lun. Août 19th, 2019

TLM Sen Foot

Mais on le dit quand même

Coupe d’Asie 2015 : Présentation !

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        Vous pouvez ressortir vos disques d’Andy Williams parce que it’s the most wonderful tiiiiime of the yeeeeear que vous aviez rangé le 26 décembre dernier. En effet, vendredi commence la seizième édition de la plus belle compétition de football du monde : la Coupe d’Asie.

Gare à Koo Ja-Cheol, ici numéro 13.

       Eh oui, tous les continents ont leur coupe respective et l’Asie n’est pas exception. Cette année, c’est l’Australie, passée en Asie en 2006, qui organise ce magnifique tournoi, succédant au Qatar en 2011, qui avait vu le Japon s’imposer, face à l’Australie justement, 1-0 après prolongations sur un but de Tadanari Lee. Que le temps passe vite. Tadanari Lee, quoi. La Corée du Sud avait fini 3e, en battant l’Ouzbékistan dans la petite finale et avait le meilleur buteur de la compétition, Koo Ja-Cheol, aujourd’hui à Mayence.

        Comme on ne parle absolument pas de la Coupe d’Asie en France, hormis chez Outsider et chez nous, on a décidé de vous décrire un peu les forces en présence et de vous expliquer pourquoi le Japon peut évidemment faire le doublé mais que la compétition est plutôt rude. Et on va le faire groupe par groupe. Parce qu’on est sympathique.

Groupe A

Gare à Koo Ja-Cheol, ici numéro 13.
Gare à Koo Ja-Cheol, ici numéro 13.

 

       Le groupe A est composé de l’Australie, de la Corée du Sud, d’Oman et du Koweit. On démarrera d’ailleurs la compétition avec un Australie – Koweit qui permettra de voir où en est le pays organisateur, un peu en délicatesse avec son football en ce moment.

En effet, après une Coupe du Monde à 0 points mais de bonnes performances, l’Australie n’a gagné qu’un match, 3-2 face à l’Arabie Saoudite en septembre dernier. Depuis, un nul (Emirats Arabes Unis) et deux défaites (Qatar et Japon). Les finalistes en titre ne sont pas en forme mais restent une nation qui fait peur et qui peut se sublimer chez elle. Et puis, Tim Cahill, Tommy Oar, Mark Bresciano ou Robbie Kruse restent des joueurs franchement sympathiques à voir jouer.

Ils joueront sans doute la deuxième place du groupe à Oman, absent lors de la dernière compétition, qui s’est qualifié en finissant premier de leur groupe de qualification. On ne va pas se mentir, à part Ali Al-Habsi en gardien et Paul Le Guen en entraîneur, on connait très peu cette équipe. Ils ont fini 4e de la Coupe du Golfe en 2014, en étant sorti en demi-finale par le Qatar. Ils ont fait match nul face à ce même Qatar le 31 décembre 2014, 2-2. Leur dernier match en date est une fessée 4-1 face à la Chine le 3 janvier. Pas en forme, certes, mais pourquoi pas le Sleeper Hit de ce groupe.

La Corée du Sud semble bien partie pour remporter ce groupe, mais elle ne va pas forcément très bien non plus. Après avoir fait signer Uli Stielike comme nouveau sélectionneur à la suite de la Coupe du Monde, la Corée enchaîne victoires (Venezuela, Paraguay, Jordanie et Arabie Saoudite) et défaites (Uruguay, Costa Rica, Iran). 3e de la dernière Coupe d’Asie, ils auront envie de retrouver les sommets et ils en sont tout à fait capables. Si Park Chu-Young n’est ENFIN plus là, on retrouve tout de même Koo Ja-Cheol, Nam Ta-Hee (ex-VAFC) ou encore Lee Keun-Ho.

Dernière équipe du groupe, le Koweit a participé à la dernière Coupe d’Asie, où ils ont fait le même résultat qu’à la dernière Coupe du Golfe : une phase de groupe et puis s’en va. Il n’y a aucune raison pour qu’ils aillent plus loin cette année, surtout dans un groupe aussi relevé. Leur dernier match amical est un match nul en Irak, ce qui est plutôt probant, mais ce serait oublier ce cinglant 0-5 face à Oman pendant la Coupe du Golfe. Attention à Yousef Naseer, pensionnaire de Kazma, 32 buts en 55 sélections.

Groupe B

Depuis qu’il est là, Alain Perrin est on fire. Jusqu’où peut-il aller ?
Depuis qu’il est là, Alain Perrin est on fire. Jusqu’où peut-il aller ?

        Le groupe B est composé de l’Ouzbékistan, de l’Arabie Saoudite, de la Chine et de la Corée du Nord. C’est sans doute le groupe le plus ouvert.

        L’Ouzbékistan est en train de devenir une belle hype en Asie, après des résultats plutôt encourageants ces dernières années. 4e en 2011, 2e de leur groupe de qualifs derrière les E.A.U, pas une déffaite depuis le 6 octobre et un 0-3 face au Qatar, le pays entraîné par Mirjalol Qosimov fait figure d’épouvantail, surtout avec des types comme Odil Ahmedov, Server Djeparov ou Vitaliy Denisov dans leurs rangs. La légende Timur Kapadze sera d’ailleurs bien évidemment là. Une des grosses côtes.

        L’Arabie Saoudite, souffre-douleur mondial il y a une dizaine d’années, sera aussi présente, après avoir disparu en poules il y a 4 ans. Finaliste de la Coupe du Golfe, ils sont sur deux défaites face au Bahrein et à la Corée du Sud. Ils semblent vraiment plus faibles qu’à l’accoutumée avec leur sélection qui semblent être un mix entre les effectifs d’Al-Ahli et Al-Hillal. Normal, c’est l’ancien coach d’Al-Ahli, le Roumain Cosmin Olaroiu, qui vient d’arriver pour la Coupe d’Asie. Pourtant, ils avaient survolé leur groupe de qualifications, où figuraient l’Irak et la Chine.

        La Chine, justement, n’aurait dû être là que pour un tour, comme en 2011, après s’être qualifiée en tant que meilleur troisième des groupes des éliminatoires dans les dernières secondes. Cependant, l’espoir est de mise pour les supporters chinois, qui peuvent observer un regain de forme avec l’arrivée d’Alain Perrin. En effet, la dernière défaite chinoise date de juin 2014, face au Mali (1-3). Depuis ce sont 8 matches sans défaite (victoires face au Koweit, Thaïlande, Paraguay et Oman, nuls face à la Jordanie, Nouvelle-Zélande, Honduras et Palestine). C’est LA grosse côte de cette Coupe d’Asie. Zheng Zhi, Yang Xu, Zhang Linpeng, Yu Hanchao et compagnie auront fort à faire pour contenter un pays qui commence à se tourner réellement vers le football.

        La Corée du Nord est qualifiée grâce à leur victoire en Challenge Cup (les éliminatoires asiatiques pour les pays plus faibles sous forme de tournoi) face au Turkmenistan en 2012. De l’équipe qui s’était qualifiée pour la CdM 2010, il ne reste plus grand-chose. Le football nord-coréen est devenu celui d’un tout petit pays, qui bat difficilement Hong Kong et qui fait nul face à Taïwan. Faire aussi bien qu’en 2011 (1 point en phase de poule) est un objectif envisageable. Plus, ce serait une Coupe d’Asie réussie. A noter la présence de Pak Kwang-Ryong dans le groupe, joueur souvent utilisé au FC Vaduz, en D1 Suisse et Cha Jong-Hyok, joueur du FC Wil depuis 2010, utilisé régulièrement.

Groupe C

They’re legit. Deal with it.
They’re legit. Deal with it.

 

        Le Groupe C est un groupe d’habitués de la Coupe d’Asie : Iran, Emirats Arabes Unis, Qatar et Bahreïn.

        L’Iran, probablement la meilleure équipe asiatique de la CdM 2014, est bien évidemment un favori pour le titre final. Triple gagnants de la Coupe d’Asie mais pas depuis 1974, ils restent une équipe chiante à jouer (l’Argentine peut en témoigner) et s’étaient fait sortir en quarts il y a 4 ans. Depuis la Coupe du Monde, ils ont battu la Corée du Sud et l’Irak, sur le même score, 1-0. Carlos Queiroz a repris sensiblement le même groupe qu’au Brésil et on retrouve donc Ashkan Dejagah, Karim Ansarifard, Reza Ghoochannejhad ou encore Alireza Jahankhbash dans l’équipe.

        Les Emirats Arabes Unis, autrefois lieu de villégiature de footballeurs en quête de thune facile, se sont qualifiés en survolant leur groupe d’éliminatoires, pourtant avec l’Ouzbékistan. N’ayant pas passé les poules depuis leur Coupe d’Asie en 1996, ils ont fini 3e de la Coupe du Golfe. Ils compteront sur leur buteur Ahmed Khalil, 24 buts en 57 sélections pour aller accrocher la qualification. Leurs victoires récentes face à l’Irak, Oman et la Jordanie sont en tout cas encourageantes.

        Le Qatar en sera leur principal adversaire. Quart-de-finaliste il y a 4 ans, le Qatar peine à confirmer au niveau mondial, mais reste un bel épouvantail au niveau continental. Organisateur de la CdM 2022, on sent que le pays fait un effort pour avoir une équipe au niveau mondial d’ici-là. Les Qatari ont gagné la dernière Coupe du Golfe et n’ont pas perdu depuis 11 matches (la compétition sus-citée incluse), avec quelques victoires face à des pays qualifiés, comme l’Australie, Oman, l’Ouzbékistan, l’Arabie Saoudite et la Corée du Nord. A suivre avec intérêt surtout Karim Boudiaf, formé en France et Boualem Khoukhi, au gros potentiel.

        Bahreïn est le pays le plus faible du groupe, disparaissant en phase de poule en 2007 et 2011 après une quatrième place en 2003. Pourtant gagnants du groupe D des éliminatoires devant le Qatar, Bahreïn n’a pas passé la phase de poule en Coupe du Golfe et semble parti pour accrocher un ou deux points et rentrer à la maison sans honte. Le capitaine Mohamed Husain et ses 71 sélections tenteront de guider leur équipe pour un résultat inattendu comme en 2003, mais la fenêtre de tir est petite.

Groupe D

Bonjour, c’est le meilleur du monde, c’est moi, Endo Yasuhito.
Bonjour, c’est le meilleur du monde, c’est moi, Endo Yasuhito.

 

        Le groupe D est le moins disputé : Japon, Jordanie, Irak, Palestine, mais il y a moyen d’y voir une ou deux surprises.

        Le Japon est bien évidemment candidat n°1 à sa succession. Cependant, entre une Coupe du Monde complètement loupée, un changement d’entraîneur (Javier Aguirre) qui a du mal à se mettre en place et des choix étonnants comme laisser Kakitani Yoichiro, Osako Yuya ou Yamaguchi Hotaru à la maison, ils semblent moins forts qu’à l’accoutumée. Il n’empêche qu’ils restent l’effectif le plus fort et qu’on attend de voir certains jeunes comme le très talentueux Muto Yoshinori, si Toyoda Yohei peut être le n°9 que le Japon cherche depuis longtemps et surtotu Honda Keisuke et Endo Yasuhito, le Pirlo de l’Asie.

        L’Irak est bien évidemment craint, depuis cette victoire finale en 2007, mais n’a jamais vraiment concrétisé ces attentes. En effet, entre des quarts de finale en 2011, une élimination au premier tour de la Coupe du Golfe 2014 et jamais une position favorable pour une éventuelle qualification en CdM, l’équipe entraînée par Radhi Shenaishel n’a plus l’air très dangereuse. Et pourtant, Younis Mahmoud est toujours là. Justin Meram du Columbus Crew sera aussi présent, tout comme Osama Rashid (ex-Feyenoord, donc forcément mon petit favori). A suivre de loin.

        La Jordanie est tout aussi intrigante, pays capable de tenir en échec n’importe quelle grosse nation du continent sur un match et de prendre une branlée face au même pays quelques semaines plus tard. Après leurs quarts de finale en 2003 et 2011, on attend leur défense de fer sur cette compétition pour espérer passer ces poules. Cependant, ils n’ont pas gagné depuis le 5 mars (2-1 face à la Syrie) et restent sur 5 défaites d’affilée face à 4 pays qualifiés et l’Estonie. Pas bon tout ça…

        La Palestine est l’invitée de dernière minute, avec son coach intérimaire et sa qualification en Challenge Cup l’année dernière face aux Philippines. Il y a un coup à jouer avec ces trois pays en méforme, mais ils feraient mieux d’éviter les branlées avant de rêver à une éventuelle qualification. Il n’empêche qu’ils font partie des équipes qui ont tenu la Chine d’Alain Perrin en échec et ils ont battu le Vietnam 3-1 là-bas. Not bad. L’Ouzbékistan et l’Arabie Saoudite les ont battu il y a peu aussi. Not good. Wait and see.

Nutmeg the Wombat. Fuck that SuperVictor shit.
Nutmeg the Wombat. Fuck that SuperVictor shit.

        La Coupe d’Asie, ça va être fun, va y avoir des buts, du spectacle, des équipes improbables et on va bien se marrer à regarder. Ça commence vendredi et les matches seront très tôt le matin. Evitez la CAN, regardez-nous, on est bien plus drôles et disciplinés. On se retrouve à la fin de la phase de poule et on verra si j’ai dit beaucoup de conneries ou pas. So long, young lads.

3 thoughts on “Coupe d’Asie 2015 : Présentation !

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