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Mais on le dit quand même

Rennes : une euphorie qui ne demande qu’à être repartagée

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Samedi 27 avril 2019, 23h55, le tir au but de Christopher Nkunku clôt la septième finale de coupe de France du Stade Rennais. Dans les nuages, la frappe du titi parisien envoie dans cette même dimension joueurs, supporters et staff rennais qui célèbrent leur premier titre depuis 1971.

Les pleurs, de Ben Arfa, Danzé, François Pinault et des supporters rennais présents au Stade de France, en disaient long sur l’exploit que l’équipe venait de réaliser. Des supporters qui goûtaient tous, pour la plupart, à leur première communion rennaise et dont la mémoire sera marquée éternellement au fer rouge et noir.

Cette revanche, que Rennes prend sur l’histoire, marque un tournant dans son aventure, « Ce titre historique va changer l’histoire du club » avait d’ailleurs déclaré le coach Julien Stéphan.

N’en déplaise aux consultants aigris, Christophe Dugarry en première ligne, les Rennais ne sont désormais plus vu comme cette équipe de « looser » incapable d’exploit. Avec leur victoire face au PSG, les Rennais n’ont ainsi pas seulement gagner un trophée, ils ont acquis un statut et une reconnaissance qu’ils n’avaient jamais connus auparavant.

 

Une saison hors-normes

Avant la finale remportée face au PSG, j’écrivais ces lignes dans un précédent article pour TLMS’enFoot : « Après un début de mandat impressionnant avec six victoires en autant de matchs, le bilan de Julien Stéphan chez les Rouge et Noir s’est quelque peu terni en Ligue 1. Sans victoire depuis cinq journées, le club est désormais onzième, à onze points de la cinquième place, synonyme d’Europe. Un classement qui ne correspond pas aux ambitions du club et aux moyens mis au club depuis l’arrivée de Létang. Au vu de la faiblesse du championnat cette saison, les regrets sont justifiables ».

 

 

 

 

 

 

 

 

Désormais plus de place au doute, l’épopée rennaise de 2019 est historique. Une saison démentielle qui aura vu la foudre rennaise frapper le ciel d’Astana, Jablonec, de Séville ou de Saint-Denis, pour affronter Arsenal en 8emes de finale d’Europe League et gagner la Coupe de France. Et ce malgré un changement d’entraîneur en décembre. Le décrochage en championnat n’y changera rien, cette saison restera à jamais dans la mémoire des supporters rennais.

 

Et maintenant ?

La fin de saison s’annonce désormais plus tranquille pour les Rennais, qui sont relégués à la onzième place en Ligue 1. Une aubaine pour Julien Stéphan pour préparer la saison prochaine. Celle-ci devra, dans la continuité du projet, être la saison de la confirmation.

Mais alors que certains jeunes comme Camavinga ou Doumbia commencent à s’intégrer au groupe pro, des cadres pourraient eux ne pas rempiler sous les couleurs rouges et noires. C’est le cas notamment d’Edson Mexer, Mehdi Zeffane et Hatem Ben Arfa, dont les contrats se terminent en juin.

 


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Par ailleurs, l’épopée européenne pourrait paradoxalement coûter cher aux Rennais. Les performances des joueurs bretons n’ont pas laissé insensible de nombreux recruteurs. Ismaila Sarr, Hamari Traoré, Benjamin Bourigeaud ou Ramy Bensebaini ont tous été associé aux cadors européens, en vue du prochain mercato. L’équipe pourrait alors être désossée de sa colonne de cadres. Des départs qui auraient un impact d’autant plus important que Julien Stéphan se base sur un faible noyau de joueurs.

L’avenir sans Ben Arfa ?

A 32 ans, la carrière du milieu de terrain se rapproche de la fin. HBA pourrait se diriger vers l’Espagne. Son nom est associé à certains clubs dont le Betis. Lui qui avait fait une grosse impression à Quique Setien lors des 16e de finale d’Europa League pourrait y poser ses bagages pour y finir sa carrière. Alors que faire si le maître à jouer de l’équipe de Stéphan s’en allait cet été. Comment le technicien organiserait son milieu de terrain ? Le double-pivot André-Grenier qui impose de fortes responsabilités aux deux milieux centraux a montré des signes de faiblesses lors des rencontres clés, contre Arsenal notamment.

 

 

 

 

 

 

 

 

Sans Ben Arfa, Julien Stéphan pourrait mettre un place un système à trois milieux centraux. Par exemple, avec Grenier en pointe basse et André associé à Bourigeaud ou James-Léa Siliki pour solidifier l’entrejeu. Autre solution, le numéro 18 pourrait être remplacé poste pour poste par Rafik Guitane, qui revient progressivement d’une rupture des ligaments croisés. Le joueur de 19 ans pourrait alors tirer son épingle du jeu pour s’imposer au sein du groupe rennais.

Cette victoire permettra en tout cas au groupe de prospérer dans la continuité européenne. Afin de garder certains joueurs, mais aussi de se renforcer aux postes clés. Pour acheter enfin le « grantatakan » que les supporters attendent, à moins que Siebatcheu, revenant de blessure, parvienne à récupérer sa place. La réussite de la deuxième saison de l’ère Létang marque une nouvelle page de l’histoire des Rouge et Noir. Désormais, la confirmation est attendue, et la prochaine étape, le mercato estival, devra être finement géré pour y parvenir.

 

 

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