mer. Août 12th, 2020

TLM Sen Foot

Mais on le dit quand même

ASM-SRFC (1-1) dans l’oeil de Montanier

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Ça y est, le maintien est acquis. Après 3 derbys d’affilés. Un titre de champion de Bretagne de la saison glané après un succès historique contre l’épouvantail guingampais, qui suit la merveilleuse Kaiserstuhl Cup remportée l’été dernier. Une saison bien pleine. Une armoire à trophées remplie. Les jaloux mangent du Weight Watchers.

Du coup ça parle de me prolonger finalement à la fin de la saison. Les cons. J’en peux plus de ces bretons, j’ai terminé meilleur entraineur de Liga devant Mourinho et Guardiola, je les emmène au Stade de France, et ces pecnots trouvent encore le moyen de râler. Ras-le-bol, en plus le temps est merdique.

montanier

On joue Monaco ce Week End, du coup je tente le tout pour le tout : j’envoie mon équipe au casse-pipe pour que Ruello et Pinault se pointent lundi matin à mon bureau et me disent que finalement on va s’arrêter là. J’ai tout prévu, mon plan est infaillible.

J’opte pour un 4-3-3 avec Abdoulaye Doucoure en meneur de jeu et 2 récupérateurs. Du classique depuis que je suis ici. On ne change pas une équipe qui ga… enfin non, oubliez.

Le début de match me donne raison, on joue mal, Monaco prend vite l’ascendant. La possession est quasi-nulle, et les relances approximatives. Le football que j’aime. Et finalement la lumière vient de Mexer, pourtant solide à son habitude, mon défenseur offre littéralement le ballon à Bernardo Silva pour que celui-ci ajuste tranquillement Costil. Monaco mène 1-0.

Je suis plutôt surpris, je m’attendais plus à ce que ce soit Cheikh M’Bengue qui donne le ballon du but à Monaco. Peu importe, seule la manière compte comme on dit.

La mi-temps arrive rapidement. J’entame une petite causerie à la mi-temps, pour faire illusion, je leur dis de continuer comme ça, que les occasions viendront d’elles-mêmes, que j’ai connu ce genre de situation en Espagne. Ils ont l’air remotivés. Les cons.

oeil

La partie reprend, Louis II est bouillant, les CM2 du collège Louis Rainier, invités par le Prince Albert, entament des « on est chez nous ». Tremble Maracana.

Du coup je suis serein, Monaco mène, Monaco encaisse rarement des buts, j’entame un concours de jeux de mots avec Michel, mon adjoint. C’est le seul que je peux supporter dans le coin.

« Tu crois qu’il utilise la Force quand il marque Kamil ? »

Michel est fort à ce jeu putain.

Je fais rentrer Prcic en jeu, il est mignon le petit, il avait des étoiles plein les yeux en signant ici. Il me fait de la peine. En attendant c’est le seul meneur de jeu potable de mon effectif, et je continue d’aligner Doucoure malgré tout. Je pensais que c’était un peu gros mais non, ils continuent d’y croire. Les cons.

Ça me donne une idée, du coup j’enchaine fièrement avec un petit « Tu crois que si je donne une perceuse et des clous à Prcic, Sanjin les visse ? ». Michel me regarde sceptique. Il l’a pas. Pourtant je pense que c’est de loin ma meilleure depuis que je suis en France. Pays de cons.

Je relève la tête, je regarde ma montre, il reste 20 minutes. Interminable ce match. Je vais tenter un truc pour déconner. Je fais rentrer Grosicki et Habibou. Boum. 4 attaquants sur le terrain. On va bien en prendre un deuxième à ce rythme.

Les minutes défilent, on commence à jouer bien, je regarde la scène du bord du terrain, impuissant. Ça commence à sentir mauvais cette histoire. Je pensais pourtant être à l’abri en faisant rentrer Celui Dont On Ne Doit Pas Prononcer Le Nom sur le terrain. Il approche tout de même des 1.000 minutes sans marquer. Sacrée performance pour un buteur. Je penserai à féliciter Jean-Luc de la cellule recrutement pour m’avoir déniché cette pépite.

Pire encore, ce tocard profite d’un superbe travail de Grosicki pour égaliser. Je bous intérieurement. Je dois pourtant faire bonne figure, faudrait pas qu’on se doute de quelque chose.

L’arbitre siffle la fin du match. J’esquisse un sourire ou deux devant les caméras, je parle de coaching gagnant, et je vais vite rejoindre ma femme pour me consoler. Ruello et Pinault pourraient bien débarquer lundi dans mon bureau, mais à mon avis ce sera pas pour me dire qu’on s’arrête là. Il me reste une saison pour les convaincre après tout. Les cons.

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