ven. Août 23rd, 2019

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Mais on le dit quand même

Critique de United Passions : TLMSF se met au cinéma

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United Passions de Frédéric AUBURTIN

         On vous l’a dit, on fait cinéma sur TLMSF en ce moment. Et on a pu voir United Passions. On vous le dit de suite, on n’est pas là pour taper gratuitement sur le film comme certains médias ont pu le faire. Désolé.

On dira ce qu’on veut, Gérard Depardieu reste un superbe acteur.
On dira ce qu’on veut, Gérard Depardieu reste un superbe acteur.

 

         Oui, United Passions est produit par la FIFA. Oui, United Passions est franchement peu objectif. Oui, United Passions témoigne parfois d’une bêtise incommensurable qui serait presque rédhibitoire si seulement United Passions n’était pas aussi fun et sincère. Car United Passions, c’est aussi un film d’une sincérité touchante, qui veut tellement montrer beaucoup de choses qu’il se trouve être démonstratif et parfois simpliste. C’est une claire hagiographie de la FIFA (surtout de Jules Rimet et de Sepp Blatter, d’ailleurs), certes, mais vous ne vous attendiez pas à une critique franche de l’entreprise qui vous donne des sous, right ?

On est plus dans le Sam Neill d’Alcatraz que celui de Jurassic Park. Ouf.
On est plus dans le Sam Neill d’Alcatraz que celui de Jurassic Park. Ouf.

 

         Le film retranscrit trois époques de la FIFA : la période Jules Rimet, avec un Gérard Depardieu égal à lui-même, aussi bon qu’il bouffe l’écran et ses camarades à côté (Serge Hazavanicius et Fisher Stevens n’existent jamais réellement), la période Joao Havelange, avec un Sam Neill qui fait du Sam Neill, ce qui est déjà vraiment pas mal du tout, et la période Sepp Blatter, avec l’excellent Tim Roth. Autour, on voit une énorme galerie de personnages peu importants passer et c’est probablement le plus grand crime du film : ne pas s’être concentré sur une période et avoir voulu montrer près de 100 ans en 2 heures. Au final, on se retrouve avec une success story jamais originale mais franchement divertissante, avec un score particulièrement réussi de Jean-Jacques Beintus et des reconstitutions impressionnantes, surtout que le fait que la FIFA soit productrice du film permet au réalisateur d’utiliser de vraies images d’archives (quelle régalade pendant les scènes des années 50, 60 pour les vrais buts de ces Coupes du Monde). On sait où est passé l’argent du film.

Tim Roth, toujours très classe, même en Sepp Blatter.
Tim Roth, toujours très classe, même en Sepp Blatter.

 

         Le film est produit par la FIFA. Se plaindre donc du manque d’objectivité est probablement plus bête que les passages les plus couillons du film (qui n’en manque pas). Une fois ceci dit, vous pourriez faire bien pire que de regarder United Passions un soir de pluie. Pour cela, encore faut-il passer ses a prioris. Compliqué pour certains.

Si vous souhaitez télécharger légalement ce film tout en aidant le site à se développer, vous trouverez le lien ci-dessus.

5 thoughts on “Critique de United Passions : TLMSF se met au cinéma

  1. Merci d’avoir pris le temps de rédiger cet article (ça nous change du bashing de vos collègues outre-manche !).
    Petit détail : le compositeur s’appelle Jean-Pascal Beintus, et non Jean-Jacques Beintus.
    Bien à vous,

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