mar. Fév 25th, 2020

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Mais on le dit quand même

Le 11 des pires français de Newcastle

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Ce ne sont pas forcément des pitres, certains ont aligné plusieurs dizaines de matchs avec le maillot blanc et noir, d’autres ont joué en équipe de France, et auraient même leur place dans une équipe des meilleurs frenchies de Newcastle aux côtés de David Ginola ou Laurent Robert. Et pourtant, tous ont connu une histoire particulière avec le club du Tyne.

Lionel Perez : Tu ne le connais pas ? Nous non plus. Joueur fougueux formé à Nîmes, il est notamment passé par Bordeaux où il faisait de temps en temps figure de doublure de Gaetan Huard.  Transféré à Sunderland, il fait enfin une saison pleine, avant de faire son enculé en signant chez le voisin du Nord de Kenny Dalglish (le même qui a dépensé 40M pour Andy Caroll, pour information). Bon heureusement pour les Black Cats, il leur sera fidèle en n’arborant jamais le maillot zébré, puisqu’il sera l’éternel numéro trois derrière Shay Given et Steve Harper. Il se fait finalement la malle à Cambridge, puis Stevenage pour avoir du temps de jeu (enfin, un peu), et a été élu l’année dernière, deuxième pire gardien de l’histoire des Magpies. Il a fini entraîneur adjoint à Cassis-Carnoux, la classe.

Olivier Bernard : Le talentueux jeune de l’équipe réserve de l’OL se fait la malle, et peut – contrairement à la plupart des joueurs de cette équipe – se la péter avec une petite centaine de matchs joués sur les bords du Tyne entre 2000 et 2005, où il était souvent associé à Laurent Robert sur le côté gauche. Parti faire un tour à Southampton puis aux Glasgow Rangers, il revient au bled (enfin, avec la réserve du bled) en 2006 pour finir sa carrière avec une putain de blessure à la hanche, à seulement 27 ans. Il intervient désormais en faveur de la lutte contre le racisme dans le foot anglais, autant dire qu’il a du boulot.

David Terrier : Pur produit de la formation du FC Metz, le meilleur pote de Stéphane Lièvre quitte la grosse équipe de Joel Muller pour tenter l’aventure outre-manche en 1997. Direction West Ham, puis Newcastle, et un bilan des plus honorables : une rencontre de Premier League avec les Hammers, aucune avec les Magpies, la faute à des blessures récurrentes. L’air de l’hexagone lui réussit mieux puisqu’il finira sa carrière oscillant entre la Ligue 1 et la Ligue 2 avec Nice, Ajaccio, et Créteil.

Franck Dumas : Taulier de la défense de l’AS Monaco, il remporte avec le club de la principauté le championnat en 1997. En juin 1999, du haut de ses 31 ans, il est transféré dans le nord de l’Angleterre pour 750 000 euros. Une grosse affaire pour les Magpies, puisque six mois plus tard et autant de matchs de Premier League disputés, ils le refourguent à l’OM presque deux fois plus cher. Il ne s’y imposera jamais, et finira pépère sa carrière dans son Calvados natal. Après sept saisons sur le banc de Caen, il est actuellement inscrit à Pôle Emploi.

Alain Goma : Comme Dumas il a connu la gloire en France (deux coupes de France et un championnat avec Auxerre), avant de passer au PSG du ventre mou et de se barrer pour l’exotique Northumbrie. Sans pour autant grimper dans le classement, puisque en deux saisons en tant que remplaçant de luxe avec les Toons il ne dépassera pas la 11ème place. Ensuite, direction Londres et Fulham avec qui il redécouvre la Premier League tranquillement, sans faire de vagues. Il finira pépère au Qatar, oublié de tous. Aujourd’hui, personne ne sait ce qu’il est devenu. En même temps, on s’en fout un peu.

Laurent Charvet : Pilier de l’AS Cannes, il est prêté pour six mois à Chelsea en janvier 1998 avec qui il remporte (depuis le banc) une League Cup et (depuis le banc aussi) une Coupe des Vainqueurs de Coupe. Transféré dans la foulée à Newcastle pour 750 000 livres, il réalise une première saison pleine avant de perdre sa place au détriment de Nolberto Solano. Les Toons arrivent toutefois à réaliser une joli plus-value en l’envoyant pour près de 1,5M au gentil pigeon Manchester City où il est encore considéré comme une des pires recrues de l’histoire, et avec qui il connaîtra la rétrogradation en Championship … Il finit sa carrière en 2003 par une pige de six mois à Sochaux.

Charles N’Zogbia : Formé au Havre avec qui il n’a jamais disputé le moindre match, il s’engage en 2004, à seulement 18 ans avec le club d’Alan Shearer. S’imposant rapidement, il connait son heure de gloire en août 2011 quand Laurent Blanc le sélectionne dans son équipe de France privée des mutins de Knysna … Il quitte toutefois Newcastle à l’hiver 2009 (soit juste avant la descente en Championship), après une bonne prise de tête avec Joe Kinnear. Prétendant vouloir jouer plus un club plus ambitieux, il s’engage avec …  Wigan qu’il laisse sur une seizième place au bout de 3 saisons, direction … Aston Villa. Depuis qu’il a quitté les bords du Tyne, son meilleur résultat final en Premier League est une 11ème place.

Antoine Sibierski : Taulier de Ligue 1 à Lille, Auxerre, Nantes, et surtout Lens, il décide à trente ans de franchir la Manche pour tenter l’aventure en Premier League. D’abord à Manchester City où il réalise trois grosses saisons au bout desquelles il n’est pas prolongé. Dans les dernières minutes du mercato estival 2006, il s’engage avec Newcastle à la surprise des supporters qui le voient chauffer le banc derrière Martins, Owen. Heureusement pour lui, Owen passe son temps à l’infirmerie et Antoine forme devant un duo du tonnerre avec Obafemi Martins. Il devient rapidement un des chouchous du public, allant jusqu’à déclarer juste avant de partir un vibrant « Je serais pour toujours un fan de Newcastle ». Mais l’histoire d’amour ne résistera pas aux affaires entourant sa prolongation de contrat … Après 39 matchs et 8 buts, l’histoire d’amour se termine sur un transfert Wigan où il finira sa carrière dans un relatif anonymat. Putain de gâchis.

Fabrice Pancrate : Le plus grand joueur de l’histoire du PSG, délaissé injustement par son club qui refuse de prolonger son contrat en 2009, s’engage en novembre avec Newcastle, alors en Championship.  19 rencontres (et un pion contre Watford s’il vous plait) plus tard, son contrat n’est une fois de plus pas renouvelé, malgré sa participation à la remontée … Bande d’ingrats.

Louis Saha : Tout le monde se souvient de son passage à Fulham, à Everton ou à Manchester United. Mais avant de partir définitivement pour l’Angleterre, Petit Louis avait déjà fait une pige du côté de Newcastle pour la seconde partie de la saison 1998-1999, en prêt du FC Metz. Bilan : 12 petites rencontres et deux buts quand Alan Shearer se reposait, et surtout dont personne ne se souvient. Ruud Gulitt n’est pas convaincu et Saha retourne rapidement chez Carlo Molinari. On connait la suite.

Stéphane Guivarch : On ne le fait pas assez souvent remarquer, mais quand il rate tout ce 12 juillet 1998, il est officiellement un joueur de Newcastle depuis 10 jours. Et si le breton venait de planter 77 pions lors de ses deux dernières saisons en France, la marche est trop haute. Souvent blessé, bien derrière Shearer, il ne joue jamais, mais il en plante un de plus que pendant la Coupe du Monde, contre Liverpool qui plus est, et est rapidement refourgué de l’autre côté du mur d’Hadrien. Seule trace de son passage à Newcastle, le titre tant convoité de pire attaquant de l’histoire de la Premier League décerné par le Daily Mail. La réponse de l’intéressé ? « Les Anglais, qu’est ce qu’ils ont fait depuis leur victoire à la Coupe du Monde 1966 ? Ils ont probablement inventé le football mais feraient mieux de se préoccuper de leur propre sélection nationale parce qu’elle n’a pas progressé depuis super longtemps ». On t’aime Stéphane.

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