mer. Oct 16th, 2019

TLM Sen Foot

Mais on le dit quand même

George Best, idole des Sixties

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Le premier épisode « George Best, Belfast Boy » est ici

Le second épisode « George Best, Red Devil » est par là

Le troisième épisode « George Best, les ailes coupées » est aussi par là

Huit ans après sa mort, quarante ans après son départ de United, George Best est encore considéré comme une légende par toute une génération qui ne l’a pourtant jamais vu jouer. Étoile filante sur la scène internationale, le Nord Irlandais était avant tout un savant mélange entre talent footballistique et représentant de son époque.

Nostalgie

Best représente tout une époque aujourd’hui révolue, celle des années 60, du mouvement hippie, de la libération sexuelle, du rock’n roll … Comme l’explique Claude Boli, historien du sport – avec un tel nom, il devait être prédestiné – la décennie qui a fait la gloire du cinquième Beatle voit le recul de valeurs datant du 19e siècle et l’arrivée de comportements nouveaux, sous influence notamment américaine. Point de vue foot, la starification des joueurs débute, Best en première ligne. Son style de vie complètement débridé régulièrement affiché par les tabloïds suscite bien plus que la curiosité de toute cette première génération de baby boomers. Les publicitaires s’arrachent logiquement sa gueule d’ange. Même la très sérieuse BBC s’intéresse à lui à travers des émissions de très grande audience comme le Michael Parkinson’s Show. En 2009, son animateur vedette confie même au Belfast Telegraph “Quand George arrivait sur la scène, il était comme le cinquième Beatle, un beau garçon, une idole pop de son temps. Il a été conçu pour les années 1960”.

Aujourd’hui, dans un monde du football stéréotypé, trop lisse, Best réveille en chacun cette nostalgie d’une football où l’argent n’était pas encore totalement roi. Impossible d’imaginer des footballeurs de classe mondiale rater des entraînements ou encore s’y pointer bourré. “Il n’y avait aucune protection autour de lui comme il y en a autour de David Beckham”, confie même Parkinson. Dans sa communication, George n’a pas de conseiller, et ses punchlines aussi bien que ses confessions en live sur les chaînes nationales font de lui quelqu’un d’attachant, un homme dans lequel nombreux se reconnaissent.En 1973, juste après sa première retraite, Best balance même tout ce qu’il a sur le cœur sur le plateau de la BBC, sans aucune réponse conçue à l’avance.

Les nouveaux Best

En se basant sur cette nostalgie, l’homme tente toujours de renouer avec cet âge d’or en trouvant de dignes successeurs à ses idoles du passé. On nous a annoncé un bon nombre de nouveaux Zidane, alors pensez au nombre impressionnant de “nouveaux Best” ces trente dernières années, de Keegan à Cantona en passant par Bale. En 2004, le principal intéressé s’en amusait même quand on le comparait à un jeune ailier mancunien du nom de Cristiano Ronaldo “Pendant des années, j’ai vu défiler des “nouveaux George Best”. C’est la première fois que je prends ça pour un compliment”. Un bon nombre de grands joueurs, notamment britanniques, se sont vu affubler de ce glorieux surnom. Ce fut notamment le cas de Ryan Giggs à ses débuts dans les années 90, sauf qu’au courant du précédent Best, son coach cette fois ci, n’hésitera pas à le pouponner.

 

Quand je n’avais que 15 ans et que je jouais pour l’équipe d’Angleterre scolaire, on me comparait tout le temps à George, mais cela ne m’a jamais mis la pression. Pour être honnête, cela ne m’a jamais vraiment influencé” raconte même le Gallois. Et Beckham dans cette affaire ? Le Spice Boys a peut être l’une des vies privées les plus publiques du monde du football, comme Best en son temps. Trop peu pour le Nord Irlandais “Il ne peut pas tirer avec son pied gauche, il ne peut pas faire de tête, il ne peut pas tacler et il ne marque pas beaucoup de buts. A part ça, il est pas mal”. Il y a quelques jours, c’était au tour du jeune belge Adna Januzaj de se voir comparer au Belfast Boy … Mais quoiqu’il arrive, jamais un joueur ne représentera mieux son époque que George Best.

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