mer. Oct 16th, 2019

TLM Sen Foot

Mais on le dit quand même

Lisandro Lopez, un an après.

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Credits : gwafo.weebly.com
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Eté 2012. New York. Red Bull Arena. Trophée des Champions OL- Montpellier. Ascenseur de l’entrée principale. Votre serviteur y rentre, il y voit Dieu. Non, pas Dieu, mais presque. Un petit homme, barbichette bien soignée, tête basse, il regarde ses pieds. Licha. Licha est là. Il est timide, presque effrayé. Et pourtant, une espèce d’aura l’entoure. Tout l’ascenseur le regarde. Je lui demande en espagnol si sa blessure lui permettra d’être là lors du retour de la Ligue 1. « Si, creo que si ». Une poignée de main, et il s’en va. Peu de personnes m’ont fait une impression aussi forte en 30s. Un charisme d’un autre temps, un Cantona des plaines argentines, amateur d’asados et de longues randonnées.

C’est la première chose qui frappait quand on voyait Lisandro. Sur le terrain, la hargne. L’envie. Jamais renoncer, toujours courir, combattre jusqu’à la fin. En dehors, un homme très réservé, presque « Messiesque ». Été 2013, Licha s’en va pour 7M, poussez vers la sortie par les finances déjà désastreuses du club. Peu de départs auront autant marqués le simple supporter lyonnais. Seul Juninho, parti après 100 buts au club, aura eu le même effet émotionnel. Le mouvement Lisandriste est né, des nostalgiques, des amoureux, des connaisseurs. Une empreinte indélébile en si peu de temps. Son show à Anderlecht, ses deux matchs contre le Real, ses buts contre Marseille. Ce type était parfait. Son passage très discuté sur l’aile un poste au profit de B.G**** l’avait encore plus propulsé dans les cieux, les supporters prenant, en très grosse majorité, son parti. Lisandro, c’est le sacrifice pour le collectif, l’esprit football parfait, le football as a game.

Eté 2014, fin aout. L’OL est au plus bas. 4 défaites de rang, un jeu pathétique, des blessures de folies, un seul joueur au dessus de la moyenne et 5-6 titulaires très moyens. La fin d’une époque, dont le départ de Lisandro fut le coup de grâce finale. Un leader parti, un leader capable de motiver toute une équipe avec un simple petit post-it, un soir glorieux à Bernabeu. Il nous manque, Lisandro. Il faudra du temps et de la patience au supporter lyonnais pour retrouver un attaquant de sa trempe.

Il était unique Licha, il était magique.

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