mar. Oct 22nd, 2019

TLM Sen Foot

Mais on le dit quand même

MLS : Play-offs – Knockout Round: Seattle retrouve Portland !

7 min read

MLS4-16436_140x100

Début des play-offs pour la Major League Soccer avec les deux rencontres du Knockout Round, qui opposaient le quatrième au cinquième au sein de chaque conférence.

 

Eddie va marquer et emmener Seattle en demies de conférence.
Eddie va marquer et emmener Seattle en demies de conférence.

Tout d’abord, il nous convient de présenter la formule de cette nouvelle phase de la compétition domestique US et canadienne. En Europe, il suscite la curiosité car peu de championnats connaissent un tel système.

Les play-offs représentent un certain enjeu dans une ligue fermée, surtout quand celle-ci concerne un sport encore peu ancré dans les mentalités américaines. Ainsi, ce système permet d’abord d’attirer le fan habituel de sport US (le premier objectif de la MLS étant de s’enraciner dans son propre pays avant de voir à l’international). Les play-offs sont en quelque sorte un repère, de la même manière que les drafts ou le système d’échange.

Dans une ligue fermée, il n’y a pas de relégation et donc, de lutte de maintien. Ainsi, une qualification en play-offs permet de garder un objectif à portée d’une équipe classée huitième de sa conférence à cinq journées de la fin. Elle ne sent pas encore en vacances et n’a pas la volonté de laisser filer le match. Et cet objectif est souvent vu comme un moyen de garder le public en nombre. Bien entendu, il existe le revers de la médaille. Si, à l’instar de D.C. United cette saison, l’équipe réalise une mauvaise saison, elle n’a pas de course au maintien sur laquelle se rabattre quand elle ne peut plus atteindre les play-offs. Surtout quand on sait qu’en MLS, le dernier de la saison régulière, au nom de la parité du système sportif US (mais ceci est un autre débat, nous allons nous centrer aujourd’hui uniquement sur les play-offs), obtient le premier choix de la prochaine draft, il est envisageable de se dire qu’une équipe en difficulté peut « balancer» sa fin de saison.

Mais comment cela fonctionne ?

Tout d’abord, les play-offs fonctionnent par conférence. Pour ceux qui souhaitent voir un New York-Los Angeles pour voir des Cahill, Henry, Keane ou encore Donovan, vous ne pourrez pas assister à cette affiche avant la grande finale, la MLS Cup.

La formule actuelle a débuté lors de la saison 2012. Les play-offs débutent par un Knockout Round, semblable à un match de wild-card en NFL ou en MLB.

Une sorte de barrage faisant partie intégrante des play-offs (contrairement à ce que laissent entendre parfois les médias français) permettant de compléter le tableau. Ce tour se déroule en un seul match sur le terrain du quatrième de la conférence face au cinquième, ce qui donne cette année: Houston -Montréal à l’Est et Seattle – Colorado à l’Ouest.

Le vainqueur avance en demi-finale de conférence et affronte le premier (respectivement New York et Portland).  Pendant ce temps, les deuxième et troisième s’opposent pour la deuxième place en finale. Les vainqueurs des deux confrontations se donnent rendez-vous alors en finale de conférence. Pour ces deux tours, deux rencontres aller-retour sont au programme avec match retour sur le terrain de la meilleure équipe en saison régulière. En cas d’égalité après les deux rencontres, la règle des buts à l’extérieur n’est pas appliquée. Il y a une prolongation d’une demi-heure (deux périodes de 15 minutes) et des tirs au but. Les deux vainqueurs de conférence se disputent la MLS Cup en un seul match, sur le terrain de la meilleure équipe en saison régulière. Vainqueur du Supporter’s Shield, les New York Red Bulls ont donc l’avantage sur la totalité du tableau.

Ainsi, le système des play-offs mélange la post-saison à l’américaine à la formule classique européenne des matchs aller-retour et du match unique en finale.

Mais quel est le calendrier ?

Mercredi 30 et Jeudi 31 Octobre – Knockout Round (Seattle vs. Colorado ; Houston vs. Montréal)

Samedi 3 Novembre – Demies de conférence aller (New England vs. Kansas City ; KRWinner vs. Portland).

Dimanche 4 Novembre – Demies de conférence aller (KRWinner vs. New York ; Los Angeles vs. Salt Lake).

Mercredi 6 Novembre – Demies de conférence retour (New York vs. KRWinner ; Kansas City vs. New England).

Jeudi 7 Novembre – Demies de conférence retour (Salt Lake vs. Los Angeles ; Portland vs. KRWinner).

Samedi 9 et Dimanche 10 Novembre – Finales de conférence aller.

Samedi 23 et Dimanche 24 Novembre – Finales de conférence retour.

Samedi 7 Décembre – MLS Cup.

Voici, sous la forme de quelques lignes, les mini-résumés des rencontres de ces deux premières rencontres.

 

Oscar Boniek Garcia au moment de son penalty.
Seattle Sounders FC, Coloz Oscar Boniek Garcia au moment de son penalty.

30/10 – Seattle Sounders FC 2-0 Colorado Rapids 

Pour la première fois de son histoire, les Seattle Sounders couraient le risque de ne pas être présents en demies de conférence pour la première fois depuis leur entrée dans la ligue en 2009. Quant aux Colorado Rapids, ils renouaient avec une épreuve qu’ils n’avaient plus connue depuis deux ans et une élimination face au Sporting Kansas City en 2011, à une époque où une équipe de l’Ouest pouvait se retrouver en play-offs de l’Est (c’était un sacré bordel).

Dans une rencontre équilibrée en termes de possession de balle (51% contre 49% en faveur de Seattle), la différence s’est faite sur la propension des attaques à tirer et à se créer des occasions. Ainsi, Seattle a mis 14 fois Clint Irwin en danger alors que les Rapids n’ont tiré que 7 fois. Forcément, il est temps de ressortir une lapalissade mais l’équipe qui tire le plus de fois possède le plus de chances de marquer. A la demi-heure de jeu (alors que Colorado commençait à prendre l’avantage en termes de possession), Brad Evans envoie une praline permettant à Seattle d’ouvrir le score. La suite ? Plus rien (en dehors d’occasions et de tirs gâchés) jusqu’à la 84e minute et cette sortie hasardeuse du gardien Sounder Michael Gspurning. Pour avoir capté le ballon en dehors de sa surface (et violemment répondu), l’Autrichien se fait expulser. Son équipe, toujours sous la menace des Rapids, est désormais réduite à dix, avec Marcus Hanhemann, 40 ans, dans les buts. La délivrance vient dans les derniers instants avec le but d’Eddie Johnson. 2-0 pour les Sounders, qui pourront affronter en demies de conférence leur principal rival, les Portland Timbers. Une rencontre qui devrait attirer plus que les 32,204 spectateurs présents au CenturyLink Field ce mercredi soir.

31/10 – Houston Dynamo 3-0 Impact de Montréal 

La saison dernière, les Vancouver Whitecaps devenaient, au nez et à la barbe du Toronto FC présent depuis six ans, la première équipe canadienne qualifiée pour les play-offs et ce, dès leur deuxième année de présence dans la ligue. Cette saison, l’Impact de Montréal leur emboîte le pas. Et comme leurs prédécesseurs, les Bleus se déplaçaient lors du Knockout Round. Cela ne s’est pas fait sans mal. Après une belle première partie de saison, la machine s’est enrayée avec un constat: si l’Impact a progressé, il ne l’a pas fait assez pour lutter pour les premières places tout au long de la saison. Typique de la deuxième saison d’un nouveau venu dans un championnat américain. Montréal a terminé sa saison sur une très mauvaise série de six défaites sur les huit derniers matchs (ils ne s’étaient inclinés que sept fois sur les vingt-huit premiers) et un point en plus dans l’escarcelle de Chicago les aurait privé du précieux sésame.

A Houston, finaliste de la MLS Cup de ces deux dernières saisons, la donne a été confirmée lors du Knockout Round de la Conférence Est. Sans envie, sans punch et sans talent, Montréal a de nouveau essuyé une défaite. Alors que Vancouver aurait pu réaliser l’exploit (il s’en est fallu d’un raté de Kenny Miller pour que les ‘Caps ne mènent 2-0 sur le terrain du Galaxy) il y a un an, Montréal n’a jamais laissé cette impression, et ce malgré un léger temps fort lors de l’avant-dernier quart d’heure. Et, malgré une dizaine de tirs tentés, aucun n’est rentré dans la cage de Tally Hall, infranchissable. Bien entendu, Houston ne s’est pas fait prier pour profiter de la méforme des Québécois. Plus entreprenant devant le but (14 tirs tentés) et plus dominateur (55% de possession globale avec une deuxième période à environ 60%), le Dynamo s’est imposé grâce notamment à son homme spécialiste des play-offs, Will Bruin. Auteur de l’ouverture du score à la 16e minute, l’attaquant est également celui qui a scellé la victoire des locaux à la 72e. Entre-temps, Oscar Boniek Garcia avait inscrit un penalty. La tension gagne donc à ce moment les rangs montréalais. Après une première expulsion de Nelson Rivas (qui disputait par ailleurs le premier match de sa saison), avant le troisième but, une bagarre éclate à la fin du match après l’agression d’Andrés Romero sur Kofi Sarkodie et se conclue par l’exclusion de Marco Di Vaio, ce qui réduit les Québécois à huit contre onze (Romero étant expulsé, cela va sans dire). L’Impact aura au moins fait une fois preuve d’agressivité lors de cette rencontre. Problème, c’est le mauvais genre d’agressivité.

Pour Montréal, la saison 2014 devra être celle de la confirmation de la saison 2013 sans ses points noirs. Pour Houston, la route vers une troisième finale consécutive passe par les demies-finale de conférence et par un duel contre les New York Red Bulls.

La semaine prochaine, retour sur les demies de conférence avec, je l’espère pour vous, un article moins long.

FatVince. Crédits photos: MLSsoccer.com

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Copyright © All rights reserved. | Newsphere by AF themes.