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Mais on le dit quand même

Copa America 2015 : Chili et Mexique, pour l’amour du foot

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De superbes buts, un scénario dingue, le Chili et le Mexique nous ont offert le plus beau match depuis le début de cette Copa America 2015. A l’Estadio Nacional de Santiago, les équipes ont chacune mené mais ont finalement partagé les points (3-3), et gardent de bons espoirs de qualification. 

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Les stars du Chili sont bien là. Côté mexicain c’est simple: aucun joueur titulaire au mondial brésilien n’est présent sur la pelouse. La partie commence dans une folle ambiance. Cependant, à chaque dégagement d’un joueur chilien, les « putos » se font entendre de la part de la colonie mexicaine présente à l’Estadio Nacional. Assez pour motiver  El Tri mené par Jesus « Tecatito » Corona, le virevoltant meneur du FC Twente.

Corona Extra, Vidal Loca

On sent le Chili peu inspiré au contraire de la sélection aztèque, et sur une récupération du latéral Gerardo Flores, « Tecatito » parvient à contrôler, fixer, centrer en direction de Medina qui remise sur Matias Vuoso. Claudio Bravo n’y peut rien et le Mexique ouvre le score à la stupeur générale (21ème).

Dans la foulée, le Chili pénètre dans la surface mexicaine et obtient un corner. Parti du second poteau, Arturo Vidal vient placer une tête salvatrice au point de pénalty (22ème). La Roja vient d’égaliser, la Roja est enfin lancée et peut dérouler. Mais c’est sans compter sur les coiffeurs mexicains et celui d’Arturo Vidal, fantasque, dont le client écope logiquement d’un jaune pour un méchant tacle par derrière.

De manière surprenante, les Mexicains exercent un pressing haut, parfois jusque dans la surface chilienne, et se retrouvent souvent en surnombre. Sur un nouveau centre de Corona, Claudio Bravo détourne superbement le coup de tête de Flores sur la barre. L’avertissement n’aura pas servi, puisque sur le corner qui suit, Raul Jimenez envoie une tête lobée en lucarne imparable pour redonner l’avantage aux guerriers aztèques (29ème).

Pour la seconde fois, les chiliens doutent et s’en remettent seulement à de longs ballons de leurs défenseurs. Mais peu à peu, la Roja prend le dessus et juste avant la pause, sur une belle combinaison côté droit avec Mauricio Isla, Arturo Vidal centre sur la tête d’Eduardo Vargas. Imparable, la frappe atterrit dans le petit filet du gardien mexicain (43ème). Cette première période haletante aura été sans aucun doute la plus folle de ce début de compétition.

Au retour, le Chili prend finalement le jeu à son compte et après deux belles combinaisons, Vidal se fait faucher dans la surface par Flores. Le Turinois transforme la sentence et permet à sa sélection d’être devant pour la première fois dans ce match (56ème). La Roja mène enfin, les Mexicains semblent abattus par le scénario et les efforts fournis lors du premier acte.

Du football en intraveineuse

Alors que l’intensité baisse, les Chiliens, bien en place, prennent peu de risques. Mais après l’heure de jeu, le latéral mexicain Adrian Aldrete envoie une passe lumineuse en direction de Matias Vuoso. L’alignement de Gary Medel est catastrophique, et celui qui n’avait pas marqué avec le Mexique depuis six ans égalise (66ème). Une belle revanche pour cet argentin de naissance, naturalisé en 2008 à l’époque où El Tri manquait cruellement d’attaquants.

A partir de ce moment, les schémas tactiques deviennent opaques, et on passe d’un bout à l’autre du terrain. Sur un nouveau centre venu de la droite, Alexis Sanchez redonne l’avantage à la Roja mais l’arbitre de touche juge sa position illicite. De son côté, Raul Jimenez tente tant bien que mal de générer du danger devant les cages chiliennes, mais ce sont bien les locaux qui obtiennent les meilleurs occasions via Valdivia et Alexis.

Ce match entre mexicains et chiliens sentait bon le football latin. Du talent et de la technique individuelle, des systèmes différents des nôtres (3-5-2 pour le Mexique) et du football en intraveineuse. Surtout, ce match aura montré que l’ont peut mettre de l’intensité et de l’engagement dans un match sans avoir recours à la violence.

Le Chili, leader du groupe reste maître de son destin et se coltinera la Bolivie, qui n’a besoin que d’un nul pour atteindre les quarts. Le Mexique quant à lui jouera l’Équateur quasiment éliminé, mais qui peut tout de même espérer terminer meilleur troisième.

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