le mercato (au 12 juillet 2018)

Au niveau des arrivées, Servette s’est donné les moyens de ses ambitions avec un recrutement abondant et des paris tentés. Le secteur défensif voit le retour au club du Français Christopher Routis (Ross County) et l’achat du défenseur central Steve Rouiller (FC Lugano). Le milieu de terrain sera renforcé par le prêt de Timothé Cognat (Olympique Lyonnais) et l’arrivée de l’italien Andrea Macoppi ( Lausanne-Sport). Au niveau des joueurs offensifs, les jeunes Kwadwo Duah ( Young Boys) et Daniel Follonier (FC Lucerne) sont prêtés pour un an et l’attaquant néerlandais Alex Schalk arrive de  Scottish Premiership (Ross County).

A noter l’arrivée d’Alain Geiger comme annoncé plus haut. Le Valaisan (recordman de sélections avec la Nati) va essayer de se relancer après une carrière d’entraineur qui s’était un peu essoufflée lors de son passage récent en Afrique du Nord. Geiger va devoir prouver sans attendre, la pression de l’opinion publique étant déjà palpable. Au niveau administratif, Servette a également engagé Gerard Bonneau comme responsable de la cellule recrutement, il occupait cette fonction à l’Olympique Lyonnais.

Au niveau des départs, le club a annoncé le non-renouvellement des contrats de Paolo de Ceglie, Mirsad Hasanovic, Dominique Malonga et Florian Berisha qui n’ont pas encore trouvé de club pour la saison prochaine. Le Colombien Fabry Castro s’est engagé en Grèce du côté du PAS Giannina, Matias Vitkieviez, Lucas Gazzetta et William Le Pogam restent en Suisse Romande en signant respectivement à Etoile Carouge, Yverdon Sport et Neuchâtel Xamax. A noter également la fin du prêt d’un an de Nathan (quid de savoir si il reste au club ou retourne à Palmeiras) et l’arrêt de carrière du gardien David Gonzalez.


Pour aller plus loin, retrouver l’interview de William Le Pogam


Les objectifs

Servette va encore devoir affronter un concurrent romand cette saison pour espérer monter en Super League mais le type d’adversaire n’est pas le même. En effet,  Lausanne et son nouveau sponsor INEOS veulent remonter sans attendre dans l’élite et pour cela le budget n’a pas été modifié (autour des 10M de CHF). Alors que la direction annonçait vouloir être promu dans les deux ans lors de l’introduction d’Alain Geiger, c’était sans compter sur la décision de la SFL (Swiss Football League) de réintroduire les barrages de promotion/relégation.

Dans cette optique, Servette pourra se batailler avec des clubs comme Schaffhouse, Aarau ou Vaduz et aura peut-être la possibilité de se frotter au 9de Super League en fin de saison. Rappelons que lors de la saison 2010-11, les Grenats étaient montés dans l’élite grâce à un match du même type en battant Bellinzone. Servette peut donc objectivement viser la 2place avec ses moyens et espérer une fin de saison en apothéose, la 1ère place et la promotion directe semblant déjà promise au Lausanne Sport.

Les pronos’ de la redac’

Axel : 3place

Benji : 2place

Clément : 2place

Jonathan : 2place

Salim : 2place

Moyenne : 2place

2 thoughts on “Suisse 2018/2019 – Servette FC : la bonne année ?

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