lun. Sep 23rd, 2019

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Mais on le dit quand même

Un petit cours de Samba ? E26 : La Belgique, un véritable prétendant ?

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Aujourd’hui, cours de samba à la belge, un pays qui retrouve la Coupe du Monde après douze ans d’absence. Prends ta Chimay et ta mitraillette au fromage, assis-toi et lis-moi cette présentation d’un pays où on parle plus de langues que dans ta classe. Mais sans guest, cette fois-ci. Virginie Efira et Stéphane De Groodt n’étaient pas disponibles.

L'équipe-tyde des diables rouges
Voici la meilleure équipe de Belgique.

• Le passé en Coupe du Monde

Au Brésil, les Diables Rouges disputeront leur douzième Coupe du Monde. Grâce à cette qualification, ils mettent surtout fin à une disette de douze ans, après avoir manqué les éditions allemandes et sud-africaines. La Belgique a deux principaux faits d’armes dans son histoire mondiale: le fait d’avoir disputé six phases finales consécutives (entre 1982 et 2002) mais surtout la quatrième place décrochée au Mexique en 1986, après une défaite en prolongations contre la France. En dehors de cette quatrième place, les Belges n’ont jamais flambé. Néanmoins, ils n’ont parallèlement jamais déçu. Ainsi, lors de leur série de six participations, ils ont atteint 5 fois les huitièmes de finale (ou deuxième tour) avec 4 éliminations à la clé. Il n’y a qu’en France, en 1998, où le Plat Pays a connu une élimination prématurée. Et encore, celle-ci est à relativiser puisqu’elle finit invaincue de ce Mondial avec 3 nuls contre les Pays-Bas, le Mexique et la Corée du Sud.
Cette année, la Belgique a hérité d’un groupe largement à sa portée, le groupe H. Elle y retrouvera la Corée du Sud mais aussi la Russie, croisée en 2002 et en huitièmes en 1986 (quand c’était encore le bon vieux temps de l’URSS). Le quatrième larron du groupe sera l’Algérie dans un duel francophone (et ça, TF1 l’a bien compris). Les Diables Rouges sont logiquement vu comme favoris d’un groupe où les trois autres devraient se tirer la bourre pour choper la deuxième place. Mais bon, la logique en football…
Pour autant, atteindre les huitièmes de finale n’est pas l’objectif mais le minimum demandé, au vu de l’effectif. Cette Coupe du Monde sera intéressante car elle permettra de savoir où se situe réellement cette « génération dorée ». Malgré son indéniable talent, celle-ci n’a pas encore cette expérience propre aux compétitions internationales et à ce contexte différent des coupes européennes. Ce Mondial n’arrive-t-il pas trop tôt ? Que valent ces Diables devant les grosses écuries ? Ce mois de compétition devrait permettre de répondre à toutes ces questions. Celui-ci servira de point de départ pour une équipe encore jeune mais qui devrait écarter quelques culs à l’avenir.

• Le joueur à (re)découvrir

Sur TLMSF, nous ne cherchons pas à mettre en avant des joueurs ou des personnages évoluant dans les championnats médiatisés. Nous préférons parler de joueurs méconnus, aux parcours sinueux. Il est évident qu’il était difficile de trouver pareil élément dans le méga-effectif de la Belgique. Il y en a pourtant un, Anthony Vanden Borre.

Anthony Vanden Borre
Anthony Vanden Borre, devant les tribunes du Constant Vanden Stock.

En dehors de sa naissance en République Démocratique du Congo (en octobre 1987), tout avait bien commencé pour AVB. Collègue de promotion de Vincent Kompany à Anderlecht, il est devenu l’un des plus jeunes à avoir foulé une pelouse de Pro League belge. A 16 ans et 187 jours, il fut le deuxième plus jeune joueur du championnat, derrière Paul Van Himst. L’arrière droit va alors connaître une ascension fulgurante. Il est sélectionné en équipe de Belgique après…5 matchs de D1. Même François Clerc avait plus de rencontres dans les jambes au moment de sa première convocation. Malgré quelques sollicitations, il est resté trois ans dans son club formateur.
Mais, rapidement promis à une gloire certaine, le ciel va s’assombrir aussi vite. En août 2007, il signe à la Fiorentina, où commence alors un enfer de 4 ans. Plusieurs choses vont se bousculer au portillon pendant ces 4 années: temps de jeu famélique, blessures, irrégularité, prêts peu concluants au Genoa puis à Portsmouth (alors qu’il appartenait au club de Gênes). Comme Freddy Adu aux Etats-Unis ou Hatem Ben Arfa chez nous, il semblerait que l’attention précoce et les grandes attentes lui aient été préjudiciables.
Il retrouva ensuite Francky Vercauteren, alors à Genk, en janvier 2011. Sous la houlette de l’ancien sélectionneur, il recommence à faire parler de lui sur le terrain. Patatras ! Il ne se fait pas prolonger par son club. La roue tourne pour de bon en janvier 2013. Après six nouveaux mois de chômage dont une courte escale au Tavria Simferopol (à l’époque en Ukraine), son club formateur d’Anderlecht lui offre une nouvelle chance, qu’il va rapidement saisir. S’il ne joue qu’un match entre janvier et mai 2013, le joueur aux 24 sélections (pour un but) participe à une trentaine de rencontres et devient champion de Belgique cette saison, la plus importante. Celle qui lui permet de prendre une revanche sur ce parcours semé d’embûches et de partir au Brésil avec l’une des sélections les plus attendues. Freddy Adu se dit peut-être qu’il a encore un avenir.

Parmi les autres joueurs présents au Mondial dans la sélection de Marc Wilmots, on retrouve un contingent important de joueurs de Premier League comme Eden Hazard, Romelu Lukeku ou encore Vincent Kompany. Thibault Courtois, Axel Witsel et Dries Mertens jouent également dans des clubs participant régulièrement aux joutes européennes (le gardien a même atteint la finale cette année). La seule caution expérience Coupe du Monde sera apportée par Daniel Van Buyten, déjà présent en 2002.

Parmi les absents, on peut en compter deux importants: Radja Nainggolan et Christian Benteke. Le milieu de l’AS Rome a fait les frais de la concurrence féroce qui existe au milieu de terrain. Quant à l’attaquant d’Aston Villa, il s’est blessé au tendon d’Achille en avril dernier.

• Le championnat local

Les blagues sur les Belges ont encore de l’avenir, même en football. Un nom de bière comme sponsor, un système de play-offs difficile au premier abord : bienvenue en Jupiler Pro League. Si le championnat a été créé en 1895, la formule actuelle est en vigueur depuis la saison 2009-2010. Au départ, 16 clubs et 30 matchs au programme de chaque formation. Jusqu’à présent, ça va, c’est assez compréhensible. Ensuite, ce n’est pas un système de play-offs qui est mis en place mais trois ! Un pour le titre (ce qui pourrait être normal, après tout, mais qui est mal fait), un pour l’Europa League (où le 14e peut être récompensé) et un pour le maintien (où le vainqueur peut quand même être relégué).
Le système masque cependant les réelles difficultés du football belge de clubs, au niveau déclinant. Il offre aussi une chance injuste aux prétendants jouant l’Europe et ayant lâché la saison régulière au détriment de clubs plus sérieux. Ainsi, Anderlecht a gagné le titre en sprintant lors des dix journées de play-offs et en comptant moins de points cumulés que le Standard de Liège, qui avait terminé la première partie de saison avec dix points d’avance sur son rival (et quatre sur le Club Bruges).

Le football belge moderne se caractérise par un « Big Three » comme en NBA. Ainsi, la plupart des titres sont trustés par le Standard de Liège (10 titres), le Club Bruges (13) et surtout le RSC Anderlecht (33). Ces dernières saisons, le KRC Genk s’est invité à la table des grands avec trois titres depuis 1999. Avec Thorgan Hazard en capitaine, la belle surprise de ces dernières années s’appelle Zulte-Waregem, dauphin d’Anderlecht la saison passée.

• La liste des 23

Gardiens: Sammy Bossut (Zulte-Waregem), Thibault Courtois (Atlético Madrid, ESP), Simon Mignolet (Liverpool, ANG).
Défenseurs: Toby Alderweireld (Atlético Madrid, ESP), Laurent Ciman (Standard de Liège), Vincent Kompany (Manchester City, ANG), Nicolas Lombaerts (Zenit Saint-Petersburg, RUS), Daniel Van Buyten (Bayern Munich, ALL), Anthony Vanden Borre (Anderlecht), Thomas Vermaelen (Arsenal, ANG), Jan Vertonghen (Tottenham Hotspur, ANG).
Milieux de terrain: Nacer Chadli (Tottenham Hotspur, ANG), Kevin De Bruyne (Wolfsburg, ALL), Steven Defour (FC Porto, POR), Moussa Dembélé (Tottenham Hotspur, ANG), Marouane Fellaini (Manchester United, ANG), Axel Witsel (Zenit Saint-Petersburg, RUS).
Attaquants: Eden Hazard (Chelsea, ANG), Adnan Januzaj (Manchester United, ANG), Romelu Lukaku (Everton, ANG), Dries Mertens (Napoli, ITA), Kevin Mirallas (Everton, ANG), Divock Origi (Lille, FRA).
Les clubs indiqués sont ceux fréquentés lors de la saison 2013-2014 et non les futurs clubs post-CdM.

La Belgique <3
Câlin.

Programme:
Belgique – Algérie, 17 Juin, Belo Horizonte
Belgique – Russie, 22 Juin, Rio de Janeiro
Corée du Sud – Belgique, 26 Juin, Sao Paulo

FatVince.
Sources photos: wikipédia, lalibre.be et mlssoccer.com

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