lun. Juin 17th, 2019

TLM Sen Foot

Mais on le dit quand même

Qui sont les numéros 18 de Ligue 1?

7 min read

En ce dimanche 18 janvier, TLMSF s’essaie à la numérologie. Ainsi, quoi de plus normal, un 18, de s’intéresser aux joueurs gambadant sur nos pelouses de Ligain floqués du 18 dans le dos. Après analyse précise et concise de cette étude, il en est sorti quelque chose qui marquera à jamais l’histoire du foot français, voire du sport international, voire de l’humanité toute entière.

18

Certains numéros légendaires sont gravés dans l’esprit des observateurs du ballon rond. On peut directement penser aux numéros 9, ces attaquants de pointe attirés par les filets adverses. On peut penser aux numéros 7, qui ont notamment marqué et qui marqueront l’histoire de Manchester United. On peut également penser aux numéros 5, ces libéros à l’anc’ épris par le désir de ne tacler que le ballon en faisant bien attention d’éviter les chevilles de l’adversaire. Ainsi, plusieurs numéros résident dans l’imaginaire des fans de foot avec une image bien marquée. Que celui qui ne pense pas à un rugueux milieu déf en apercevant un numéro 6 me jette la première pierre. Que celui qui ne pense pas à un poète créatif (en exagérant à peine) en voyant un numéro 10 me jette aux oubliettes. Tous ces numéros sont devenus plus légendaires que les autres suite à des décennies et des décennies marquées par un football joué entre le 1 et le 11.

Mais depuis l’avènement du football moderne, d’autres numéros sont nés. Sans se mentir, ils n’ont pas la même aura que les n° 1 à 11. Cependant, chaque joueur a désormais un numéro bien particulier et cela fait vendre davantage de maillots. En Italie, il n’est ainsi pas rare de chanter à la gloire d’un joueur portant le 92 ou le 99. Chez nous, dans notre cher Hexagone, nous avons (entre autres) le numéro 18. Nous ne savons pas la chance que nous avons. Car le numéro 18 porte en lui un état d’esprit particulier, un sens du devoir plus aiguisé que les autres. Loin de nous l’idée de faire l’apologie de ce numéro a priori banal, juste l’envie de le porter aux nues, ce numéro qui vit trop souvent dans l’indifférence générale.

En France, nous avons donc remarqué que le 18 était particulier. Celui qui le porte est en réalité un être à part. Il constitue la plupart du temps un joueur formé au club. Et s’il ne l’est pas, il sait, mieux que quiconque, se référer aux valeurs du club. Ces dernières et les valeurs personnelles du joueur ne font souvent qu’un avec le 18. Bien sûr, je ne suis pas dupe. Je sais pertinemment que vous vous demandez ce que je suis en train d’écrire. Je sais, mais je persiste. Concentrons-nous sur les nombreux exemples que nous avons en Ligain. Rentrons dans le vif du sujet. .

Bastia Yannick Cahuzac  On commence bien. Né en Corse, Cahuzac ne connaît rien d’autre que l’Île de Beauté. Aussi simple que cela. Après trois années au Gazélec, le natif d’Ajaccio débarque au SCB. Il ne l’a plus jamais quitté. Comportement exemplaire, doté d’une hargne hors du commun, il représente comme il se doit ce fabuleux et inégalable numéro 18. Pour le coup, Yannick Cahuzac englobe tout ce qui s’est écrit plus haut : état d’esprit, valeurs du club, passé au centre de formation de l’équipe. Vous avez une idée plus précise de ce qu’est le n° 18, maintenant ? Continuons. (Au fait, vous savez quel jour est né Cahuzac ? 18 janvier, précisément).

Bordeaux Jaroslav Plasil Dans une moindre mesure que les autres, certes. Mais Jaro est toujours prêt au combat et ne fait jamais un geste de travers, ou presque. A Monaco, le Tchèque a laissé une très bonne impression. A tel point qu’il fut le seul Bordelais à être applaudi lors du Monaco – Bordeaux de la semaine dernière. Après des expériences à l’étranger à Osasuna et Catane, Plasil se plaît à fouler les prés verts de France. Avec son 18 dans le dos, Jaro râtisse, intercepte, organise. Le tout dans l’ombre. Et avec un bel état d’esprit. Comme un n°18 qui se respecte, allais-je dire.

Guingamp – Lionel Mathis Qui de mieux que Lionel Mathis pour représenter le 18, sérieusement ? Regarder les clubs dans lequel Mathis est passé revient à s’intéresser au Label Terroirs de France. Sept années passées à Auxerre, une petite saison à Sochaux et Guingamp depuis 2009. Le 18 des Côtes d’Armor est l’apôtre de ces clubs de l’ombre qu’on ne peut qu’apprécier. Talent, abnégation, travail, volonté. 18 = Mathis. Mathis = 18. CQFD.

Lyon Nabil Fékir Il n’a peut-être pas les valeurs d’un Mathis mais est surtout Lyonnais dans l’âme. Repéré par l’OL à 13 ans, il est rejeté du club mais revient par la fenêtre quelques années plus tard. Accrocheur. Résultat, le gaucher vient de la CFA de Lyon, partage toutes les valeurs du club et est l’une des vitrines du club de Jean-Michel Aulas pour ce qui est de la jeunesse au pouvoir si talentueuse.. Quoi ? On me demande le jour de naissance de Fékir ? 18 juillet.

Metz – Jérémy Choplin Ce défenseur central représente également ce qu’est un n°18. Un homme de l’ombre, qui n’aime pas la lumière, qui n’aime pas faire de vagues, qui travaille et s’accroche dans l’adversité, à tout instant. Car le Messin est parti de loin. Du Mans, plus précisément. Avant d’aller à l’Aviron Bayonnais, mais côté football, dommage. Entre 2005 et 2011, Choplin évolue en National (Bayonne, Entente SSG, Beauvais, Rodez, Bastia). Jusqu’à ce que son contrat avec Bastia soit résilié, et signe alors enfin pour un club de Ligain. A 29 ans. Le 18 ne lâche jamais.

Monaco Valère Germain  Lui aussi représente le numéro 18 comme il se doit. Formé à l’ASM, il fait partie de ces attaquants qui travaillent sans relâche, que ce soit sur ou en dehors du terrain. Sur le pré, le fils de Bruno Germain multiplie les appels, enchaîne les déplacements entre les intervalles, revient défendre sur chaque action adverse et constitue souvent le premier rideau défensif de son équipe. Sans être forcément rapide, ni technique, ni physique, Valère fait le taf en compensant par une activité incessante. Si Jacques Monclar devait parler de lui, nul doute qu’il sortirait l’expression “QI football très élevé”. Valeurs du club, état d’esprit : voilà un n°18.

Nantes Lucas Deaux  Encore un qui sait ce qu’est un numéro 18 et qui l’honore à merveille. Force de caractère, le milieu nantais s’imprègne des valeurs du club dans lequel il joue. Au point même de s’immiscer avec ses supporters, comme ce soir de décembre 2013 où il prend le micro et fait office de capo en tribune Loire à la Beaujoire. En y réfléchissant bien, trois types de personnes sont capables de s’inscruster à ce point avec les fans dans le virage : les numéros 18, Jean-Michel Aulas et Alexy Bosetti.

Nice Neal Maupay Dans un club où les jeunes pousses sont importantes, il était normal que cela soit un joueur issu du centre de formation qui porte le numéro 18. Depuis ses débuts en 2002 (il avait donc 6 ans), Maupay tape dans le ballon sur la Côte d’Azur. Le petit attaquant a d’ailleurs démarré à Valbonne, ville à 30 km de Nice. A la manière d’un Germain, Neal bouge sans cesse sur le front de l’attaque. S’il n’est ni grand (1m71) ni technique, l’Aiglon fait partie de ces offensifs emmerdants à prendre au marquage. Egalement doté d’une bonne hargne d’un n°18 des familles.

Saint-EtienneFabien Lemoine Abnégation, combat, simplicité, humilité. Parle-t-on des valeurs de Lemoine ou de l’ASSE ? Les deux, mon général. Oeuvrant dans la simplicité sur un terrain, Lemoine joue dans l’ombre. Et revient de loin, comme les Verts finalement. Si Saint-Etienne joue les premiers rôles en L1 après avoir passé plusieurs années au purgatoire, le milieu de terrain aux cheveux poivre et sel a bien failli arrêter le football après avoir vu son rein éclater ni plus ni moins. Mais désormais, le club et le joueur sont main dans la main sur le podium de première division. Quand on vous disait qu’un n°18 ne lâchait jamais et avait plus de valeurs que la moyenne.

1 thought on “Qui sont les numéros 18 de Ligue 1?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Copyright © All rights reserved. | Newsphere by AF themes.