Que reste-t-il de : Le Mexique champion du monde U17 en 2005 – Part 1
Régulièrement, notre spécialiste du foot international J.H.K nous fera parvenir des articles mettant en lumière des joueurs ou des équipes qui n’ont pas eu le destin qu’ils méritaient ou se sont perdus.
Après un volet inaugural sur Wolverhampton, voici un reportage en 4 volets mettant à l’honneur les Mexicains, champions du monde des moins de 17 ans en 2005. En voici la première partie :
En 2005 et contre toute attente, le Mexique est sacré champion du monde des moins de 17 ans, porté par un collectif où brillent Giovani Dos Santos, Carlos Vela et Cesar Villaluz. Retour sur une performance qui aura laissé entrevoir une renaissance du football mexicain, avant de céder finalement la place à un contingent de talents gâchés et de destins brisés. Et si on entend encore parler épisodiquement de Giovani Dos Santos et Carlos Vela, qui aujourd’hui se souvient de Cesar Villaluz?
Part. I: L’ascension
Incipit
Octobre 2005. Alors que se profile déjà à l’horizon une coupe du monde 2006 sur laquelle il fonde peu d’espoir, le Mexique assiste ébloui à l’éclosion d’une génération dorée. Déjouant tous les pronostics, renversant tour à tour les favoris Néerlandais et Brésiliens, la jeune « Tri » est sacrée championne du monde U17 au Pérou, une première dans son histoire.
Tout le pays est happé par un exploit qui semble alors annoncer le renouveau d’un football mexicain en plein marasme après une élimination dès les quarts de finale de la très faible Gold Cup, avec une équipe sans identité renforcée de Brésiliens naturalisés sur demande expresse du charismatique et irascible Ricardo La Volpe (l’homme aux moustaches, cravates fantaisies et brushing hésitant, également connu comme le sosie non-officiel de Victor Newman des Feux de l’Amour).
Cramponné aux souvenirs glorieux d’Hugo Sanchez et de l’idole vieillissante Blanco, contemplant de loin les performances de Rafael Marquez au FC Barcelone, le peuple mexicain s’est trouvé de nouveaux héros, ceux qui leur rouvriront enfin les portes des quarts de finale de Coupe du Monde, closes depuis 1986.
Revue d’effectif
Sur la ligne de départ de cette édition 2005 de la Coupe du Monde U17, le Mexique fait pourtant pâle figure face aux épouvantails brésiliens, promis par tous les suffrages au titre suprême.
Privés d’un certain Javier « Chicharito » Hernandez, forfait de dernière minute sur blessure, les Mexicains offrent un visage résolument orienté vers la technique et la vivacité. L’animation offensive repose entre les pieds de l’insaisissable meneur de jeu d’origine carioca Giovani Dos Santos, benjamin de l’équipe, qui cultive alors comme de nombreux joueurs de la compétition une ressemblance physique et gestuelle avec Ronaldinho (à chaque époque ses icônes…). Il est épaulé par un attaquant rapide, technique et opportuniste, Carlos Vela, et un ailier droit teigneux et véloce au gabarit de lutin et au faciès d’Aztèque: Cesar Villaluz. Ce trio constituera tout au long du tournoi la force de frappe d’une équipe où se distinguent également l’avant-centre Ever Guzman en supersub, les milieux de terrain Omar Esparza et Jorge Hernandez qui apportent régulièrement le surnombre en attaque, les impeccables défenseurs Hector Moreno et Efrain Juarez et le gardien Sergio Arias.
Côté brésilien, les stars se nomment Anderson, Renato Augusto, Marcelo, Denilson; Ramon et Celso.
La route du succès
C’est toutefois avec le même bilan que les Auriverde (2 victoires, 1 défaite) que le Mexique sort des poules, à la 2ème place, devancé par la Turquie de Nuri Sahin et Tevfik Köse, autre surprise de la compétition. Après trois matchs, Vela a déjà scoré à trois reprises. Giovani est l’homme à tout faire de l’équipe. Et Cesar Villaluz complète le trident.
La « Tri » a gagné le droit de disputer les quarts face à de redoutables Costa-Ricains, survivants d’une poule qui a vu les outsiders ghanéens passer à la trappe. L’obstacle est surmonté dans la douleur. Menés 0-1 jusqu’à la 88ème minute, les jeunes mexicains arrachent la prolongation par Juarez, d’une frappe contrée qui prend le portier à contre-pied, avant que Guzman et Vela ne les propulsent dans le dernier carré, pour une confrontation avec les Pays-Bas de John Goossens et Tim Krul (actuel gardien de but de Newcastle).
Toute la puissance offensive tricolore déferle sur des Bataves étouffés au milieu de terrain par les Mexicains, pris de vitesse sur les contrôles et incapables d’arrêter Giovani Dos Santos. Ils sont corrigés 4-0. Villaluz signe un doublé.
A l’horizon se profile déjà la quête du titre face aux Brésiliens tant redoutés, tombeurs de l’étonnante Turquie au terme d’un match épique (4-3, but victorieux d’Igor à la 90ème minute). Le Mexique est prêt.
A suivre: Part. II – La gloire










Waaaahhhhh trop trop trop trop trop instructif ton article vivement la suite faut continuer laaa!! Tes envolées lyriques m’ont tiré les larmes! Et alors que reste-t-il de Cesar Villaluz? Roh que je suis impatient!