dim. Oct 20th, 2019

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Mais on le dit quand même

Dans l’oeil de Der Zak’ : Que se passe-t-il au FC Nantes ?

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Après vous avoir quitté en 2014 sur une note plutôt positive, me voici de retour en 2015 avec une gueule de bois qui traîne depuis le réveillon de la Saint Sylvestre. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que je ne suis pas un cas isolé. La contagion semble avoir affectée la totalité des joueurs, une vraie épidémie. Bilan santé de ces dernières semaines.

 der zakarian

La crise de janvier…

La nouvelle année a débuté de manière poussive : certes une qualification 4-0 contre les Martiniquais du Club Franciscain (DH), mais face à un adversaire de ce standing ce résultat est le minimum syndical. Et un match nul 0-0 à domicile face à Metz qui est pourtant un adversaire prenable, surtout à la maison.

Il s’en est suivi deux défaites à l’extérieur. Tout d’abord la piteuse élimination en Coupe de la Ligue par le LOSC (2-0) dans un match vide d’intérêt puis un revers sur le plus petit écart conte Monaco (1-0).

L’exploit accompli face à l’OL en seizièmes de Coupe de France (3-2) ne nous a pas permis de redresser la barre en championnat puisque quatre jours plus tard nous avons subit une correction 4-0 à Montpellier avec des largesses défensives exceptionnelles. Enfin le nul face à Lille (1-1) à la Beaujoire ne nous a pas relancé.

Parti pour durer ?

 

Revenons maintenant sur les trois derniers matchs de Février. Pour le compte de la 24ème journée nous avons arraché un match nul (0-0) de manière inespérée à Nice. Les Aiglons ont manqué de réussite face à un Riou On Fire. Carlos Eduardo s’est même vu refuser un but pour un hors-jeu imaginaire. Tant mieux pour nous.

La semaine dernière se tenait face à nous un défi quasi insurmontable : un huitième de Coupe de France au Parc. Malheureusement les joueurs n’ont pas répondu présents, sans doute crispés par l’enjeu. Pourtant Paris n’a pas eu énormément d’occasions et n’a pas eu à accélérer une seule fois pour l’emporter. Nous nous sommes sabordé tout seul en donnant deux buts à l’adversaire en première mi-temps.

Enfin l’équipe semble avoir touché le fond samedi face à Bastia. Les joueurs se devait de se rattraper devant notre public jusqu’ici très patient. Il n’en fut rien, encore une défaite (0-2). Plus que les mauvais résultats en eux-mêmes, c’est le manque d’envie et le néant collectif qui saute aux yeux dans ces derniers matchs. Évidemment on ne peut pas attendre des joueurs qu’ils sortent un match référence toutes les semaines mais même lorsque la technique ou le physique leur fait défaut, ils ne peuvent pas se permettre de lâcher l’équipe, de lâcher le club ou de lâcher les supporters. Or certains font preuve d’un manque d’implication quand d’autres semblent avoir tout simplement la tête ailleurs. Même si j’ose imaginer qu’il va y avoir une remise en question au sein du groupe, il n’est pas dit que le problème soit réglé d’un claquement de doigt.

Quels enjeux pour la fin de saison ?

 

Si on dresse un bilan sportif, pour le moment la situation n’est pas catastrophique loin de là. Bien qu’éliminée des deux coupes, l’équipe pointe à la dixième place du classement avec 33 points. Cependant un relâchement n’est pas permis puisque l’on ne possède que sept points sur le premier relégable. Même si Lens et Metz semblent déjà condamnés, il faut assurer rapidement 45 points pour ne pas tomber dans le doute et se mettre à portée de vue de la zone rouge. Quatre victoires, c’est ce qu’il nous manque donc pour assurer le maintien. L’équipe va devoir se remettre dans le bain rapidement et retrouver un réalisme devant le but (seulement 1 petit but sur les six dernières journées de championnat!). Outre le match contre Lyon aujourd’hui, les échéances vont arriver très vite avec des confrontations contre des clubs qui sont dans la même situation que nous : Guingamp très en forme en ce moment, Reims, Evian qui est pour le moment 18ème (article écrit avant la 26e journée, ndlr), le derby à Rennes puis Caen. C’est sur cette série de cinq matchs qu’il faudrait prendre ces précieux points sous peine de voir tout le monde nous passer devant. Si l’objectif maintien est à peu près atteint d’ici là il nous restera alors de beaux matchs à jouer contre des adversaires plus haut de gamme : Sainté, l’OM, le PSG et Bordeaux pour peut être décrocher une (des) victoire(s) de prestige et finir en première partie de tableau.

2012-2015, la fin d’un cycle

La fin de saison aura également pour but de révéler qui s’inscrit encore dans la continuité du club et qui pourra prendre un bon de sortie avec les remerciements pour les services rendus. Car oui les dernières prestations sont aussi symptomatiques d’une fin de cycle au niveau d’une partie de l’effectif. L’équipe ne tourne plus aussi bien que la saison passée, et l’euphorie affichée suite au retour dans l’élite est redescendue depuis. Sur les onze joueurs les plus utilisés cette saison en Ligue 1, sept étaient déjà présents il y a trois ans lors de la montée.

Équipe type pour la saison en cours (minutes jouées)

 FCN14/15

L’interdiction de recruter cet été et au mois de janvier explique forcément le manque de renouvellement de l’effectif et je pense que ce renforcement nous fait également défaut en ce moment. Bammou s’est imposé à la pointe de l’attaque mais il a encore tout à prouver. Avec Gakpé, Bedoya, N’Koudou et Bessat, on ne possède que quatre ailiers et donc sept joueurs de couloir au total avec les trois latéraux Veigneau, Cissokho et Alhadur. C’est trop peu de solutions pour tenir une saison entière.

Voilà pourquoi la prochaine période de transferts va sans doute marquer un tournant. Si certains comme Gakpé (Genoa) ont déjà annoncé leur départ, d’autres (Bessat, Riou et Deaux) n’ont toujours pas prolongé et seront libres en juin prochain. La direction et le staff devront alors faire les bon choix entre qui conserver, recruter intelligemment comme ce fût le cas pour Bedoya et Hansen par exemple et quels jeunes lancer dans le grand bain. Mis à part N’Koudou et Dupé, nous n’avons que trop peu vu les derniers joueurs sortis du centre de formation (Rongier, Dubois, Niane, Walongwa et autres Iloki…). Ce qui est sûr, c’est que la marge d’erreur ne sera pas grande contrairement au risque de débuter le prochain exercice dans le dur et/ou en allant droit dans le mur.

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