mer. Oct 23rd, 2019

TLM Sen Foot

Mais on le dit quand même

ASSE – SCB : On était à une représentation théâtrale d’une comédie dramatique (pour adulte).

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« Bonjour nous sommes le Dimanche 30 Août 2015, il est 6h45, Bison Futé voit rouge dans le sens des retours […] » Okay, okay, j’avoue qu’en partant pour Geoffroy Guichard pour aller voir le SCB, ce lancement d’Autoroute FM aurait dû me mettre la puce à l’oreille.  Avant d’ajouter « Prenez vos dispositions car il fera très chaud, pensez à vous hydrater, surtout après l’effort […] » Bien que plutôt passif sur le viol de Monsieur Gautier, il est vrai que j’aurai dû également prendre mes précautions, mais que voulez-vous… ça aura le mérite de faire une rubrique lubrique, sponsorisée par Durex !

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Gautier: « Mmmh lequel je choisis pour le prochain rouge… » 1/2. Credits SC Bastia.

3 minutes d’effort avant de balancer la sauce

Franchement, j’étais chaud… Belle petite journée, stade qui transpire le football, petit apéro sur le parking en retrouvant les copains, bref des préliminaires plutôt encourageants avant de « rentrer dans le vif du sujet ». Mais c’était sans compter sur cet infâme encarteur précoce, à peine rentré, Antony n’en peut déjà plus… Trop chaud ? Trop d’émotion ? Trop de masturbation cérébrale en se faisant le film du match ? Nul ne sait, enfin si, Antony Gautier le sait, mais le mea culpa de l’omniscient sur le rectangle vert n’existe pas, tout comme la pédagogie d’ailleurs. Il aura donc fallu (et non phallus, c’est une chronique sur le viol mais il y a des limites tout de même) un peu plus de 180 secondes avant de subir la première charge du poto de Chapron et Varela… 180 petites secondes et une première faute, enfin si l’on peut l’appeler comme ça, pour se retrouver le cul à l’air avec du sel de Guérande autour de la rosette (pas de Lyon pour le coup, mais de Sainté). Il est vrai que Tony (bizarre que tous nos violeurs arbitraux se prénomme tous ainsi : Chapron Gautier… Varela*), fut grandement aidé, pour s’insérer dans ce match, par une actrice avec un talent de simulatrice hors pair : Fabien Lemoine (35ème seconde de la vidéo). Notez la fréquence du cri qui concorde aux mouvements, du grand art… Enfin une minute plus tard, le cabri courait bien vite et pouvait brouter son gazon maudit tranquillement. On dit souvent que pour gagner un match il faut avoir son douzième homme, bien sûr habituellement nous parlons du public (et celui stéphanois fait figure d’un des meilleurs de France…) sauf qu’en ce long dimanche de fist’ançaille, il parait évident qu’il ne s’agissait ni des MF ni des GA, simplement d’un petit homme en jaune !

Après le sel de Guérande un peu de piment…

Pris à froid et sans véritable tour de chauffe, on boîte pendant quelques minutes (dans le jargon pornographique : la démarche du cowboy). Sous les nombreux assauts des verts, les Turchini courbent l’échine, et suite à un corner (complètement inexistant puisqu’il y avait sortie de but) et à une erreur d’appréciation de Palmieri, Perrin ouvre le score pour les verts. Dans les têtes, ça cogite et à 10 contre 12, on commence à se préparer à un diamètre important à faire passer… En tribune on cherche à crier à l’aide, d’appeler au secours de ce drame qui  se produit sous nos yeux, mais nos alarmes sont asphyxiés par les complices de cet odieux crime, les Magic Fans… 35 guerriers, si valeureux soient-ils, ne peuvent faire le poids face au Kop Nord. Il faut souligner à ce sujet que l’échange Kop à Kop entre MF et GA, et déjà entendu la saison dernière, fait son petit effet… Mais je n’ai pas fait autant de kilomètres pour faire le spectateur, au final on aura bien chanté mais pas pour grand-chose…

Les fesses sont rouges, mais on résiste…

Alors que nous pensions participer sans consentement à une orgie, les bastiais partent orgueilleux à l’attaque des buts stéphanois, mais ils manquent le cadre à plusieurs reprise. Sur une passe contrée deux fois par de la défense stéphanoise, Danic récupère le cuir et permet d’égaliser avant la pause ! Les quelques sauvages dans le parcage, dont je fais bien évidemment partie, deviennent complètement fous. Dans ma tête, on ne met pas le but à Sainté à ce moment-là, mais à la ligue et à son représentant de l’après-midi… La mi-temps nous permet de souffler et d’espérer une issue favorable, quoi de pire qu’un peu d’espoir trompeur!

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Quelques méchants sauvages keurses dans leur milieu naturel. Crédits SC Bastia.

On reprend le jeu avec de la rage et de l’envie… Sur un ballon côté droit, et alors qu’il n’est pas du tout attaqué, Eysseric, décoche une frappe plutôt anodine loin de but, Jesper (me tromper sur lui car il ne m’inspire pas confiance) Hansen, bien aidé par le soleil dans les yeux, fait un bond de vieille grenouille cherchant un nénuphar pas trop loin mais qui se trompe dans l’appréciation des distances (être vieux et presbyte, quel fléau) et finit dans le marais… Le cœur et le cul brisés, une larme parcourt mon visage, ça fait mal… Et comme un malheur n’arrive jamais seul, le dernier coït va piquer sévèrement !

On vous en remet une histoire de bien finir

Sur une passe en profondeur, Kamano, notre petite pépite, essaye de se défaire du marquage de Perrin, il arrive dans la surface et met le pied sur le ballon, l’autre jambe part avec le défenseur, le ballon est dans les gants du Ruffier sa cheville gauche aussi… Kamano est au sol et à l’air de souffrir. Je peux comprendre qu’on siffle et pénalise les fautes sur le gardien, mais bon on est loin des gestes de boucher si cher à Pierre M. Pour le reste, je préfère laisser cette photo illustrer mon sentiment :

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Gautier: « Mon choix est fait, ça sera le petit allongé là… » 2/2

C’en est trop, 9 contre 11 + 1 + 1 (même si selon certains « c’est pas bien de siffler son équipe », il s’avère quand même que les stéphanois ont quelques leçons à donner à l’ensemble des tribunes française en général… Avis personnel bien évidemment).

Je doute qu’un joueur du Sporting ne lise cet article, mais avant de le ponctuer, je voulais vous dire une chose. Lorsqu’une trentaine d’Accaniti passent des heures pour se déplacer et restent debout pendant 90 minutes pour vous soutenir. Même si vous êtes dégoûtés de l’affront jeté au visage, même si vous êtes fatigués et que la douche s’impose… Un petit geste nous ferait plaisir ! A part Fofana, Hansen, et, bien sur, notre Cahu qui est venu nous applaudir longuement, les autres ne sont pas venus… Tous les déplacements se valent, que nous soyons 3000 comme à Monaco ou 35 comme ce dimanche (parenthèses fermées).

Le trajet retour est long, comme l’organe mythique de notre ex coach Claude M. aka l’anaconda. Plusieurs heures de route avec un pain de glace sur le siège pour limiter les saignements et une sale envie de se laver après s’être fait violer par le corps arbitral, au moins la route me permettra d’éviter le CFC, c’est déjà ça !

La morale de cette histoire, c’est qu’une nouvelle fois le trou s’agrandit entre la ligue et nous. Cette justice au faciès et ce manque de respect ressenti auront une incidence bénéfique sur le reste de la saison… L’unité, l’unité des supporters, celle des joueurs et du staff et des dirigeants… Car unis nous vaincrons : UNITI VINCEREMU (avec un café).

Allez, il y a pire que ça, on n’était pas loin des foyers Emmaüs avec tous ces cartons !


NDLR : Apportez votre soutien à @FronceFatbool , c’est un homme révolté qui vous a fait ces lignes.

2 thoughts on “ASSE – SCB : On était à une représentation théâtrale d’une comédie dramatique (pour adulte).

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