mer. Nov 20th, 2019

TLM Sen Foot

Mais on le dit quand même

Dans l’Oeil de Fournier – Lille/Lyon: Hot Dogues

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Au lendemain d’une magnifique victoire de l’ogre caennais à Marseille, on se déplace à Lille. La meilleure berceuse de Ligue 1 face à celle produisant le meilleur jeu. Une semaine après une victoire laborieuse contre Nantes, l’équipe se doit de creuser l’écart avec le PSG, l’unique réel concurrent au titre.

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La compo d’équipe

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On ne change pas une équipe qui gagne. Sauf à Lyon. Rachid Ghezzal, espoir depuis 6 ans à l’OL, prend la place de Gourcuff en 10. Il ne veut pas jouer à l’heure du goûter, donc on va attendre la 60ème minute le temps de le laisser digérer un peu. Jallet reprend sa place, Dabo aussi. Les neufs autres joueurs étaient titulaires face à Nantes la semaine passée.

La première mi-temps

On commence fort. 3 minutes de jeu et corner pour l’OL. Fekir le tire à ras de terre dans la surface. Le ballon évite les défenseurs lillois et arrive dans les pieds de Tolisso qui reprend de volée et marque, seul au point de pénalty. On a marqué sur corner, je vous jure que c’est vrai. A-t-on marqué trop tôt ? La réponse est: on est à Lille. Il doit aussi y avoir une statistique disant que lorsqu’on ouvre le score en première période on ne perd pas. Vous avez rien compris ? Tant mieux, parce que si on écoutait les stats, Clinton N’jie serait nul.

Lille, privé du grand Nolan Roux, ne propose rien. De notre coté, on fait un toro au milieu de terrain, pendant que les joueurs adverses semblent découvrir le football. Ghezzal en fait de même, et tente une frappe de loin qui passe largement au-dessus à la 24ème minute. Lille multiplie les fautes, comme si on ne s’ennuyait pas assez. Lacazette et Fekir sont constamment bousculés par la défense, et ont donc très peu d’occasion de pénétrer dans la surface.  38ème minute, René Girard sort Mendes et fait rentrer Delaplace, Lille passe en 4-4-2 losange. Aucune personnalité. Mais là est sûrement le tournant du match. Le milieu lillois est inexistant, et Ryan Mendes multiplie les mauvais choix. A Lyon on a Rachid pour ça, qui gâche chaque occasion de contre et préfère envoyer Jordan Ferri face à 2 défenseurs que Fekir seul au gardien (44ème). Notre meneur de jeu à une vista digne de celle de Jean-Marie Le Pen.

La seconde mi-temps

Les Dogues reviennent déchaînés. Et je pèse mes mots, pour la première fois de la partie ils viennent de réussir deux passes d’affilées. Plus sérieusement, l’équipe lilloise est métamorphosée. On se fait dominer au milieu de terrain, les nordistes récupèrent beaucoup plus de ballons et pressent à chaque ballon perdu. Maxime Gonalons effectue une piteuse performance, ce qui est suffisament rare pour être souligné. 56ème minute, le milieu défensif effectue une transversale vers Jallet interceptée par Beria qui effectue un une-deux avec Koubemba dans l’axe aux 20 mètres. Beria trouve Gueye dans l’axe qui combine avec Rony Lopes et récupère le ballon au point de pénalty. 1-1, Gueye égalise. Le coaching de Girard est récompensé, une fois n’est pas coutume. L’entrée de Delaplace a tout changé.

Quatre minutes plus tard, Rony Lopes double la mise. Belle frappe. Consternant pour un leader en revanche. Il est quand même temps de faire rentrer Gourcuff. Fekir et Lacazette ayant disparu de la circulation depuis la reprise, avoir un 10 sur le terrain ne peut faire que du bien à l’équipe. On va alors rejouer pendant quelques minutes, mais Enyeama est là, comme souvent. Lacazette trouve Bedimo à la 71ème mais le latérale se heurte à un mur. Une minute plus tard, c’est Lopes qui nous sauve de l’humiliation face à Delaplace. La fin du match n’est que déception et souffrance. Le seul exploit est une frappe cadrée de Christophe Jallet. Défaite face à Lille. Lille, putain.

Bilan du match

Magnifique première mi-temps. Le reste est consternant.

2 thoughts on “Dans l’Oeil de Fournier – Lille/Lyon: Hot Dogues

  1. L’absence de personnalité évoquée pour le 442 losange est drôle, ça fait rire tout le monde, sauf Rémi Garde. Au final, Dr Jekyll et Mr Hyde ont dominé un fantôme se pâmant devant la glace.

    Sinon c’est Koubemba au une-deux avec Béria sur le premier.

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