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Mais on le dit quand même

Bayan Mahmud, le miraculé de Boca

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Il y a peine plus de 2 ans Bayan fuyait sa terre natale à cause d’une guerre des tribus et aujourd’hui il joue dans l’équipe de jeune de Boca où il est considéré comme un grand espoir du club.
Il s’est confié sur le site officiel du club :
« Je dormais derrière un container, par terre parce que je n’avais pas de papiers , je n’avais rien. Je me suis caché pendant un jour et demi. Pour finir , je suis sorti de là-bas sinon j’allais mourir.
Heureusement que ceux qui m’ont vu étaient des bonnes personnes. Ils m’ont dit de rester tranquille, de ne pas beaucoup sortir. Quand il était l’heure de manger, ils me ramenaient de la nourriture. C’est ainsi que je vivais pendant les 3 semaines du voyage. Je ne savait pas que j’allais arriver en Argentine.
Je suis monté dans le premier bateau venu, je devais fuir la guerre. Mes parents sont morts en 2005 durant la guerre et je savais que c’était très dangereux.
Après ça, j’ai vécu dans un centre pour orphelins avec mon frère mais la guerre de tribus a repris en 2010. Je suis de la tribu Kusazi et on venait nous persécuter. Ils nous reconnaissent grâce a une marque qu’ils portent sur le corps. S’ils me voyaient, ils se seraient rendu compte que je n’avais aucune marque car nous sommes nés dans la capital . Ils auraient pu me faire quelque chose ou même me tuer , c’est pour cela que j’ai voulu partir. On a commencé a courir , cet endroit est vraiment dangereux et je ne savais pas ou était mon frère.
Je suis allé dans une autre ville pour pouvoir prendre un bateau, je suis resté dans la rue pendant une semaine et je me suis fait des amis qui m’ont aidé a embarqué clandestinement dans le bateau. C’était très dangereux , j’ai embarqué dans ce bateau sans même savoir où j’allais
« .
C’est cette même guerre qui quelques années plus tôt lui avait pris ses deux parents. C’est donc seul qu’il débarque en Argentine à l’âge de 16ans.
« Quand je suis descendu du bateau , je suis resté 3 jours sans parler jusqu’à ce que je connaisse des sénégalais et on a commencé à parler de la coupe du monde 2010. C’étaient des personnes forts sympathiques , il m’ont d’abord emmené au service de l’immigration en taxi et ensuite m’ont aidé à me loger dans une pension pour réfugiés dans le quartier de Flores. De là, je suis parti dans un autre quartier appelé Constitucion où il existe une importante communauté africaine.
Les samedis, je passais toujours vers la place où les gens jouaient jusqu’à ce qu’un jour, on me proposa de jouer. Ils perdaient mais on a fini par gagner. Je ne savais pas qu’ils jouaient pour de l’argent et on m’a donné 20 peso . J’ai pris l’habitude d’aller jouer là-bas et une personne qui s’appelle Ruben Garcia m’a vu joué et m’a amené a Boca. J’ai ensuite rempli le formulaire et fait les tests, ce jour-la , j’ai vraiment bien joué
. « 
L’histoire est en marche.
C’est en 2011 que le latéral droit intègre le centre de formation de Boca. Le club va le nourrir, le loger, lui faire obtenir la nationalité argentine et même l’aider à retrouver son frère grâce à Facebook. Le mois dernier le jeune ghanéen à enfin pu jouer son premier match officiel avec l’équipe des jeunes de Boca. Lui qui a comme idoles Riquelme et Ibarra a un rêve, devenir un jour le premier joueur de couleur a porté la tunique albiceleste.
Affaire à suivre
L’image et les passages où il s’exprime viennent du site officiel de Boca 

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