mar. Oct 15th, 2019

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Mais on le dit quand même

Le Guide Ultime de la MLS 2016 – Conférence Ouest

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Après le guide de la conférence Est, TLMSF vous propose celui de l’Ouest. Deux équipes risquent de se détacher en tête devant d’autres qui ne sont plus que l’ombre de ce qu’elles ont été. Mais s’il existe une ligue où les pronostics ne veulent rien dire, c’est bien la MLS.

L’année dernière, la Conférence Ouest avait été bien plus serrée et plus performante que son homologue de l’Est. Et comme à chaque début de saison, les cartes semblent avoir été redistribuées. Si deux jeunes équipes ont joué la carte de la continuité, les anciens gros poissons s’avancent masquées, en proie au doute. Et les parias d’hier se sont renforcés.

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Diaz (10), Urruti (37) et le FC Dallas devrait connaître une nouvelle fois les honneurs du haut de tableau. (source: fcdallas.com)

Colorado Rapids – Le Chicago Fire de l’Ouest. Comme son homologue de l’Est, la franchise de Denver est en pleine reconstruction après avoir terminé à la dernière place de sa poule en 2015. Et comme Chicago, les Rapids essayent de modifier ce qui n’a pas fonctionné. Mais, à l’inverse du Fire, la défense a été satisfaisante. Elle fut la sixième meilleure de la ligue la saison passée. La plupart des éléments sont restés (Sjöberg, Burch, Burling, Watts), certains jeunes sont arrivés (Miller, Williams) pour remplacer Moor, dont le contrat n’a pas été renouvelé. Néanmoins, la défense sera orpheline de son dernier rempart, Clint Irwin, parti à Toronto. Seuls MacMath et Berner sont en réserve à ce poste. Mais, bonne nouvelle, Tim Howard devrait arriver cet été. Et Jermaine Jones devrait sécuriser la partie défensive du milieu et apporter son leadership.

Le principal contingent de l’intéressant recrutement est à signaler concerne une animation, délicate la saison passée. Colorado avait la pire attaque. Pour épauler Dillon Powers et Kevin Doyle déjà en place, les Rapids ont recruté Marco Pappa (de Seattle) et Connor Doyle (D.C. United). Ils ont surtout réalisé l’un des meilleurs coups de cet hiver, avec l’arrivée de Shkëlzen Gashi, l’Albanais du FC Bâle. Il y a moyen de faire très mal si la mayonnaise prend. Mais il s’agit encore d’une inconnue. Comme la compétence de l’entraîneur, Pablo Mastroeni.

FC Dallas – La franchise texane se dégage comme l’un des favoris de la saison. Equipe assez énigmatique au début 2015, le FC Dallas a su confirmer son début de cycle en échouant aux portes de la grande finale. Désormais, toute la ligue connaît la puissance de feu des jeunes loups Mauro Diaz et Fabian Castillo. Si le premier est épargné par les blessures et si le second parvient à gagner en constance, Dallas devrait encore progresser. Comme Vancouver, les Hoops pourraient se servir de cette saison pour commencer à installer leur règne sur la MLS. Ils sont jeunes et talentueux.

Cette année, le board a viré tous les boulets. De plus, il a recruté peu mais de manière intelligente. Maynor Figueroa devrait apporter encore plus de solidité dans une défense déjà composées des talents de Matt Hedges et de Walker Zimmermann. Max Urruti, souvent décrié avec Portland, devrait composer une ligne d’attaque intéressante avec Castillo, Barrios ou Akindele. Nouveau Joueur Désigné, Carlos Gruezo (arrivé de Stuttgart) va faire du bien au milieu.

Dallas devrait bénéficier du talent de ces joueurs formés au club. Comme New York à l’Est, la franchise texane est l’une des plus avancées sur la question. Elle avait réussi à l’emporter largement sur le terrain de Columbus la saison passée avec 5 HomeGrown Players ! Le gardien Jesse Gonzalez devra confirmer les promesses entrevues la saison passée. Idem pour le milieu Kellyn Acosta. Mais pas d’inquiétude. Les troupes d’Oscar Pareja devrait confirmer une nouvelle fois tout le bien que l’on pense d’eux.

Houston Dynamo – Deux ans que le Dynamo n’a pas atteint les play-offs. Malgré un effectif peu chamboulé, Houston n’a pas réussi à gagner en constance. En cela, les Texans ressemblent un peu à l’Union, dans l’autre conférence. Comme Philadelphia, le Dynamo possède en son sein des joueurs talentueux. Comme l’Union, Houston est capable de montrer un visage de champion et un autre de fantôme en une semaine d’intervalle. Malheureusement, les ouailles d’Owen Coyle se démarquent également par une impression de je-m’en-foutisme.

L’effectif contient quelques individualités qui pourraient faire la différence et le qualifier pour les play-offs. Le gardien Tyler Deric a effectué un début de saison en boulet de canon la saison passée. En attaque, le trio Giles Barnes-Will Bruin-Erick Torres a tout d’un des trios offensifs les plus excitants de la ligue. Surtout qu’ils ont été rejoints par Christian Maidana, fantastique milieu venu…de Philadelphie.

Néanmoins, le recrutement semble peu adapté aux besoins de la MLS. Les Espagnols Agus et David Rocha viennent de Segunda Division. Jalil Anibaba et Andrew Wenger n’ont jamais confirmé le potentiel que l’on voyait en eux. L’effectif semble insuffisant pour entrevoir les play-offs. Ce n’est pas cette année que l’une des meilleures équipes de la première moitié de la décennie retrouvera son statut.

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Ashley Cole figure parmi la colonie de vieux de L.A. (source: dailymirror.co.uk)

Los Angeles Galaxy – Surarmés…en apparence. Cet hiver, le Galaxy a retrouvé les colonnes « mercato » des médias européens en enrôlant trois joueurs bien connus du Vieux Continent. Trois vieux briscards en les personnes d’Ashley Cole, Nigel De Jong et Jelle Van Damme. Trois autres joueurs expérimentés de la MLS ont rejoint l’effectif de Bruce Arena: Dan Kennedy, Jeff Larentowicz et Mike Magee, de retour en Californie. Ils retrouveront plusieurs joueurs qui ne sont plus de première jeunesse : Steven Gerrard, Robbie Keane et Alan Gordon. En Ligue des Champions, contre Santos Laguna, l’âge moyen était du XI de départ était de 29 ans. Dans une ligue plutôt physique, cette vieillesse pourrait être préjudiciable pour la franchise californienne. Le Galaxy a d’ailleurs perdu la rencontre contre Santos Laguna sur le score de 4 à 0.

Néanmoins, les joueurs évoqués sont tous des éléments confirmés. S’ils jouent à leur niveau sans problème de physique, Los Angeles pourrait aussi faire très mal. Dan Kennedy est par exemple un upgrade par rapport au précédent gardien, Donovan Ricketts. Et les Galactiques pourront toujours compter sur la roublardise de Bruce Arena, qui a souvent compensé un retard tactique sur d’autres techniciens par une très bonne adaptation aux règlements de la ligue. De plus, autre bonne nouvelle pour le long terme et le développement, LA a recruté trois joueurs en provenance de sa réserve USL. Dont le gardien français Clément Diop.

Portland Timbers – Le champion surprise de la saison passée. Il sera compliqué pour les Timbers de rééditer l’exploit, pour plusieurs raisons. Bien qu’absent pendant plusieurs semaines en 2015, le supplément d’âme de l’équipe, le Canadien Will Johnson, a été échangé dans son pays natal, à Toronto. Rodney Wallace, Max Urruti et surtout le MVP de la dernière finale, Jorge Villafana, ont également plié bagage. De l’autre côté, le recrutement semble s’être orienté vers des seconds couteaux connaissant la MLS sur le bout des doigts: Ned Grabavoy, Chris Klute ou encore Zarek Valentin, de retour de Norvège. L’avant-centre Jack McInerney apparaît comme la recrue la plus intéressante, même s’il reste sur deux exercices peu convaincants, partagés entre Philadelphie, Montréal et Columbus.

Au final, Portland se retrouve avec un XI de départ séduisant mais avec peu de matières pour remplacer ses éléments au cas où. Et si un banc de qualité est encore considéré comme un luxe en MLS, il faut en bénéficier pour rêver au titre suprême. Surtout quand même le onze provoque quelques inquiétudes. Lucas Melano reste une inconnue malgré quatre premiers mois convaincants dans l’Oregon. Fanendo Adi est irrégulier et ne marque ses buts que par paire. Diego Valeri est un joueur génial mais fragile. Caleb Porter, l’un des meilleurs tacticiens de la MLS, devra se concentrer pour trouver les bonnes solutions.

Real Salt Lake – Un ancien bon élève devenu cancre. Voici comment résumer la trajectoire du Real Salt Lake depuis quelques années. Le RSL a parfaitement assimilé le schéma d’une équipe de sports américains: un noyau talentueux qui grandit ensemble au fil des années sous la houlette d’un entraîneur compétent, Jason Kreis. Désormais, la franchise de l’Utah connaît l’écueil de cette construction. Elle n’a plus rien à voir avec le cador du passé car elle n’a pas su se renouveler. Résultat, le noyau de joueurs est composé de joueurs intéressants par le passé mais désormais proches de la retraite. Olave (34), Beckerman (33), Morales (36), Rimando (36), Wingert (33)… Tous encore des titulaires en puissance parmi les troupes de Jeff Cassar. Dans une ligue ô combien physique, cela pourrait se payer au prix fort.

Surtout, la nouvelle génération ne semble pas armée pour continuer l’héritage (sept qualifications consécutives pour les play-offs entre 2008 et 2014). Les deux seuls éclairs de génie pourraient venir du feu follet Joao Plata et du « Burrito », Juan Manuel Martinez. Deux autres pourraient se révéler avec les deux recrues phares que sont Stephen Sunday et Yura Movsisyan (prêté par le Spartak). C’est peu pour espérer se qualifier pour la phase finale.

San Jose Earthquakes – Imprévisibles. Tel est l’adjectif qui sied le plus aux Nord-Californiens. Bien qu’absents de la phase finale, les Quakes ont fait mentir les pronostics qui leur prédisaient l’enfer. Auteur d’une fin de saison en boulet de canon, San Jose n’a terminé qu’à 4 points de la dernière place qualificative de la Conférence Ouest.

Sur le papier, les choses ont peu changé. Les Quakes ont gardé les éléments de l’une des meilleures défenses de la compétition (Bernardez, Goodson, Francis, Wynne). Ils ont également un duo offensif de feu, composé des gâchettes Chris Wondolowski et Quincy Amarikwa. Le milieu comporte aussi des éléments efficaces ou prometteurs avec Shea Salinas, Anibal Godoy, ou prometteurs (Marc Pelosi, Fatai Alashe)

Plutôt que d’être très fort sur un secteur de jeu et médiocre dans un autre, San Jose a opté pour l’autre solution. Etre « seulement » bon mais dans tous les compartiments du jeu. Les pensionnaires de l’Avaya Stadium sont aussi connus pour leur fighting spirit sans égal au sein de la MLS. Une approche qui pourrait leur permettre d’accrocher un des accessits et de retrouver la phase finale, après trois ans d’absence.

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Jordan Morris (ici sous les couleurs de Stanford) sera l’un des joueurs à suivre. (source: soundersfc.com)

Seattle Sounders FC – Un ancien gros poisson en proie au doute. Favori déclaré la saison dernière après une année 2014 exceptionnelle, Seattle n’a pas confirmé les espoirs placés en lui. La franchise du Washington State a connu un énorme chamboulement cet hiver. Celui-ci remplit plus la case des  départs que celle des arrivées. L’animation offensive a perdu ses principaux éléments de complément (Pappa, Barrett, Neagle). Surtout, elle a perdu l’un de ses pivots. En trois ans, Obafemi Martins a marqué la jeune histoire MLS des Sounders. Pour le remplacer, Jordan Morris, le fameux gamin lancé par Jürgen Klinsmann alors qu’il évoluait encore à l’université (à Stanford). Précédé d’une réputation flatteuse, le jeune homme de 21 ans a été accueilli en grande pompe. Doté d’un fort potentiel, Jordan Morris est vu comme la prochaine star du soccer. Une pression énorme sera sur ses épaules pour confirmer ses dires et pourrait le déstabiliser. Décidément, les Américains n’ont rien appris de la jurisprudence Freddy Adu.

Morris est la seule arrivée notable. Sturgis, Farfan et Jones sont arrivés en connaissant la MLS. C’est tout et ça semble léger. Le reste vient de la Draft ou de la réserve. Mais Sigi Schmid pourra compter sur ses éléments chevronnés. Outre l’inoxydable Clint Dempsey, l’effectif, bien qu’amoindri, contient des joueurs comme Osvaldo Alonso, Brad Evans, Nelson Valdez, Chad Marshall, Andreas Ivanschitz ou encore Erik Friberg. Des certitudes qui devraient assurer une nouvelle participation aux play-offs à une équipe qui a toujours été au rendez-vous. Mais on gardera un œil sur le cas Morris…

Sporting Kansas City – Comme Seattle, le SKC est un ancien gros poisson en reconquête. Le champion 2013 a connu une fin de saison difficile qui l’a relégué à la dernière place qualificative. Pourtant, il avait réussi à proposer quelques semaines de qualité. Mais Kansas City a un avantage que les Sounders n’ont pas. Sur le papier, Seattle a chamboulé son effectif cet hiver. Pas les hommes de Peter Vermes. Sous la houlette d’un entraîneur présent depuis 2008, on retrouve encore les mêmes gars sacrés il y a deux ans: Besler, Zusi, Nagamura, Dwyer, Feilhaber… Les hommes se connaissent, sont au point sur un système qui n’a guère évolué et sont assez expérimentés pour gérer une saison MLS.  Ne manque qu’une confiance ébranlée par deux fins de saisons calamiteuses.

C’est au milieu que le SKC semble le mieux pourvu. Benny Feilhaber est la star de la franchise et reste sur une année 2015 de grande qualité. Espinoza, Nagamura et Mustivar font le boulot devant la défense. Graham Zusi a du talent même s’il ne le montre que par intermittence depuis la dernière Coupe du Monde. Les deux recrues made in MLS, Brad Davis et Justin Mapp, devraient apporter un plus en sortie de banc. Le premier est connu pour son sens de la passe, le second pour son apport de ballons longs. Sans être excitante, une défense Sinovic-Besler-Opara-Myers devrait contenir les assauts adverses. Le gros point de doute reste l’attaque. Dom Dwyer est le seul titulaire en puissance. Il a déjà montré qu’il était capable de séries de buts comme d’énormes trous d’air. S’il est indisponible, Jacob Peterson n’aura pas le même rendement alors que Daniel Salloi vient d’arriver dans la ligue. Mais si tous les joueurs cités évoluent à leur niveau, le SKC devrait connaître la post-saison.

Vancouver Whitecaps FC – Un des favoris de la Conférence. Comme Dallas, les Whitecaps se sont construits au fil des années avec la recherche d’un constant avancement. Chaque année, Vancouver a progressé sur au moins un domaine. Deuxième la saison passée, la franchise de Colombie-Britannique espère franchir un palier. La défense est solide avec David Ousted dans les buts, Kendall Waston en défense centrale, et sans doute un Tim Parker qui a bien négocié ses premières apparitions dans la ligue majeure. Avec Morales, Laba, Teibert ou encore Techera, le milieu semble paré à toutes les situations. De plus, le recrutement a été, comme souvent, intelligent. Le Japonais Masato Kudo pourrait être la seule chose dont manque Vancouver pour être en haut: un finisseur. Et il rejoint un secteur déjà fourni. Mattocks, Rivero et Manneh ne sont pas non plus des peintres. Les arrivées de Bolanos et Perez devraient apporter de l’expérience dans des lignes qui en préconisent.

Ce qui doit effrayer les adversaires ? La jeunesse de l’effectif. A seulement 28 ans, Kendall Waston est le sixième joueur le plus âgé de l’effectif. Jeunes, talentueux et déjà expérimentés, les Whitecaps présentent un profil de dynastie. Si elle négocie bien cette année 2016 et que son effectif ne bouge pas trop, cette équipe est appelée à régner sur la MLS dans le futur proche.

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Masato Kudo pourrait être le tueur tant attendu par les Whitecaps. (source: whitecapsfc.com)

PRONOSTIC

1er Vancouver Whitecaps FC

2e FC Dallas

3e Seattle Sounders FC

4e Sporting Kansas City

5e Portland Timbers

6e San Jose Earthquakes

7e Los Angeles Galaxy

8e Colorado Rapids

9e Houston Dynamo

10e Real Salt Lake

 

1 et 2 : qualifiés pour les demies de conférence

De 3 à 6: qualifiés pour le premier tout

De 7 à 10: éliminés

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