lun. Oct 14th, 2019

TLM Sen Foot

Mais on le dit quand même

L’année 2016 de J League, en un mot : Antlers !

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Comme d’habitude le 3 Janvier nous voici à l’heure des bilans alors que la saison de football japonais s’est achevée ce dimanche avec la finale de la Coupe de l’Empereur. Ce fut l’occasion pour les Antlers de Kashima de réaliser un superbe doublé et de marquer définitivement cette année 2016 de son sceau !

Antlers
Kashima qui gagne : une image qui n’est pas inhabituelle !

J’avais classé le Kashima 2016 dans la catégorie des outsiders en Février dernier, et c’est pied au plancher que les Antlers ont démarré leur saison. Kashima remporta le 1st stage avec un petit point d’avance sur Kawasaki Frontale grâce notamment à une série de six victoires de rang pour finir la première partie de la saison. Les Antlers sont donc qualifiés pour le Championship (c’est à dire les Play-offs), ce qui va leur jouer des tours ! La décompression liée à cet objectif atteint dès Juin et le départ de l’explosif ailier brésilien Caio pour les Emirats vont complètement casser la dynamique du 1st stage.

En effet on ne reconnait absolument plus les Antlers lors de la seconde moitié de saison. L’attaque est aphone tandis que l’arrière garde est parfois proche du ridicule. Kashima ne terminera que 11ème du 2nd stage, à égalité de points avec Sendai par exemple… A l’issue des 34 journées, les Antlers finissent à 15 points d’Urawa, 13 de Kawasaki et sur quatre défaites de suite. Mais le Championship va sonner le grand réveil de Kashima, c’est dans les grands matchs que l’on reconnait les grandes équipes et les Antlers sont historiquement habitués à gagner.

C’est tout d’abord Kawasaki qui en fait les frais, battus 0-1 sur leur pelouse. La grande finale face à Urawa démarre très mal avec une défaite 0-1 à domicile lors du match aller et un retard d’un but dès l’entame du match retour. C’est dos au mur que les Antlers sont les meilleurs et les deux buts de Mu Kanazaki font office de climatisation géante au Saitama Stadium. Les Antlers remportent le match retour et s’adjugent le titre de champion.

Le huitième de leur histoire, le premier depuis 2009. Ce Kashima n’a pas été flamboyant comme ont pu l’être Urawa et Kawasaki, mais le bon vieil adage disant que la défense fait gagner des titres a visiblement aussi cours en J League ! Ça fait pas très « Spirit of Zico » dit comme ça mais on fait avec ce qu’on a.

Gaku Shibasaki après avoir trompé Kaylor Navas pour la seconde fois de la soirée.

Qualifié donc pour la Coupe du Monde des Clubs, c’est sur la scène mondiale que les Antlers vont montrer leur état de forme incroyable. Après avoir disposé sans trop trembler d’Auckland City et de Mamelodi Sundowns, Kashima va écrire l’histoire du football asiatique lors de la demi-finale face aux colombiens de l’Atletico Nacional. En battant 3-0 le vainqueur de la dernière Copa Libertadores, les Antlers deviennent la première équipe du continent à atteindre la finale de la compétition.

La dernière marche face au Real Madrid de Cristiano Ronaldo sera finalement trop haute, mais seulement d’un rien ! C’est après avoir mené au score et à l’issue des prolongations que Kashima tombera sur le score de 4-2. Une défaite avec tous les honneurs possibles et qui a fait une publicité inimaginée au football asiatique en général et japonais en particulier. Gaku Shibasaki s’est attiré tous les projecteurs de la planète foot à l’occasion de son doublé face au champion d’Europe. Son repositionnement comme milieu gauche a d’ailleurs une des clés du sursaut des Antlers.

Enfin Kashima avait une occasion de récupérer un trophée de plus lors la dernière semaine de l’année civile en disputant les derniers tours de la Coupe de l’Empereur. Une occasion concrétisée à la faveur d’une victoire 2-1 face à Kawasaki Frontale, une fois de plus… Après avoir gagné la Nabisco Cup l’an passé, les Antlers ont donc ramassé ce qui leur manquait !

Beaux joueurs ils ont tout de même laissé la coupe en question aux Reds d’Urawa cette fois, vainqueurs du Gamba aux tirs au but. Urawa récupère avec ça son premier titre depuis 2007. Mais certainement pas celui qu’ils désiraient.


Les (autres) plus

Kawasaki Frontale

Ils nous ont régalés pendant tout 2016, ils auraient bien mérité de gagner un titre ou même deux mais ils finissent donc les mains vides. C’est cruel mais c’est ainsi pour les coéquipiers de Kengo Nakamura.

Quoi qu’il en soit Kawasaki aura beaucoup progressé lors de l’exercice 2016. Frontale n’a jamais eu de problèmes pour marquer des buts depuis plusieurs années, mais également pour en encaisser. Ça a changé grâce notamment aux arrivées du défenseur central Eduardo et du milieu défensif Eduardo Neto qui ont apporté, enfin, un peu de sérénité et qui ont permis à leur capitaine de s’exprimer pleinement. A défaut de titres collectifs Kengo Nakamura se console donc avec le titre de meilleur joueur de la saison et un retour en Champion’s League pour 2017.

Omiya Ardija

Décidément les champions de J League 2 réussissent des retours fracassants ces temps-ci ! Après Shonan en 2015, Omiya Ardija a réalisé une saison exceptionnelle de régularité pour un promu. C’est finalement à la cinquième place que terminent les Écureuils menés par Hiroki Shibuya. Armés d’une défense de fer (la troisième de la ligue), disposant d’armes offensives de classe chapeautées par un Akihiro Ienaga au sommet de son art, Omiya a surpris tout son monde cette saison !

Ils maudiront néanmoins cette défaite à la dernière journée qui leur a coûté la 4ème place, qui a finalement été synonyme de place pour le tour préliminaire d’AFC Champion’s League. C’est toutefois la meilleure saison de l’Histoire du club qui a été réalisée. Il faudra confirmer en 2017.

le jeune Kashiwa de Shimotaira

Ça devait être une saison de transition pour Kashiwa Reysol qui avait accueilli le coach brésilien Milton Mendes, ça l’a été mais pas de la façon attendue. Ce dernier est parti précipitamment et a laissé la place encore chaude à Takahiro Shimotaira, en charge jusque là de l’équipe de jeunes. Grand bien leur en a pris. Shimotaira connait mieux que personne ses brillantes jeunes pousses et n’hésite pas à leur accorder toute sa confiance en équipe première.

On retiendra notamment la saison du « trio des Nakas », le gardien Kosuke Nakamura et sa charnière centrale Nakatani – Nakayama qui sont parmi les plus brillants de la ligue à leurs postes. Les Yusuke Kobayashi, Hiroki Akino ou Hiroto Nakagawa ont aussi eu du temps de jeu de façon régulière. Ce Kashiwa Reysol là dispose d’une marge de progression assez énorme, et on a déjà hâte de voir ce que tout ce petit monde nous proposera pour la saison 2017 !

Les moins

Urawa Red Diamonds

Les années se suivent et se ressemblent beaucoup pour les Reds… Magnifiques durant toute la saison avant de s’écrouler au pire des moments lorsqu’il s’agit de conclure, Urawa a fait du Urawa. Le groupe n’a pourtant pas beaucoup évolué depuis deux ans et l’arrivée de Wataru Endo l’hiver dernier a fait beaucoup de bien à la défense des Reds. Mais il ne peut pas tout faire et celle-ci a encore failli au final, symbolisé par Tomoaki Makino qui a laissé filer dans son dos Yuma Suzuki avant de lui offrir le penalty du titre pour Kashima à la 80eme minute de la finale retour.

Les erreurs ne sont pas corrigées et l’issue reste donc la même. Le titre de 2006 parait toujours plus lointain année après année pour les fans d’Urawa.

Nagoya Grampus

Nagoya Grampus est un habitué de la J League 1, l’ancien club d’Arsène Wenger et de Franck Durix n’avait en effet jamais connu autre chose que l’élite. Mais ça c’était avant donc. Auteurs d’une saison catastrophique, Nagoya Grampus va découvrir ce qu’est la J League 2 en 2017. La faute surtout à des choix managériaux totalement loupés avec en premier lieu le choix de propulser Takafumi Ogura en tant que coach de l’équipe.

Ancien general manager de Grampus sans aucune expérience en tant qu’entraîneur, Ogura n’a jamais réussi à se mettre dans le rôle. Les dirigeants se sont entêtés, attendant fin Août pour s’en séparer. L’équipe va ensuite mieux et a son destin en main pour le dernier match de la saison à domicile face à Shonan, déjà relégué. Et puis patatras. Nagoya s’écroule totalement sous la pression, s‘incline 1-3 et descends finalement en J2 malgré une remontée fantastique mais inachevée…


Le classement final

En plus des trois du podium, c’est donc le Gamba Osaka qui disputera l’AFC Champion’s League 2017 à la faveur de la victoire de Kashima en coupe. Il faudra toutefois remporter le barrage à disputer face à Bangkok United ou Johor.

En bas de classement c’est le Shonan Bellmare et l’Avispa Fukuoka qui accompagnent Nagoya Grampus en J League 2. Ces trois clubs sont remplacés en 2017 par le Consadole Sapporo, Shimizu S-Pulse et le Cerezo Osaka !


Le tableau d’honneur de la J League 2016

Meilleur joueur : Kengo Nakamura (Kawasaki Frontale)

Meilleur coach : Masatada Ishii (Kashima Antlers)

Meilleur jeune : Yosuke Ideguchi (Gamba Osaka)

Plus beau but de la saison : Taishi Taguchi (Nagoya Grampus)

Meilleurs buteurs : Leandro (Vissel Kobe) et Peter Utaka (Sanfrecce Hiroshima), 19 buts

Affluence moyenne : 17 968 (+1.0% par rapport à 2015)

Le XI de la saison 2016

 Gardien : Shusaku Nishikawa (Urawa Reds)

Défenseurs : Masato Morishige (FC Tokyo)

Gen Shoji (Kashima Antlers)

Tsukasa Shiotani (Sanfrecce Hiroshima)

Tomoaki Makino (Urawa Reds)

Milieux : Yuki Abe (Urawa Reds)

Yosuke Kashiwagi (Urawa Reds)

Kengo Nakamura (Kawasaki Frontale)

Attaquants : Manabu Saito (Yokohama F.Marinos)

Yu Kobayashi (Kawasaki Frontale)

Leandro (Vissel Kobe)

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