mer. Nov 20th, 2019

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Mais on le dit quand même

Liga MX : une finale dingue, un beau champion et un finaliste au grand coeur

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On pensait ce match retour inutile. Avec une défaite 3-0 dans la valise, il fallait un miracle pour que les Pumas relèvent la tête et griffent une solide équipe des Tigres. L’Estadio Universitario de Monterrey avait donné le ton, jeudi. Ce dimanche, l’Estadio Universitario de Mexico a répondu avec autant de décibels, peut-être plus. Il aura permis à une équipe des Pumas complètement survoltée d’arracher les prolongations, puis les tirs aux buts, que les Tigres auront finalement remporté, et avec, le titre de champion en Liga MX. Récit de deux soirées magiques. 

tigrescampeones

Tout était joué pour cette Liga MX. Lors de la finale aller, les Tigres avaient fait entrer le Volcan en éruption en écrasant une équipe des Pumas qui ressemblait davantage a des lol-cats. Un pénalty généreux transformé par André-Pierre Gignac, une merveille de frappe enroulée de l’international Javier Aquino et un troisième de Rafael Sobis ont mis les auriazules dans une position très favorable. Une victoire nette, 3-0, qui faisaient déjà croire à un quatrième titre de champion pour les Tigres. Le quotidien Récord se moquant même, en affichant un dessin d’un joueur des Pumas en Une, vendredi matin: « nous n’avons pas de photo de l’attaque des Pumas hier soir. Alors on te laisse un dessin. Nous espérons le voir à la Cité U ». Dur.

 

Une de Récord du 11.12.15
Une de Récord du 11.12.15

 

Mais cette défaite et cette Une n’a jamais entaché la confiance des supporter des Pumas de  l’Universidad Nacional Autonoma de Mexico. Jeudi déjà, la direction du club avait annoncé que tous les billets pour le match retour avaient été vendus. L’Estadio Universitario Olimpico, allait être plein. Quel meilleur endroit que cette enceinte construite à base de pierres volcaniques pour conclure ce duel initié au Volcan de Monterrey ? La fresque « L’Université, la Famille Mexicaine, la Paix et la Jeunesse Sportive » du grand muraliste mexicain Diego Rivera qui orne la façade du stade de 70 000 places, au centre de la Cité Universitaire classée au Patrimoine Mondial de l’Humanité est là pour rappeler les valeurs des Universitarios.

Le match retour a commencé comme on pouvait le prévoir. Des Tigres regroupés et des Pumas entreprenants qui jouaient davantage contre la montre que face à leur adversaire. C’est Matias Britos, l’attaquant uruguayen qui s’est montré le plus. Les Tigres géraient leur avance du match aller et se voyaient déjà champions. Mais juste avant la pause, sur un centre lointain repoussé par le portier international argentin Nahuel Guzman, Lalo Herrera a poussé le ballon pour donner de l’espoir aux chilangos (1-0, 45ème).

Galvanisé, le public de l’Olimpico Universitario a poussé les siens à croire en un miracle. L’ailier équatorien Fidel Martinez a remplacé Alejandro Castro, un milieu. Deux minutes plus tard, le centre du « Neymar équatorien » a trouvé la tête de Matias Britos. L’Uruguayen s’est élevé plus haut que tout le monde et a battu Guzman (2-0, 55ème). Avec ce score, la confiance engrangée et la défense aux abois des Tigres, tout était possible. Sur l’un des derniers corners, Torales entré en jeu a inscrit le troisième but, synonyme d’égalisation pour l’UNAM (3-0, 87ème ; 3-3 add). Toute la Cité U a alors explosé, et les félins allaient devoir disputer une séance de prolongation. Seule ombre au tableau pour les Pumas, l’expulsion pour un second jaune de Lalo Herrera, le meilleur buteur, mais surtout réalisateur de tir au but attitré.

Et dans la prolongation, l’infériorité numérique mais surtout la fatigue s’est faite sentir chez les locaux. Après avoir remonté le score et puisé jusqu’au fond de leur âme, les Pumas ont fini par subir et très vite, la puissance auriazul a fait son oeuvre. Sur une louche d’Israël Jiménez monté aux avant-postes, Dédé Gignac a contrôlé, s’est défait du marquage d’Alatorre et a fusillé Pikolin. Les Tigres reprenaient l’avantage et semblaient ne plus le lâcher (3-1, 102ème ; 4-3 add). Épuisés, les Pumas ont de nouveau subi. Jusqu’à l’expulsion de l’international Hugo Ayala, à quatre minutes du terme de la prolongation.

A dix contre dix, les Pumas y ont cru de nouveau, et c’est sur un long ballon, comme à la fin du temps réglementaire, qu’Alcoba a hérité miraculeusement du ballon dans ses gambettes. Sans se posé de question, le défenseur chilango a fusillé Nahuel Guzman pour propulser les Pumas aux tirs aux buts (4-1, 119ème, 4-4 add). Explosion de l’Olimpico Universitario, scène de liesse, et maillots retirés. On aurait cru que le titre était gagné. Mais seul l’honneur avait été sauvé.

Mentalement, les Pumas étaient au-dessus. A domicile, et avec l’avantage d’avoir réalisé un match héroïque, on voyait les joueurs de l’UNAM remporter le titre d’Apertura 2015. Mais Nahuel Guzman a réalisé une belle parade sur le penalty de Javier Cortes, et les tireurs des Tigres Gignac, Juninho, Rivas et Jimenez n’ont pas tremblé. Favoris depuis le début du tournoi, les regiomontanos ont logiquement remporté ce tournoi. Avec une ossature faite de Nahuel Guzman, gardien international argentin, Egidio Arevalo sélectionné plus de 70 fois avec la Celeste, Guido Pizarro et Dédé Gignac, les joueurs de Monterrey étaient faits pour remporter ce tournoi.

Leader surprise, les Pumas ont surpris leur public . Des joueurs ont explosé comme Lalo Herrera, devenu néo-international. Gerardo Alcoba et Dario Veron ont probablement formé la meilleur paire de centraux. Surtout, ils ont gagné leur match retour après avoir subi une lourde défait à l’aller, et c’est un exploit d’avoir poussé des Tigres multimillionaires jusqu’aux tirs aux buts. Ce matin, à Monterrey, le quotidien Récord titrait « Campeones ». Logique, la meilleure équipe l’a emporté.

A Mexico, le même journal avait plutôt choisi une photographie d’un stade en pierre volcanique en titrant « Como no te voy a querer ?». « Comment ne vais-je pas t’aimer ? », une véritable ode au don de soi. Hier soir, les supporters des deux équipes pouvaient être fiers de leurs soldats. mais pour des raisons diverses.

 

Une de Récord 14.12.15
Une de Récord 14.12.15

 


 

Crédits photo : notimerica.com

1 thought on “Liga MX : une finale dingue, un beau champion et un finaliste au grand coeur

  1. L’arrivée de Gignac dans ce pays leur a donné un sacré zoom coté français. Ils ont les moyens financiers, le public est latin donc très chaud, si Gignac va à l’Euro (cela montrera qu’on peut y aller sans tout perdre), je fais le paris qu’il y aura quelques joueurs qui iront tenter l’aventure.

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