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MLS Cup : Finale intense à Kansas City !

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La fournée 2013 de Major League Soccer s’est terminée le 7 Décembre dernier avec la finale entre le Sporting Kansas City et le Real Salt Lake. Et c’est le premier nommé, à domicile, qui s’est emparé de la deuxième couronne de son histoire. Retour sur cette finale.

Chance Myers se jette dans les bras de Jimmy Nielsen, gardien de Kansas City et l’un des héros de cette victoire. (c) sportingkc.com
Chance Myers se jette dans les bras de Jimmy Nielsen, gardien de Kansas City et l’un des héros de cette victoire. (c) sportingkc.com

Pour la deuxième année consécutive, la MLS Cup se joue au début du mois de décembre chez l’équipe qualifiée ayant récolté le plus de points en saison régulière. Après Los Angeles en 2012, direction Kansas City, l’agglomération à cheval sur deux Etats (Missouri et Kansas), et le Sporting Park,  fief du Sporting Kansas City. Et, contrairement à la Californie, les températures du mois de décembre sont très fraîches à Kansas City. Une météorologie pas évidente, surtout quand on y ajoute la tension et la pression liées au fait au jouer le titre sur un seul match.

Ces conditions ne sont donc pas forcément idoines pour développer du beau jeu. Ainsi, la première période se révèle plus tendue que réellement spectaculaire, même si les équipes sont capables de tricoter quelques beaux mouvements par moments.  Cette tension se répercute à travers un surplus d’engagement de la part des joueurs. Ainsi, le jeu est haché à cause de plusieurs joueurs tombés au sol comme Rosell (qui oblige Peter Vermes à changer son plan de jeu en faisant entrer Olum plus tôt dans la partie), Borchers, Dwyer ou Sapong. La tension est à son paroxysme en fin de période avec un embryon de conflit général entre les deux équipes. Dans le jeu, ces 45 premières minutes offre une timide domination de la part du Sporting Kansas City. Les hommes de Peter Vermes sont pour l’instant le plus souvent dans le camp adverse, notamment en début de période et des frappes de Nagamura ou encore Sapong, stoppées par Rimando. Pourtant cette approche doit être pondérée. En effet, le Real Salt Lake tente plusieurs mouvements, rendus très vite inefficaces par la meilleure défense de MLS. Robbie Findley est le joueur qui se met le plus en évidence au sein de la formation de l’Utah avec plusieurs percées ainsi que la meilleure occasion de la période, un tir du droit repoussé par le poteau puis capté à terre par Jimmy Nielsen. La période se termine pourtant sur l’autre but où Dom Dyer ne parvient à tromper la vigilance de Nick Rimando. Et la première période se solde sur un résultat nul et vierge.

 

Olum (bleu, SKC) et Gil (rouge, RSL) à la lutte. Le premier a joué avec une jambe cassée pendant la rencontre. (c) sportingkc.com
Olum (bleu, SKC) et Gil (rouge, RSL) à la lutte. Le premier a joué avec une jambe cassée pendant la rencontre. (c) sportingkc.com

 

Après la pause, on assiste à un rééquilibrage des forces. Le Real est plus concerné qu’en début de match. Cela lui permet d’ouvrir le score à la 52e minute par l’intermédiaire d’Alvaro Saborio. Au départ de l’action, une tentative de dégagement de Collin échoue dans les pieds de Kyle Beckerman. La passe parfaite (de l’intérieur du gauche) de l’international américain permet une transition défense/attaque rapide (une spécialité dans l’Utah) et ne laisse pas le temps au défenseur français de se replacer. Saborio reçoit le ballon, contrôle, efface Matt Besler et trompe Jimmy Nielsen. Dix minutes après l’ouverture du score, Beckerman est une nouvelle fois à l’origine d’une occasion, avec sa frappe détournée par Collin qui finit sur le montant. La poisse continue jusqu’à la 73e minute et le tir sur le poteau de Javier Morales. Pour la troisième fois, le Real Salt Lake se voit refuser un but par l’intermédiaire du bois, ce qui vient renforcer l’impression suivante. Malgré la domination globale du Sporting (60% de possession de balle, 22 tirs à 11), le Real Salt Lake est parvenu à se créer les meilleures occasions, traduisant ainsi une meilleure utilisation du ballon. Une lecture également plausible sur le match à Portland lors de la finale de conférence. Pourtant, le tournant du match a peut-être eu lieu peu avant ce tir de l’Argentin. Aurélien Collin, auteur d’un tacle sur Wingert, n’est pas sanctionné d’un second carton jaune. A la 76e minute, sur un corner parfaitement tiré par Graham Zusi, le Français lit de manière admirable la trajectoire du ballon pour l’intercepter de la tête et égaliser. Une fois ce but inscrit, Salt Lake est sonné, le SKC réagit. Bieler et Olum tirent mais le ballon n’est même pas cadré. Plus rien ne sera marqué. A l’issue du temps règlementaire, Kansas City et Salt Lake ne se sont pas encore départagés.

La prolongation nous offre les mêmes caractéristiques. L’engagement est toujours très présent (preuve en est, cet acrochage entre Myers et Saborio). Le Sporting Kansas City est l’équipe qui tire le plus souvent au but (Nagamura, Zusi et Sapong l’ont fait) mais c’est le RSL qui se procure la meilleure occasion avec ce but refusé pour hors-jeu à  Alvaro Saborio. C’est finalement aux tirs au but que le titre se joue. A cette épreuve décisive, c’est le Sporting qui s’en sort avec 7 buts à 6. Aurélien Collin, numéro 78 dans le dos, transforme le dixième penalty de son équipe. Lovel Palmer, quant à lui, expédie sur le sien sur la transversale. C’est fini. Pour la deuxième fois de son histoire (après 2000), le Sporting Kansas City remporte la MLS Cup. Collin devient le deuxième français à remporter le titre après Julien Baudet en 2010, avec les Colorado Rapids.

Mais celui-ci a joué un rôle bien plus important que son prédécesseur. Il a d’ailleurs remporté le titre de MVP de cette rencontre. Cette récompense vient couronner le parcours US du joueur passé par Sedan et Amiens. D’autres récompenses ont trouvé preneurs lors des dernières semaines de la compétition. Ainsi, Mike Magee est devenu MVP de la saison pour avoir réussi à transformer le jeu de Chicago (une franchise non qualifiée en play-offs pourtant) et inscrit la bagatelle de 21 buts cette saison (dont 7 avec Los Angeles). Le rookie (première saison pro en MLS) de l’année est Dillon Powers, milieu offensif des Colorado Rapids et grand artisan du retour en force des Colorado Rapids cette saison, après une saison 2012 décevante.

 

Voici donc une belle fin pour cette saison 2013, avec le sacre de Sporting Kansas City. Avec le retour au premier plan des Chiefs (basés dans la partie Missouri de l’agglomération) en NFL, ce titre (remporté par l’équipe basée dans la partie Kansas) vient conclure une belle période dans le sport de l’agglomération du Midwest. Quant au Real Salt Lake, il devra essayer de se relever et recruter pour marcher sur les traces de Jason Kreis, son entraîneur emblématique, qui a décidé de quitter la formation de l’Utah pour le New York City FC, nouvelle franchise qui fera son entrée en MLS en 2015. Quant à moi, je prends des petites vacances en ce qui concerne la MLS. Ne vous inquiétez pas, je serai là plus tôt que la ligue américaine, qui reprend le samedi 8 mars. J’ai en effet prévu une série de huit articles pour préparer la saison et expliquer plusieurs spécificités de la ligue (le recrutement, la Draft, la formule)…

Rendez-vous le 18 janvier.

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