ven. Nov 15th, 2019

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Mais on le dit quand même

Preview MLS: Présentation de l’Eastern Conference

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La saison 2015 de MLS débute ce week-end. retour sur la Conférence Est, à mi-chemin entre forces en présence et pronostics.

Ces dernières années, la Conférence Est était un peu considérée comme le parent pauvre de la MLS, qui connaissait le même phénomène qu’en NBA. Cette impression s’est accrue avec le départ de Kansas City et de Houston à l’Ouest. A l’exception de New England et peut-être de Philadelphie, toutes les équipes entament leur saison 2015 dans une optique de reconstruction ou dans une quête de confirmation.

Chicago Fire

Attention, recrutement intéressant ! Roi des matchs nuls la saison dernière (18 en 34 rencontres), le Fire a décidé de passer à la vitesse supérieure en renforçant principalement son secteur offensif. Le club de l’Illinois s’est adjugé les services de trois joueurs désignés avec le Nigérian Kennedy Igboananike, le Ghanéen David Accam (24 ans et présent à la dernière CAN) et surtout l’international écossais Shaun Maloney en provenance de Wigan. Ainsi, le milieu de terrain et le front de l’attaque sont bien fournis puisqu’on peut y ajouter Mike Magee, Quincy Amarikwa, Jeff Larentowicz, Giuly do Prado ou encore Razvan Cocis, international roumain qui disputera sa première saison complète avec le Fire.

Néanmoins, un problème de quantité et de profondeur inquiète à l’arrière. Si le but sera encore gardé par l’excellent Sean Johnson, la défense paraît juste avec Lovel Palmer, Eric Gehrig ou encore l’ancien Rennais Adailton, arrivé cet hiver. Joevin Jones est un inconnu à l’échelle MLS. Frank Yallop pourrait bricoler un peu. Si son opération Ikea fonctionne, le Fire peut espérer retrouver les play-offs pour la première fois depuis 2012.

Columbus Crew SC

Columbus se retrouve à l’éternelle croisée des chemins. Après des années en bas, le Crew a retrouvé la partie qualificative du classement en octobre dernier, un peu à la surprise générale. Ainsi, deux choix s’offrent à lui: confirmer et entamer un nouveau cycle vertueux ou s’effondrer et montrer que ce n’était qu’un simple coup d’un soir.

De nombreux éléments poussent à favoriser la première option. Gregg Berhalter disposait d’un groupe jeune et talentueux. Celui-ci est stable et est désormais plus expérimenté. L’Argentin Federico Higuain, seul Designated Player de l’effectif, sera une nouvelle fois le fer de lance du Crew. Il sera accompagné à l’animation offensive de la jeune garde Will Trapp, Ethan Finlay, Romain Gall, de l’international irakien Justin Meram et du revenant Kei Kamara, bien connu dans la ligue. Défensivement, Columbus s’annonce également comme un client sérieux. La charnière centrale Pogatetz-Parkhurst pourrait très vite devenir l’une des meilleures charnières à l’échelle de la ligue. Ils devraient être accompagnés de Tyson Wahl et Chris Klute au niveau des postes latéraux. On suivra également les deux recrues scandinaves avec intérêt: Kristinn Steindorsson et Mohammed Saied. S’il existe des doutes sur la finition, Higuain a notamment prouvé par le passé qu’il pouvait s’en charger. Malgré le départ de Bernardo Anor, Columbus présente sur le papier tous les atouts pour confirmer. Il faudra le faire sur le terrain.

D.C. United

Après une dernière place en 2013, la franchise de la capitale a spectaculairement redressé la barre la saison dernière en décrochant la première place de la conférence. Comme Columbus, les hommes de Ben Olsen se retrouvent devant une alternative: confirmer ou s’effondrer. En 2013, ils n’avaient pas réussi à trouver la formule de l’équation. En 2015, Washington a pourtant répété les mêmes actions d’hiver qu’à l’époque: ne rien changer en une équipe qui a fonctionné. En effet, les joueurs partis étaient cantonnés au rôle de depth player. 3 arrivées sont à noter: Michael Farfan, Jairo Arrieta et le Finlandais Markus Halsti, qui a participé à la Champions League avec Malmö. De son côté, Fabian Espindola a été récompensé en recevant un contrat de Designated Player.

La réussite de D.C. dépendra de celle de son attaque. Fabian Espindola n’est pas un réel buteur et Chris Pontius revient d’une longue blessure. Quant à Eddie Johnson, il est capable d’alterner le très bon et le très mauvais. L’alchimie défensive et au milieu devrait rester puisque celles-ci sont restées dans leur intégralité.

Impact de Montréal

Très active sur le marché des transferts, la franchise québécoise a réalisé l’un des beaux coups de cette intersaison: la venue de l’international belge Laurent Ciman, non soumis au régime de Designated Player. Cette année, l’Impact de Montréal devrait entamer une saison de construction, à l’instar de Chicago ou Orlando. Di Vaio à la retraite, la tâche de buteur principal devrait échouer à Jack McInerney. La défense peut donner quelque chose d’intéressant avec Ciman, Soumaré, Camara ou encore Oyongo, si celui-ci réussit à résoudre son imbroglio. Au milieu de terrain, Frank Klopas aura l’embarras du choix. L’entraîneur pourra compter sur Bernier, Reo-Coker, Donadel ou encore Dilly Duka. L’homme à suive cette saison sera sans doute Ignacio Piatti. Les supporters du Stade Saputo auront la chance d’assister à la première saison entière de l’Argentin sous le maillot frappé de la fleur de lys. En six matchs en 2014, celui-ci a montré de belles choses.

Encore une fois, l’Impact pourra également compter sur son académie. Ces dernières années, les franchises canadiennes ont pu sortir beaucoup de jeunes pousses de leurs centres de formation. Montréal n’y échappe pas avec les arrivées dans l’effectif des Tissot, Lefevre, Crépeau, Gagnon-Laparé ou encore Jackson-Farmer. Si la greffe prend, l’Impact peut s’élever haut à l’avenir. Le test de Pachuca fut d’ailleurs une belle réussite puisque l’Impact a décroché sa qualification pour les demies de la Ligue des Champions contre les Mexicains.

New England Revolution

Une seule équipe semble être prête pour la nouvelle saison. Celle-ci est basée dans le Massachusetts. Finaliste la saison dernière, New England fut une demie-surprise. Si elle était attendue pour confirmer sa place en play-offs, son niveau de jeu et sa place de finaliste ont surpris la plupart des observateurs. Cela a coïncidé avec l’arrivée de Jermaine Jones en juillet, qui a pu compter sur une véritable coupure cet hiver.

Parmi les noyaux du collectif, seul le défenseur central A.J. Soares est parti, préférant les charmes de la Norvège (Viking Stavanger) à une cinquième année à Foxborough. La défense pourrait être le seul chantier de Jay Heaps. Il s’agit en effet du seul secteur où les titulaires n’auront pas de remplaçants. Heaps pourrait-il convaincre Jones de descendre d’un cran, comme en équipe nationale ? Vu la densité du milieu (Caldwell, Kobayashi, Rowe, Hall, Nguyen…), ce coup pourrait être possible. La ligne offensive sera également intéressante à suivre, avec un Charlie Davies qui retrouve de bonnes sensations, le retour d’un Jerry Bengston revanchard et surtout celui de Juan Agudelo après ses déboires administratifs au Royaume-Uni.

Jay Heaps devrait continuer son cycle vertueux. Pour ce faire, il faudra gommer les dernières erreurs entrevues la saison dernière (notamment une série noire estival de 7 défaites consécutives). Quand il a prise l’équipe, celle-ci venait de terminer à la dernière place de sa conférence en 2011. Neuvième en 2012, troisième en 2013, deuxième en 2014. On vous laisse deviner la suite idéale.

New York City FC

Rarement une équipe d’expansion n’aura été aussi intrigante. Surtout quand celle-ci donne autant de raisons de se réjouir que de s’inquiéter pour elle. Contrairement à Orlando, le NYCFC n’avait pas d’équipe de base en USL Pro. Il lui a fallu user des stratagèmes habituels de la MLS. Ici, des drafts, des échanges anticipés, des drafts, des Designated Players et des drafts. Jason Kreis le sait, il sera difficile de mettre les choses en place dès cette année avec ces joueurs venant de tous horizons.

Néanmoins, on retrouve plusieurs têtes d’affiche à suivre dès cette saison. L’ancien international espagnol David Villa devrait permettre au NYCFC de glaner de nombreux points précieux pour une éventuelle qualification. Le public américain aura également enfin l’occasion de juger son international Mix Diskerud sur une base régulière. En attendant (peut-être ?) Frank Lampard… A côté d’eux, New York possède dans son effectif des joueurs habitués aux joutes MLS.

Malgré cela, l’effectif new-yorkais semble léger en termes de niveau sur certains points, un point de vue assez contraire aux ambitions avouées du club. Un George John en forme est une bonne recrue mais cela lui est arrivé très peu depuis 2012. Grabavoy, Watson-Siriboe ou encore Ballouchy n’ont jamais été des top players dans leurs anciennes franchises. McNamara, Mullins et Velazquez ont montré de belles choses en MLS mais pas sur le long terme.

Dans l’histoire de la ligue, il n’existe que deux équipes d’expansion ayant réussi à décrocher une qualification dès leur première année: Chicago en 1998 (avec le titre à la clé) et Seattle en 2009. Avec un tel effectif, New York City ne devrait pas le faire dès 2015. L’essentiel sera avant tout de mettre en place le projet (avancer sur le dossier du stade par exemple) et surtout de se racheter une conduite après l’affaire Lampard.

New York Red Bulls

Une intersaison à très vite oublier. Les Red Bulls n’étaient déjà pas connus pour être des modèles de stabilité à la base. Cet hiver, ils viennent de frapper encore plus fort. Thierry Henry est parti, comme il était prévu. Tim Cahill a été libéré de son contrat et Mike Petke a été viré de son poste d’entraîneur. Ça, c’était moins prévu. Or, ces trois personnes étaient les arbres qui cachaient la forêt. Les supporters ont entamé sur Twitter une campagne #RedBullOut. Pour eux, l’investissement de la marque à New York est dérisoire par rapport à Salzbourg et Leipzig. Timing parfait avec l’arrivée d’une franchise basée dans la ville-même, le NYCFC (alors que les Bulls sont basés dans le New Jersey).

Au final, l’effectif à la disposition de Jesse Marsch semble être l’un des plus faibles de la ligue. La franchise s’est séparée de ses deux meilleurs défenseurs avec Oyongo et Olave et est susceptible de partir avec une charnière Zubar-Perrinelle. En attaque, on ne sait pas si Bradley Wright-Phillips va confirmer sa belle saison ni si la recrue Mike Grella va s’adapter à la MLS. Ce sont d’ailleurs les deux seuls attaquants de l’effectif. Seul le milieu de terrain semble tenir le coup avec Sam, Luyindula, Zizzo et McCarty mais surtout les arrivées de l’international américain Sacha Kljestan et de Leo Stolz, vainqueur du dernier Hermann Trophy, décerné au meilleur joueur de soccer universitaire. Assister au développement de ce joueur pourrait devenir la seule lueur d’espoir des Bulls cette saison.

Orlando City SC

C’est finalement la franchise d’expansion la moins attendue qui a peut-être réalisé la meilleure intersaison. C’est une véritable partie d’échecs que la franchise floridienne a mené. Orlando a construit un effectif intéressant pour la saison à venir mais surtout fait pour durer plusieurs années.

Pour cela, l’OCSC s’est reposé sur son équipe USL Pro de la saison 2014. Kevin Molino, MVP de l’USL, Luke Boden, Harrison Heath…. Pas moins de 8 joueurs sont restés pour la MLS. De plus, Orlando a recruté intelligemment avec une star (Kakà), des éléments chevronnés à la MLS et des jeunes pousses ayant démontré un certain potentiel MLS. Parmi les joueurs estampillés MLS, on retrouve Tally Hall, Aurélien Collin, Donovan Ricketts ou encore Brek Shea de retour aux Etats-Unis après un passage raté en Angleterre. Tony Cascio, Amobi Okugo et Danny Mwanga ont montré qu’ils avaient le niveau de la ligue par intermittences. Pour terminer, on peut évoquer tous les paris tentés (deux jeunes Portugais, deux jeunes Colombiens, un jeune Hondurien).

Le bémol devrait concerner l’attaque. Le plus vieux membre de l’escouade offensive est le Nord-Irlandais Martin Paterson (27 ans). Les autres sont des joueurs constituant une inconnue, comme par exemple le jeune Designated Player hondurien Bryan Rochez ou l’international canadien Cyle Larin, sélectionné au premier pick lors de la SuperDraft. Mais un certain Mario Balotelli est annoncé avec insistance pour cet été.

Tout ce monde sera coaché par Adrian Heath, qui connaît bien la maison. En effet, l’entraîneur anglais prend place sur le banc de touche depuis…2008, à l’époque où le club était basé à Austin. Tous ces éléments devraient emmener Orlando vers les sommets d’ici quelques années. Sera-ce le cas dès cette année avec une qualification pour les play-offs ? Tout dépendra si tout se construit bien au pays de Mickey.

Philadelphia Union

Peut-être l’équipe la plus discrète de l’hiver en termes de recrutement. Il faut dire que Philadelphia a peut-être déjà tout ce qu’il faut et joue sur la stabilité. Cependant, pendant son parcours 2014 sans play-offs, l’Union a montré plusieurs visages. Elle fut capable d’aligner neuf matchs sans victoire comme de ne perdre que deux fois en quinze matchs. Avant de connaître un coup de mou et trois défaites lors des cinq dernières journées.

Un seul poste inquiète de par son manque de profondeur: la défense. Avec 51 buts encaissés, cela n’était pas un point fort en 2014. Le manque de joueurs devrait installer définitivement Maurice Edu en charnière. Steven Vitoria est une inconnue. Les latéraux Gaddis et Williams font le job derrière sans être pour autant des game changers. Mais, heureusement pour eux, c’est un roc qui se présente derrière: Raïs M’Bolhi, qui effectuera sa première saison complète. Le prêt de MacMath a clarifié la situation : le Franco-Algérien sera le gardien titulaire. Dans son 4-2-3-1, Jim Curtin aura beaucoup de choix au milieu. Il faudra trouver le remplaçant d’Edu aux côtés de Carroll. Les trois places entre le milieu et la pointe devraient se jouer entre Vincent Nogueira, Andrew Wenger et Christian Maidana. La lutte pour le rôle de pointe concernera Conor Casey, Sébastien Le Toux ou Fernando Aristeguieta, l’ancien de Ligue 1 venu du FC Nantes.

Cette stabilité sera réellement un plus pour Philly. Néanmoins, il faudra que l’équipe retrouve son visage séduisant affiché entre mai et septembre. Et qu’elle le conserve pendant toute la saison.

Toronto FC

Cette année, le Toronto FC devrait participer aux play-offs. Voici le refrain entendu assez régulièrement en MLS, pour ne pas dire tous les ans. Pourtant, le TFC n’y a jamais participé (seules les franchises d’expansion sont dans ce cas). Censée être celle des grandes ambitions et des grandes performances, la saison 2014 a été un fiasco. Un Bradley inconstant, un Defoe performant mais avec la tête ailleurs, un Gilberto loin des attentes et un Ryan Nelsen viré après une bonne première partie de saison.

Encore une fois, l’habituel refrain revient traîner. Il faut dire que le recrutement du club de l’Ontario l’y incite une nouvelle fois. Avec en figure de proue, l’international italien Sebastian Giovinco. L’arrivée au Canada de l’ancien joueur de la Juventus a été vécue comme un symbole. Pour la première fois, un jeune joueur international d’un championnat majeur a posé ses valises en MLS, pourtant considérée comme une pré-retraite dorée. Mal à l’aise en Premier League, Jozy Altidore est revenu en MLS en échange de Jermaine Defoe, qui était…mal à l’aise en MLS. Le TFC a également récupéré Benoît Cheyrou et Alex Bono, gardien d’espoir pour les Etats-Unis. Néanmoins, comme beaucoup d’équipes MLS, le déséquilibre entre l’attaque et la défense reste important. Ainsi, seule la charnière centrale expérimentée Steven Caldwell – Damien Perquis semble, sur le papier, pouvoir tenir la comparaison. Et encore, elle pourrait être mise à l’épreuve sur le terrain.

Cette année semble être une nouvelle année importante dans la stratégie du Toronto FC. Les hommes de Greg Vanney ne devront pas se rater. Pour ne pas répéter cette impression de gâchis.

MON PRONOSTIC

1e New England Revolution

2e Toronto FC

3e Columbus Crew SC

4e D.C. United

5e Chicago Fire

6e Orlando City SC

7e Philadelphia Union

8e Montréal Impact

9e New York City FC

10e New York Red Bulls

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