lun. Août 19th, 2019

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Mais on le dit quand même

MLS, Conference Finals: L’affiche de la finale est connue !

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Le week-end dernier, les finales de conférence offraient leur manche retour. Et les deux équipes en ballotage favorable après le match aller se sont qualifiées pour une finale qui opposera deux formations ayant terminé à la seconde place de leur conférence.

Conférence Est: Le Sporting vainc la malédiction.

Feilhaber (à droite) a permis au SKC de se qualifier.
Feilhaber (à droite) a permis au SKC de se qualifier.

Le Sporting Kansas City avait à cœur de faire démentir le fameux dicton « jamais deux sans trois ». Les deux dernières saisons, le Houston Dynamo fut le bourreau d’un SKC leader de sa conférence d’avancer en play-offs. Et après la performance du Dynamo contre New York  (nul à domicile et victoire à l’extérieur) et le match nul obtenu à l’aller, il existait des raisons de se méfier pour les hommes de Peter Vermes.

Et ce n’est pas la rapide ouverture du score d’Oscar Boniek Garcia à la 3e minute qui a eu pour effet d’apaiser la tension. La méfiance allait-elle se transformer en doute ? Que nenni (Oui, petite expression de derrière les fagots, c’est gratuit) ! Il faut dix minutes à C.J. Sapong pour égaliser.  En seconde période, très exactement à l’heure de jeu, le Sporting prend l’avantage grâce à un but de Dom Dwyer. Malgré une possession de balle largement à leur avantage en fin de seconde période, les Texans du Dynamo ne parviennent pas, ensuite, à égaliser dans le but d’arracher leur qualification.

Celle-ci échoue donc à Kansas City, qui disputera sa première finale depuis 2004, une époque où le club s’appelait encore les Kansas City Wizards. La formation d’Aurélien Collin s’assure également la réception de cette finale, étant donné qu’elle s’était classée deuxième de la saison régulière et que le premier (New York) n’est plus en course. Quant au Dynamo, il ne répète pas sa performance des deux dernières saisons. A l’instar du L.A. Galaxy à l’Ouest, Houston a lui aussi démenti un certain dicton en ne se présentant pas à la prochaine MLS Cup.

Résultat: Sporting Kansas Ciy 2-1 Houston Dynamo (aller: 0-0).


Conférence Ouest: Pas de miracle pour Portland

La Timbers Army en communion avec Will Johnson. Portland a fait un grand bond en avant cette saison.
La Timbers Army en communion avec Will Johnson. Portland a fait un grand bond en avant cette saison.

Battus 4-2 à l’aller, les Portland Timbers devaient s’imposer par au moins deux buts d’écart pour décrocher le titre de champion de la Conférence Ouest devant le Real Salt Lake. Le Jeld-Wen Field, connu pour abriter l’un des meilleurs groupes de supporters de la ligue, devait être le théâtre d’un match de légende dans la jeune histoire de la franchise en MLS.

Mais aucune légende n’a été écrite dimanche soir dans l’Oregon. Portland a été incapable de confirmer sa domination statistique sur le terrain. Oui, les Timbers ont eu une meilleure possession de balle, mais c’est la formation de l’Utah qui a été la plus réaliste. A la 30e minute, Robbie Findley inscrit le seul but de la rencontre et oblige Portland à marquer au minimum trois buts pour espérer. Oui, les pensionnaires du Jeld-Wen ont énormément tiré au but. Cependant, la précision n’a pas été leur point fort (10 tirs non cadrés sur les 18 tentés). A titre de comparaison, le Real Salt Lake n’a tiré que sept fois et en a cadré trois. Avoir le ballon, c’est bien. Savoir l’utiliser, c’est mieux. Et c’est peut-être la morale de cette manche retour.

Il s’agit de la deuxième victoire du RSL dans cette série après celle obtenue à l’aller. Ce sera également la deuxième fois que Salt Lake disputera la MLS Cup, quatre ans après sa victoire sur Los Angeles, en 2009. Par contre, il s’agit du premier titre de conférence Ouest du Real (en 2009, ils ont gagné…à l’Est). De son côté, Portland peut quitter la compétition la tête haute, malgré l’élimination. Pas du tout attendus à ce niveau, les Timbers ont développé leur jeu et une nouvelle mentalité au cours de la première saison sous la houlette de Caleb Porter, de bon augure pour la suite.

Résultat: Portland Timbers 0-1 Real Salt Lake (aller: 2-4).

La finale de la MLS Cup nous offrira un duel entre le Sporting Kansas City et le Real Salt Lake, une rencontre intéressante entre deux équipes qui se ressemblent. En effet, voici deux équipes performantes pourtant souvent reléguées au second plan derrière les médiatiques Galaxy, Red Bulls et Sounders. Un peu comme si à la fin de l’année de NBA, les Indiana Pacers et les Portland Trail Blazers étaient opposés en finale après une année à parler des Lakers, des Nets, des Spurs ou du Heat. Des équipes performantes dans de « petits » marchés restent moins médiatisées que celles des « gros », malgré des saisons plus compliquées pour ceux-ci (notamment pour les Seattle Sounders).

Il faut dire que les deux effectifs ne contiennent pas de stars comme Robbie Keane, Clint Dempsey ou Thierry Henry mais sont plutôt centrés sur un équilibre de l’équipe, ce qui nous offre une autre raison pour les rassembler. Ces deux effectifs se sont constitués avec le temps en obéissant à la « théorie des cycles » propre aux ligues US (ou quand le dernier est destiné à devenir le premier). L’exemple de Kansas City en est révélateur. Prenons les choses dans l’ordre chronologique.

En 2009, l’équipe termine 13e (sur 15) du classement général et manque les play-offs après une saison calamiteuse. Peter Vermes dirige l’équipe depuis le mois d’août. Il s’agit pourtant du début de l’aventure qui pourrait prendre une autre dimension le 7 décembre. L’effectif de 2009 recèle de jeunes joueurs qui sont aujourd’hui des piliers de l’équipe (Matt Besler, Chance Myers et surtout Graham Zusi). La saison suivante, les Wizards manquent de peu les play-offs (9e alors que les huit premiers sont qualifiés). En 2011, le désormais Sporting termine leader de sa conférence malgré un début de saison totalement manqué. Les deux dernières saisons, Kansas City a échoué en play-offs, cette jeune équipe n’ayant peut-être pas l’expérience nécessaire. Mais avec de la patience, du travail et des campagnes de recrutement bien menées au cours des années (Collin, Feilhaber, Sapong,…), le Sporting Kansas City a su transformer une équipe de fond de classement en 2009 en concurrent pour le titre cette année.

La même chose peut être constatée pour le Real Salt Lake. Néanmoins, l’ossature (Rimando, Beckerman, Morales, Saborio, est plus âgée. Ils ont été sur le devant de la scène pendant plusieurs années et ont su garder un niveau de performance élevé. Mais l’âge moyen dépasse désormais la trentaine et sans un bon recrutement cette année ou l’année prochaine, le RSL pourrait bientôt redevenir un club du ventre mou ou, pire, un club de bas de tableau. Après tout, les Chivas USA n’ont pas réussi ce virage et sont aujourd’hui dans les bas-fonds du classement après quelques bonnes saisons (dont une première place de conférence à l’Ouest en 2007). La théorie des cycles est ici exposée dans toute sa splendeur. Un futur article TLMSF pourrait y être consacré en 2014 lors de la pré-saison MLS.

En conclusion, cette finale n’est peut-être pas celle qui fera rêver et lever les foules (et qui intéressera, enfin, les médias européens) mais il s’agit de la plus logique et de celle qui récompense le bon travail réalisé par ces deux formations au cours de ces dernières années. Qui plus est, cette finale est inédite. Rendez-vous au Sporting Park (ou devant un lien de streaming dégueulasse) le samedi 7 décembre pour le grand dénouement de cette saison 2013.

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