mer. Oct 23rd, 2019

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Mais on le dit quand même

Copa America 2015 : L’année du Chili ?

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Cette fois, nous y sommes presque : demain, les joueurs de la Roja monteront sur le terrain de l’Estadio Nacional Julio Martínez Prádanos de Santiago pour affronter l’Equateur en guise de match d’ouverture de la 44ème Copa America. Petit tour d’horizon des forces en présence…

Douze équipes, vingt-six matches : on est loin des grands rassemblements que sont la Coupe du Monde ou encore le Championnat d’Europe. Pourtant, la Copa America n’en reste pas moins attractive. Et pour cause ! Ce tournoi sud-américain, qui en est à sa 44ème édition, mettra aux prises à partir du 11 juin prochain les dix nations sud-américaines dont les représentants ont particulièrement brillé durant le récent Mondial brésilien. Pour compléter le tableau, la COMMEBOL, confédération sud-américaine de football, a invité deux pays : le Mexique et la Jamaïque.

Si la Mannschaft a remporté le titre mondial l’année dernière, l’une des caractéristiques de cette dernière Coupe du Monde aura sans nul doute été le coup de fouet, autant revigorant que rafraîchissant, donné par les équipes latino-américaines durant ce tournoi. De la révélation James Rodriguez à l’impressionnant collectif offensif chilien en passant par une Tri équatorienne qui s’est trouvé à deux doigts de sortir les Bleus du tournoi, les nations du « sous-continent » américain ont enivré le Brésil et lui ont donné une pêche qui, à défaut d’être toujours efficace, aura plus qu’animé la compétition. Si le Brésil-Chili des huitièmes restera comme l’un des grands moments du Mondial, la morsure de Luis Suarez, les larmes de David Luiz ou la réaction de l’ex-star devenue consultant sportif, Ivan Zamorano, sur la barre touchée par Mauricio Pinilla face au Brésil sont autant de faits de match qui ont témoigné de toute l’intensité du football sud-américain : pasión, pasión et encore pasión !

Intensité et passion seront à nouveau au grand rendez-vous continental de cet été qu’accueille le Chili. L’occasion pour nous de vous présenter un peu plus en détail les forces en présence pour cette compétition !

Le tenant du titre : l’Uruguay

En 2011, quelques mois après avoir atteint les demi-finales du Mondial sud-africain, la Celeste avait remporté le tournoi, confirmant son retour au premier plan du football mondial en général et sud-américain en particulier. Mais les choses ont depuis quelque peu changé.

Interrogé sur les chances de victoire finale et donc de doublé, Simon Vanderhoeght, footballeur uruguayen d’origine belge évoluant en Primera Division au C.D. Atenas, estime les chances plutôt maigres : « La Celeste présente une petite révolution avec les absences de nombreuses de ses grandes figures des dernières années, comme Forlan, Lugano, Diego Perez (ndlr : qui ont pris leur retraite internationale). Il faut ajouter la suspension par la FIFA de Luis Suarez. Par conséquent, je ne pense pas qu’elle soit un candidat au titre mais je crois que ce sera un vrai test pour les nouveaux joueurs afin de voir s’ils seront capables d’affronter la nouvelle campagne de qualification pour la Coupe du Monde. » (lire la suite…).

Lugano, Forlan et Suarez : trois absents de marque pour la Celeste
Lugano, Forlan et Suarez : trois absents de marque pour la Celeste

Et de fait : le noyau sélectionné par le Maestro, Oscar Tabarez, propose un visage plutôt neuf où les nouvelles stars et patrons de l’équipes se nomment Diego Godin et Nicolas Lodeiro. Ce-dernier tarde à révéler tout le potentiel que les plus fins observateurs du football sud-américain voyaient en lui lors de son éclosion à l’Ajax il y a déjà cinq ans. Désormais à Boca, il joue, subit la pression constante et, loin des yeux européens, confirme enfin ce potentiel. En l’absence de Suarez et Forlan, mais pouvant toujours compter sur Cavani, voire Rolan ou Hernandez, Nicolas Lodeiro sera le dépositaire d’un nouveau style de jeu de la Celeste où on restera attentif aux prestations de gars comme Carlos Sanchez, auteur des deux buts qui ont offert la Recopa 2015 (supercoupe continentale) à River Plate récemment.

Du reste, l’Uruguay devrait pouvoir sans trop de difficulté terminer dans les deux premiers de son groupe, qui comprend certes l’Argentine, mais aussi et dans une moindre mesure le Paraguay et la Jamaïque. De quoi s’ouvrir les portes du tableau final où tout reste possible. Il n’empêche que si l’Uruguay ne sera pas favori, on peut toujours ranger la Celeste du Maestro dans la catégorie des outsiders de la compétition.

Mais alors : qui endosse le costume de favori ?

Argentine et Chili : deux indiscutables favoris ?

Comme lors de chaque compétition internationale à laquelle elle prend part, l’Albiceleste emmenée par l’inégalable Lionel Messi fait figure de grand favori. Récent finaliste malheureux du Mondial brésilien, l’Argentine présente évidemment le meilleur parcours international de ces dernières années.

Mais les résultats de ces dernières années montrent aussi l’évidence : toujours placée, jamais victorieuse, l’Argentine de Lionel Messi attend un premier grand titre depuis… 1993 et sa dernière victoire en Copa America ! 22 ans donc que l’Argentine attend !

Alors que Lionel Messi n’a jamais semblé aussi fort, il demeure cependant systématiquement un cran en-dessous dans les grands rendez-vous internationaux. Mais il reste une valeur sûre et son entourage au sein de la sélection a de quoi impressionner : Agüero, Tevez, Higuain, Di Maria, Pastore, Mascherano, Otamendi, Rojo, Garay… Le onze argentin a de la gueule ! Mais ce onze argentin, qui sort d’une finale de Coupe du Monde perdue et, pour la plupart de ses membres, d’une longue saison sur le sol européen, risque de manquer de fraîcheur physique et mentale. Suffisamment en tous les cas pour que l’on puisse garder la porte ouverte à un éventuel autre favori. Et celui-ci est tout trouvé…

Devant son public, le Chili aura à coeur de prouver qu’il est capable de gagner cette Copa America qui lui échappe depuis toujours ! Seule nation continentale à ne pas l’avoir gagné avec l’Equateur et le Venezuela, les chiliens d’Alexis Sanchez sont déterminés à lever le trophée au terme de la compétition. La Roja déborde d’ambitions. Et elle possède les atouts pour y arriver.

Si l’on ne présente plus Alexis Sanchez ou Arturo Vidal, le Chili possède en ses rangs quelques uns des plus beaux footballeurs sud-américains de leur génération : Jorge Valdivia et son coup de patte fantastique, Charles Aranguiz et sa science du jeu et Matias Fernandez et son apport offensif de la deuxième ligne ne présentent pas le même palmarès que leurs homologues argentins mais demeurent, en qualité pure, leurs égaux. Surtout : le Chili ne présente pas de point faible et sa meilleure cartouche sera peut-être… son coach !

Jorge Sampaoli est devenue une icône au Chili depuis qu’il a remporté la Copa Libertadores en 2011 avec la U. Grand admirateur de Marcelo Bielsa, El Hombrecito a révolutionné le football chilien en lui inculquant un pressing offensif permanent et un jeu tourné vers l’avant qui a rapidement conquis le coeur des aficionados (lire le portrait complet ici).

Jorge Sampaoli a redynamisé le jeu offensif de la Roja
Jorge Sampaoli a redynamisé le jeu offensif de la Roja

Il y a quelques jours, Jhendelyn Nuñez, celle qui fit le buzz lors du dernier Mondial en exhibant son soutien-gorge aux couleurs de la sélection lors de l’égalisation d’Alexis Sanchez face au Brésil, nous confiait ceci : « Les attentes du peuple chilien sont claires : être champion ! Nous sommes à la maison et tout le pays va nous supporter, cela sera très positif pour nous. Je parie que le Chili sera dans les quatre finalistes. A partir de là, tout peut arriver… » (lire la suite…).

Qu’attendre de la Colombie de James Rodriquez et du Brésil de Neymar ?

Deux autres nations sont à tenir à l’oeil durant la compétition. A commencer par la Colombie de James Rodriguez et du revenant Falcao.

Les Cafeteros sont passés proche de l’exploit au dernier Mondial en ne pliant face au Brésil que sur un coup franc hallucinant de David Luiz (et sur des décisions arbitrales continuellement défavorables estimait-on au pays !). Ils ont néanmoins obtenu au Brésil leur meilleur résultat de tous les temps en Coupe du Monde. Meilleur que ceux obtenus lors de la glorieuse époque d’El Pibe Carlos Valderrama et d’El Loco Rene Higuita. C’est dire si le peuple colombien attend désormais beaucoup de sa sélection.

D’autant que la Colombie ne se résume pas au seul James Rodriguez. Si Falcao sera cette fois de la partie mais apparaît bien loin de sa meilleure forme (il bénéficiera toutefois de plus de fraîcheur que la plupart des autres joueurs sortant d’une saison pleine), les Cafeteros pourront compter sur d’autres atouts offensifs de choix. Aux côtés de Carlos Bacca, révélé aux yeux du monde lors de la récente finale de l’Europa League gagnée avec Séville, on retrouve Téofilo Gutierrez, le buteur de River Plate, ainsi que Jackson Martinez, supersub de luxe en sélection et qui marche sur les traces d’El Tigre à Porto. La Colombie pourra aussi compter sur le remuant Juan Cuadrado pour dynamiter les flancs, tandis que Cristian Zapata sera un roc dans l’arrière-garde. Bref, la Colombie ne manque pas d’atouts pour titiller les tous meilleurs et pourrait se mêler à la lutte pour le titre si l’équipe tient défensivement.

Et la Colombie retrouvera en phase de poules le Brésil. Les Auriverde, pour la première fois depuis longtemps, ne font pas partie des grands favoris de la compétition. Et pour cause ! Le récent désastre du Mineiraço demeure encore aujourd’hui dans toutes les mémoires. La débâcle subie sur son propre sol, devant son propre public s’avère particulièrement difficile à avaler pour tout le « pays du football » qu’est le Brésil. Néanmoins, enterrer trop vite la Seleçao serait une grave erreur !

Si la pression sera moindre pour les Brésiliens, les qualités qu’on leur connaît, elles, sont toujours présentes. Offensivement, les Auriverde pourront bien sûr compter sur un Neymar qui sort d’une éblouissante saison au Barça. Et puis exit « le cône » Fred : Dunga, qui a repris une sélection en lambeaux, a rappelé le vieillissant Robinho et, surtout, Diego Tardelli, « l’homme aux dents de fer » (rien à voir avec Suarez !). Celui-ci pourrait être un appui offensif autrement plus mobile et plus efficace que ne l’était l’ancien lyonnais l’été dernier. Mais la véritable question sera de savoir comment le Brésil gèrera les coups de boutoir offensifs de ses adversaires.

Face à l’Allemagne, en l’absence de Thiago Silva, le navire de Scolari avait sombré aussi vite que David Luiz s’était érigé en patron de la Seleçao. N’est pas Neymar qui veut… Mourinho, qu’on l’aime ou on le déteste, avait vu juste en déclarant quelque chose du style : « Vous comprenez pourquoi j’ai souri en refilant le défenseur brésilien pour 50 millions au PSG ?« . Laurent Blanc n’avait pas souri. Mais tant que son garde-fou Thiago Silva, le « vrai » patron de la Seleçao, demeure à ses côtés et le tient en laisse, le chien-fou qu’est David Luiz s’emploie, comme il sait si bien le faire, à mettre sous l’éteignoir les plus grands avants adverses. Et puis cette fois, avec Dunga et loin du public brésilien, il ne sera plus question de jouer les héros de façon inconsidérée pour notre ami parisien d’adoption.

Le Brésil se relèvera-t-il après l'affront subi sur son sol l'été dernier ?
Le Brésil se relèvera-t-il après l’affront subi sur son sol l’été dernier ?

Bref, s’il est capable de surmonter la pression, qui sera moins forte que l’été dernier, et de digérer l’affront subi au Mineirao, le Brésil pourrait à nouveau être à la fête et se mêler à la lutte pour le titre.

Le Mexique en touriste, le Pérou en attente

Reste les autres. A commencer par le Mexique. Invité par la confédération à prendre part au tournoi comme de coutume, la sélection centre-américaine a dépêché son équipe B au Chili ! La raison ? Le Mexique vise le titre en Gold Cup, l’équivalent de la Copa America mais sur son propre continent. Or, cette Copa de Oro débute quatre jours après la finale de la Copa America… Au Chili, pas de Dos Santos, d’Ochoa, ou de Chicharito Hernandez. Pas non plus de Carlos Vela, de Guardado ou de Diego Reyes. Les adversaires de la Tri mexicaine se sucreront le revenant Rafael Marquez, lequel emmènera un noyau composé pour bon nombre de joueurs issus du championnat national. On ne peut s’empêcher de penser que, avec ses meilleures armes sur le côté, le Mexique ne devrait pas faire autre chose que de la résistance face au Chili dans le groupe A avant, éventuellement en cas de qualification, de subir la loi de l’une des autres grosses nations du football sud-américain. A moins que certains ne décident justement de prendre l’opportunité pour se révéler ? On attendra tout de même de voir.

Autre nation qui naviguera entre deux eaux durant la compétition, le Pérou ! Si celui-ci a été peu à la fête ces dernières années, voire ces dernières décennies, quelque chose se passe aux pays des Incas. Avec l’arrivée de Ricardo Gareca, coach à succès de Velez ces dernières années, à la tête de la sélection, c’est tout un pays qui se met à rêver à nouveau de Coupe du Monde, où le Pérou est absent depuis 1982. Gareca l’a bien compris et ne tient d’autre discours que celui de dire que « La Copa America sera un premier test de préparation en vue des qualifications pour le mondial 2018 en Russie, véritable objectif de la sélection péruvienne. » Par contre, et contrairement au Mexique, pas question de snober les meilleurs éléments disponibles. Ceux-ci, Jefferson Farfan et Juan Manuel Vargas en tête, auront sans doute à coeur de prouver que leur bon parcours lors des éliminatoires pour le Brésil (en lice pour une qualification jusqu’aux dernières journées) n’était pas le fruit du hasard mais le signe d’un renouveau qui s’opère autour des Incas. Néanmoins, dans un groupe où il a tiré le Brésil et la Colombie, on en voit pas trop comment le Pérou pourrait atteindre le second tour de la compétition.

Cela sera peut-être davantage le cas de l’Equateur. La Tri et sa révélation Ener Valencia avaient prouvé qu’ils avaient leur place parmi les 32 meilleures équipes mondiales au Brésil, ne devant leur élimination qu’à un but à la dernière seconde du Suisse Shaqiri. Mais la sélection a depuis connu quelques affres au niveau de ses dirigeants (corruption, lutte d’influence, changement…) et la mauvaise ambiance dans l’équipe avait quelque peu éclipsé le reste de leur parcours brésilien. Avec Quinteros à sa tête, la sélection possède ce qui se fait de mieux actuellement en matière de coach andien (il est bolivien). Mais sera-ce suffisant pour triompher d’un Mexique en dilettante ou d’une Bolivie avide d’exploits ? D’autant que Felipe Caicedo a déjà déclaré forfait et que le patron de l’équipe, Antonio Valencia, débutera le tournoi blessé. D’autres changements ont également été apportés par le sélectionneur qui a décidé de rajeunir considérablement les cadres.

Gustavo Quinteros : un coup de jeune sur la Tri
Gustavo Quinteros : un coup de jeune sur la Tri

Le groupe A, composé donc du Chili, du Mexique et de l’Equateur, est complété par la Bolivie. Petit Poucet du football continental, le tournoi sera dur mais pas impossible pour cette sélection qui partira sans pression. Comme le Pérou, le Venezuela et l’Equateur, la sélection est en train d’évoluer depuis plusieurs années et le niveau de grimper. Aux côté du vieux capitaine Ronald Raldès, on retrouvera quelques joueurs intéressants comme Alejandro Chumacero, Sebastian Gamarra et Alcides Pena. Le vieux briscard Pablo Escobar apportera toute son expérience à une ligne offensive qui peut toujours compter sur Marcelo Moreno pour trouver la faille. Et si défensivement l’équipe ne comporte pas de nom ronflant, la sélection comptera sur les automatismes des joueurs du Club Blooming, académie la plus prestigieuse du pays d’où sortent nombreux des meilleurs boliviens depuis plusieurs années.

Dans le groupe B, aux côtés de l’Uruguay et de l’Argentine, le Paraguay et la Jamaïque devraient jouer les utilitaires. Si la Jamaïque, invitée cette année et seul pays anglo-saxon représenté, risque d’être rapidement dépassé par la vitesse d’exécution et la technique auxquelles elle n’aura que le combat physique à opposer, le Paraguay tentera d’embêter les deux ogres du groupe afin de glaner l’une des deux « troisième meilleur » places qualificatives pour le tour suivant. Ce sera surtout l’occasion de retrouver Lucas Barrios sur la scène internationale, lequel s’est quelque peu égaré depuis sa période faste à Dortmund et lors du Mondial sud-africain. On restera également attentif à des garçons comme Derlis Gonzalez et Nestor Ortigoza, nouvelles vedettes de la sélection qui pourra toujours compter sur les vieillissants Roque Santa Cruz, Paulo da Silva et Justo Vilar, le plus vieux joueur sélectionné pour le tournoi.

Nestor Ortigoza s'est fait un nom grâce au succès de San Lorenzo sur la scène continentale. Le nouveau maître à jouer de la sélection paraguayenne ?
Nestor Ortigoza s’est fait un nom grâce au succès de San Lorenzo sur la scène continentale. Le nouveau maître à jouer de la sélection paraguayenne ?

Enfin, dans le groupe C où Brésil et Colombie seront arbitrés par le Pérou, la Vinotinto pourrait jouer sur l’effet de surprise. Tout comme d’autres déjà cités, le Venezuela est en pleine évolution au niveau de son football et, surtout, de sa sélection nationale. Pouvant bénéficier de l’expérience de cadres comme Juan Arango ou Miku, la sélection recèle de bons éléments, à commencer par Tomas Rincon, Roberto Rosales, Fernando Amorrebieta ou Gelson Rivas. On sera aussi attentif à Ronald Vargas qui, quand il est en forme, est capable du meilleur dans le jeu créatif. Et puis surtout, la Vinotinto possède en Salomon Rondon le buteur capable d’inscrire son petit but à chaque sortie, peu importe l’équipe adverse.

Deux favoris, deux outsiders, un tenant du titre en pleine mutation et une flopée de nations en plein essor, la Copa America ne devrait pas accoucher d’une réelle surprise mais devrait proposer son meilleur niveau de football depuis des années !

Et pour suivre l’évolution du tournoi, nous vous fixons rendez-vous ici-même d’ici quelques jours pour le baptême de la compétition entre le Chili et l’Equateur. En attendant, faites vos pronostics ! Nous, on a coché la case « Chili » …

4 thoughts on “Copa America 2015 : L’année du Chili ?

  1. Sympa l »article, si je peux me permettre, la Tri n’était aucunement en mesure de sortir les bleus dans cette Coupe du Monde 2014.

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