mar. Sep 29th, 2020

TLM Sen Foot

Mais on le dit quand mĂŞme

Escobar Football Club

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40%. C’est la proportion de colombiens qui faisait de la qualification de l’équipe nationale pour la Coupe du Monde italienne l’évènement le plus marquant de l’année 1989, selon un sondage du magazine Credencial. Derrière lui, l’assassinat du candidat à la présidence Luis Galan et la guerre contre les narco-traffiquants ne dépassent alors même pas les 20% … Pourtant, ce football colombien n’échappait pas non plus aux cartels, loin de là.

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S’ACHETER UNE IMAGE

Dans les annĂ©es 80, la Colombie est un pays marquĂ© par la pauvretĂ© oĂą le football est un Ă©chappatoire pour bon nombre de gamins. Sauf que malgrĂ© cet engouement, le championnat local peine Ă  dĂ©coller, tout comme l’Ă©quipe nationale qui ne parvient mĂŞme plus Ă  se qualifier en Coupe du Monde. Une dĂ©cennie plus tard, les cafeteros ont pourtant atteint les sommets, au point de faire figure de sĂ©rieux outsiders lors du Mondial 1994, le tout en en jouant un des jeux les plus lĂ©chĂ©s au monde. Le championnat local lui, est parvenu Ă  conserver ses meilleurs joueurs, et mĂŞme Ă  attirer des gloires internationales. Une pĂ©riode qui coĂŻncide curieusement avec l’apogĂ©e des narcos …

Deux grands cartels s’opposent alors depuis plusieurs annĂ©es. D’un cĂ´tĂ© celui de Cali, de l’autre celui de Medellin du mythique Pablo Escobar, qui contrĂ´le une bonne partie du trafic de cocaĂŻne vers les Etats-Unis, au point mĂŞme de figurer parmi les dix plus grandes fortunes mondiales. Et en plus de cette concurrence « commerciale », les cartels vont aussi rapidement se disputer la suprĂ©matie footballistique en Colombie. Ainsi, comme une bonne partie de la sociĂ©tĂ© colombienne, le football n’Ă©chappe par Ă  leur mainmise, il s’avère mĂŞme bien utile pour eux. Les places Ă©tant payĂ©es en cash, les matchs sont un moyen commode de blanchir l’argent de leurs revenus illĂ©gaux, parfois au point de doubler le bĂ©nĂ©fice dĂ©clarĂ© par la billetterie. Mais surtout, le football Ă©tant une obsession nationale, les cartels y voient aussi un moyen d’influencer l’opinion publique, et les grand narcos n’hĂ©sitent d’ailleurs pas Ă  s’afficher aux cĂ´tĂ©s des meilleurs joueurs pour faire dĂ©monstration de leur puissance.

Ainsi, si officiellement, les clubs n’ont rien Ă  voir avec les cartels, officieusement il n’en est rien. En 1990, la police dĂ©couvre ainsi des centaines de documents prouvant que le baron de la drogue JosĂ© “El Mexicano” Gacha, tuĂ© huit ans plus tĂ´t, avait investit massivement dans le bien nommĂ© club de Millonarios de Bogota. Comme lui, les frères Rodriguez Orejuela, Ă  la tĂŞte du cartel de Cali, disposaient de l’America selon leur bon vouloir, tandis que leurs lieutenants gĂ©raient eux le club de Santa Fe. Enfin, Escobar possĂ©dait lui en douce les deux clubs de sa ville de Medellin, le Deportivo et surtout le Nacional. Tous tentent ainsi de s’acheter une image, aussi bien directement auprès des supporters que des très influents joueurs.

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En 1997, alors que la Colombie vient de se qualifier pĂ©niblement pour le mondial en France, son attaquant star Antony de Avila, qui vient de marquer le but dĂ©cisif, dĂ©rape en direct Ă  la tĂ©lĂ©vision. Son but, il le dĂ©die en effet « à ceux qui ont Ă©tĂ© privĂ© de leurs libertĂ©s, plus spĂ©cialement Miguel et Gilberto Rodriguez », les barons de la drogue qui dirigeaient en douce l’America Cali … Il considĂ©rait avoir une dette envers eux, qui ont jouĂ© un rĂ´le fondamental dans sa carrière professionnelle, l’ayant dĂ©couvert quand il jouait dans un quartier dĂ©favorisĂ© de la ville. S’acheter une humanitĂ© auprès du grand public, histoire de faire oublier leurs bains de sang et la violence quotidienne, tel semble ĂŞtre l’objectif d’un grand nombre de narcos. Escobar d’ailleurs, n’est pas en reste. Au lendemain de la victoire de son Nacional lors de la Copa Libertadores en 1989, il invite tous les joueurs dans une de ses luxueuses propriĂ©tĂ©, son cousin Jaime Gaviria tĂ©moignant que “pour Pablo, les joueurs n’étaient pas des produits, ils Ă©taient ses amis. Ca allait au delĂ  de l’argent. Il voulait que les joueurs soient heureux”. D’ailleurs, avec El Mexicano, ils n’hĂ©sitent Ă  s’organiser des matchs « privĂ©s », faisant venir Ă  coup de millions de dollar leurs joueurs prĂ©fĂ©rĂ©s dans leurs luxueuses villas.

La personnalitĂ© contestĂ©e des narcos, et notamment d’Escobar se retrouve d’ailleurs dans sa vision du football. Meurtrier pour les uns, bienfaiteur pour les autres. Car s’il a menacĂ©, corrompu et fait assassiner des acteurs du foot, il est impossible d’ignorer toutes ses Ĺ“uvres caritatives, pour s’attacher le soutien populaire en combattant la pauvretĂ©. D’ailleurs, dans les complexes qu’il fait construire dans les quartiers pauvres de Medellin, on retrouve très souvent des terrains de football sur lesquels commenceront nombre de gloires nationales issues de familles pauvres. L’international Luis Fernando “Chonto” Herrera, un enfant de ces quartiers, tĂ©moignera ainsi que “la communautĂ© entière y venait pour oublier ses soucis”. En Colombie, le foot a donc longtemps servi d’Ă©chappatoire pour ces jeunes des quartiers dĂ©favorisĂ©s, qui jouent bien souvent sur des terrains … financĂ©s par les mĂŞmes cartels en grande partie responsables des maux du pays. Entre cette nouvelle gĂ©nĂ©ration de jeunes joueurs et les fonds investis dans les clubs, le foot colombien connaĂ®t alors un âge d’or aussi soudain qu’impressionnant.

ET PABLO M’A DIT « LA COLOMBIE A MARQUE » …

Le football commence mĂŞme Ă  concurrencer la cocaĂŻne dans l’imaginaire collectif de la Colombie. Pourtant, il reste bel et bien dĂ©pendant du trafic de drogue, aussi bien au point de vue des clubs que de la sĂ©lection nationale. L’écrivain Juan Gabriel Vasquez rĂ©sume parfaitement l’époque “Le football est un Ă©lĂ©ment essentiel de l’unitĂ© nationale. L’importance que le football a eu pour la Colombie ne s’est pas toujours reflĂ©tĂ© dans les rĂ©sultats Ă  l’échelle internationale […] Dans les annĂ©es 80, les cartels de Medellin et de Cali avaient commencĂ© Ă  investir dans le football parce qu’ils adoraient ce sport”. Pendant près de 15 ans, les narcos feront ainsi s’élever le foot colombien des trĂ©fonds de l’AmĂ©rique du Sud au peloton de tĂŞte du classement FIFA …

Du jamais vu en Colombie. Avec les narcos pour financer grassement les clubs, le championnat local parvient enfin Ă  retenir ses meilleurs joueurs et attire mĂŞme des gloires continentales. Escobar aurait investi des millions de dollars dans son Nacional Medellin, dont il assiste très souvent aux matchs alors mĂŞme qu’il est pourchassĂ© par la police colombienne. Et les rĂ©sultats ne se font pas attendre : une Copa Libertadores (la première pour un club colombien), une Coupe intercontinentale, 3 championnats nationaux … Sur la scène local, seuls les rivaux de l’America Cali peuvent vĂ©ritablement rivaliser dans les annĂ©es 80, glanant 7 titres en moins de seulement 11 ans. En fĂ©vrier 1980, il se murmure mĂŞme que le club est tout prĂŞt de signer un certain Diego Maradona … Il est avĂ©rĂ© que les dirigeants du cartel ont dĂ©jeunĂ© avec El Pibe de Oro, et Orejuela aurait mĂŞme proposĂ© 3 millions de dollar pour s’attacher ses services. L’argentin aurait mĂŞme acceptĂ© avant que son agent ne prĂ©texte une meilleure offre venue d’Europe pour faire capoter l’affaire.

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Maradona à gauche, Miguel Rodriguez Orejuela au milieu à droite

Grâce Ă  l’argent sale, les Ă©quipes, encouragĂ©es Ă  dĂ©penser sans compter, se permettent donc d’offrir des salaires astronomiques Ă  leurs joueurs. Quelques annĂ©es plus tard, avec la chute des grands narcos, l’argent arrĂŞtera d’entrer laissant les clubs avec des dettes considĂ©rables … Mais encore plus que les clubs, la sĂ©lection nationale fait elle aussi l’objet de la plus grande attention de la part d’un des narcos : Pablo Escobar.

Cette sĂ©lection revenue de nulle part Ă  la fin des annĂ©es 80 et au dĂ©but des annĂ©es 90, commence Ă  faire peur sur la scène internationale. En septembre 1993, les cafeteros se rendent en Argentine avec l’occasion rĂŞvĂ©e de se qualifier pour un second mondial consĂ©cutif aux Etats-Unis, et vont rĂ©aliser un des exploits les plus retentissant du continent. Accueillis Ă  Buenos Aires sous les « drugs dealers » des supporters argentins, cela ne les empĂŞche pas quelques heures plus tard d’infliger un 5-0 historique Ă  l’Albiceleste et de sortir cette fois ci, sous les hourras du public … “Notre pays est très fier de vous. Vous avez donnĂ© une bonne image de la Colombie” dira d’ailleurs le prĂ©sident CĂ©sar Gaviria Ă  l’occasion d’une conversation tĂ©lĂ©phonique avec l’attaquant Faustino Asprilla. Le football, vĂ©ritable fiertĂ© nationale, Ă©clipse petit Ă  petit la drogue et les violences. Le pays s’arĂŞte Ă  chaque match de la sĂ©lection, guerilleros et militaires la regarde cote Ă  cote pendant des cessez le feu de 90 minutes. Sauf qu’elle aussi doit beaucoup aux narcos, et Escobar n’est jamais très loin.

Il en est clairement l’un des plus grands fans, comme le racontera John Jairo Velasquez, dit “Popeye”, un de ses plus fidèles lieutenants “On fuyait depuis 15 jours, et Ă  un moment, je me suis retrouvĂ© seul avec Pablo. On a sautĂ© dans un fossĂ© pour se cacher et il a sorti sa radio portable. Je pouvais sentir les troupes se rapprocher, je flippais. Pablo s’est tournĂ© pour me parler. J’ai pensĂ© qu’ils nous avaient trouvĂ© et j’ai chargĂ© mon pistolet. Et Pablo m’a dit “la Colombie a marqué”. Mais sa plus grande preuve d’amour envers sa sĂ©lection reste son action pendant sa pĂ©riode d’incarcĂ©ration dans la « Catedral », prison qu’il avait lui mĂŞme fait construire avec toutes les commoditĂ©s nĂ©cessaires, y compris un terrain de football. Il y fait rapidement inviter son grand pote RenĂ© Higuita, idole du Nacional et des cafeteros ! Cela provoquera la colère des dirigeants politiques colombiens, qui feront mĂŞme incarcĂ©rer leur star pendant 7 longs mois en prĂ©textant en histoire de kidnapping (il aurait transportĂ© la rançon visant Ă  dĂ©livrer la fille d’un narco notoire). Il ratera par la mĂŞme occasion la Coupe du Monde 94. Son sĂ©lectionneur Francisco Maturana, n’en dĂ©mordra pas “Il a Ă©tĂ© bĂŞte de faire ça devant les journalistes”. Parce qu’en effet, tous les autres joueurs ont visitĂ© Escobar, mais en Ă©tant bien plus discrets … “Une fois, on a mĂŞme fait un match sur le terrain que Pablo avait construit. Il avait demandĂ© que tous les joueurs de la sĂ©lection viennent faire un match contre ses amis et lui” rajoute t-il. Parmi les autres invitĂ©s sur la pelouse de la prison ? Les rumeurs annoncent Maradona, et Carlos Bilardo …

CATEDRAL

Ironiquement, l’annĂ©e 1994 sera fatale pour le football colombien, et pour Pablo Escobar. Ce dernier trouve la mort en dĂ©cembre de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, pendant que les cafeteros ne parviennent pas Ă  sortir d’une poule pourtant abordable lors d’une coupe du Monde oĂą ils faisaient figure de sĂ©rieux outsiders. Et pied de nez total aux narcos, c’est une dĂ©faite contre les Etats-Unis qui met fin Ă  leurs derniers espoirs … 10 jours après leur retour au pays, Andrès Escobar, dĂ©fenseur star de cette sĂ©lection qui s’apprĂŞtait Ă  s’engager avec le Milan AC, mais malheureux buteur contre son camps lors de la dĂ©faite fatale, se fait buter Ă  la sortie d’un bar de Medellin. Les motifs de l’assassinat restent encore aujourd’hui assez flous, mais n’en demeure pas moins que le tireur n’est autre que le garde du corps des frères Gallon, d’autres narcos reconnus … Ses funĂ©railles regroupent plus de 120 000 personnes, y compris le prĂ©sident Gaviria. Son ministre de l’intĂ©rieur, Humberto de la Calle, y dĂ©clarera notamment “Le problème de la Colombie, c’est que le football n’y est plus un sport visiblement, mais une question de vie ou de mort”.

AUX ARMES

Entre corruption, intimidation et violence, la gestion du football colombien par les narcos ne diffère guère de leurs affaires ordinaires … De manière anonyme, un joueur confiera un jour Ă  la presse “Le football dans ce pays est un business sordide, il reflète complètement la culture. Il est possĂ©dĂ© par les cartels, gĂ©rĂ© par les cartels, et maintenant il se dispute entre les membres des cartels. MĂŞme pendant la Coupe du Monde. SpĂ©cialement pendant la Coupe du Monde. Vous ne pouvez pas imaginer Ă  quel point le jeu est putride ici”. Et gare Ă  ceux qui osent remettre en cause la mainmise des cartels sur le foot. En 1983, le ministre de la justice, Rodrigo Lara Bonilla, dĂ©clarait que la majoritĂ© des 15 clubs professionnels colombiens avaient reçu de l’argent des trafiquants, tout en annonçant le lancement d’une enquĂŞte sur ce « narco-football ». Moins d’un an plus tard, il Ă©tait assassinĂ©.

« Plata o plomo », « l’argent ou le plomb », voilĂ  comment fonctionnent alors les narcos, y compris dans le football. Les premiers visĂ©s ? Les arbitres. En novembre 1988, l’un d’entre eux, Armando Perez, 46 ans, Ă©tait enlevĂ© par des hommes armĂ©s qui le battent au point de frĂ´ler la mort. Après 24 heures de captivitĂ©, il racontera Ă  la police qu’il a reçu un coup de fil anonyme lui conseillant fermement de « faire passer le message qu’on Ă©liminerait n’importe quel arbitre qui sifflera au mauvais moment ». Les Millonarios de Gacha remporteront le championnat quelques jours plus tard … Mais l’annĂ©e suivante, Escobar fera encore plus plonger le foot colombien dans l’horreur.

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Les rencontres entre les clubs de Cali et de Medellin sont alors Ă  haut risque, les deux cartels se disputant la domination Ă  la fois du marchĂ© de la drogue et du foot national. Autant dire qu’en 1989, quand Alvaro Ortega, un des meilleurs arbitres du pays, ose prendre une dĂ©cision contestĂ©e permettant Ă  l’America de dĂ©crocher un match nul contre le Deportivo … Le lendemain du match, il est abattu devant son hĂ´tel “Pablo nous a demandĂ© de trouver l’arbitre et de le tuer” confiera Popeye des annĂ©es plus tard. Dans la foulĂ©e du meurtre, un homme se prĂ©sentant comme l’un des assassins appelle mĂŞme un journaliste pour prĂ©venir que si un arbitre « se comporte mal », il connaĂ®tra le mĂŞme sort « Ecoutez, je vais pas vous donner des noms, mais nous et nos patrons avons perdu beaucoup d’argent parce que le rĂ©sultat de Deportivo Medellin-America n’Ă©tait pas juste ». Sous le choc, le gouvernement dĂ©cide mĂŞme d’annuler la suite de la saison. La violence et les intimidations ne se limiteront d’ailleurs pas au championnat local. Plusieurs arbitres reconnaĂ®tront avoir Ă©tĂ© approchĂ©s par les cartels avant des matchs de Copa Libertadores.

Et que dire des joueurs de la sĂ©lection lors du mondial 1994. Après la dĂ©faite initiale contre la Roumanie, Maturana annoncera ainsi lui mĂŞme au gĂ©nial Freddy Rincon que son frère vient de se faire assassiner. Si bien qu’avant le match dĂ©cisif contre les Etats-Unis, toutes les familles des joueurs sont sous protection de la police. Ce mĂŞme Rincon est aujourd’hui recherchĂ© … pour trafic de drogues. L’atmosphère est devenu irrespirable, et c’est dans le sang que ce narco-football connaĂ®tra la fin de son âge d’or cette mĂŞme annĂ©e 1994, avec la mort des « deux Escobar ». “Les morts de Pablo Escobar et de Andrès Escobar marquent la fin des annĂ©es glorieuses du foot colombien”, confirme mĂŞme Jaime Gaviria, le cousin du patron du cartel de Medellin. Une fin inĂ©vitable pour beaucoup “L’argent de la drogue, le prix du sang, mĂŞme s’ils peuvent amener un succès temporaire, un jour, cela se termine inĂ©vitablement en tragĂ©die” Ă©crit le journaliste Cesar Mauricio Velasquez.

Le point de non retour a été atteint, il est devenu trop risqué de blanchir de l’argent à travers des clubs. Et sans la perfusion des fonds des cartels, la plupart des clubs commencèrent à péricliter … En 2010, pas moins de 12 équipes étaient encore au bord du dépôt de bilan. Mais le football colombien aura longtemps du mal à se débarasser de cette image, et pour peu, au lieu de laver leur réputation, certaines équipes auraient encore des liens avec les cartels. En 2011, The Economist révélait en effet que le club de Santa Fé aurait servit à blanchir plus de 160 millions de dollars pour le compte du cartel de Norte del Valle, l’un des plus puissants du pays.

via l’Archives Sporting Club

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