mer. Sep 18th, 2019

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Mais on le dit quand même

Le football suisse et ses rivalités

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La Suisse a beau avoir la réputation d’un pays neutre, nombreux sont les supporters et les clubs à se vouer une certaine antipathie. Que ces rivalités aient une origine géographique, historique ou soient le résultat d’affrontements violents entre individus, elles permettent à un football suisse, parfois fade sur le terrain, de garder un certain intérêt pour ses suiveurs les plus assidus. Bien que les rencontres entre rivaux soient de plus en plus fréquentes, à cause notamment de la formule de championnat qui fait que les clubs s’affrontent 4 fois chaque saison, tout le monde attend avec impatience le match de la saison face à un club ennemi. Faisons donc un petit tour d’horizon des rivalités dans le football suisse.

Le Zürcher Derby, le bourgeois Grasshopper contre le populaire FC Zürich

Zürich, pôle économique principal et plus grande ville de Suisse, est depuis la fin du 19e siècle le théâtre d’une des plus grandes rivalités footballistiques de Suisse, ainsi qu’une des plus anciennes d’Europe continentale encore d’actualité: le Zürcher Derby entre le Grasshopper Club Zürich et le Fussball-Club Zürich. Bien que de nombreux autres clubs de football existent à Zürich depuis le tournant du 20e siècle (Blue Stars, Young Fellows, Red Star), des tensions ont fait surface d’emblée et persisté à travers le temps entre GC et le FCZ et ce pour plusieurs raisons.

En premier lieu, sur le plan social, Grasshopper, fondé par un étudiant anglais en 1886, est historiquement un club plutôt bourgeois tandis que le FC Zürich, né en 1896 de la fusion entre le FC Turicum, le FC Viktoria et le FC Excelsior, est un club soutenu par les classes populaires. Aujourd’hui, ce clivage de classe sociale a disparu et a fait place à une autre barrière au niveau de la répartition territoriale des supporters: les habitants de la ville de Zürich tendraient à plus supporter le FCZ tandis que GC a plutôt la cote en banlieue et dans le reste de la Suisse.

En deuxième lieu, historiquement, les clubs sont les deux seuls clubs zürichois à avoir pris part à la première édition du championnat de Suisse en 1898. Le match entre les 2 équipes se soldera par une victoire 7-2 de Grasshopper, qui remportera finalement le championnat. Ils ont ensuite su s’imposer durablement comme des acteurs majeurs sur le plan footballistique suisse, à l’inverse des autres clubs de la ville: Grasshopper est le club le plus titré du pays avec 27 titres de champion et 19 Coupes tandis que le FCZ en est à 12 championnats et 12 Coupes. Cette présence presque ininterrompue au plus au haut niveau a amené les deux clubs à batailler l’un contre l’autre très régulièrement, exacerbant encore plus la rivalité entre les deux clubs.

En troisième lieu, d’autres éléments ont également ajouté leur grain de sel dans les relations entre les deux clubs. Par exemple, le FC Zürich jouait à ses débuts en rouge et blanc et a profité d’une absence temporaire en championnat de GC en 1909 pour faire du bleu et blanc ses couleurs, alors que celles-ci sont les couleurs de la ville et du canton de Zürich ainsi que celles de Grasshopper depuis plus de 20 ans. Aussi, alors que les deux clubs ont évolué pendant plus d’un siècle dans des stades différents (le Hardturm pour GC et le Letzigrund pour le FCZ), ils doivent partager depuis 2008 le stade du Letzigrund car la reconstruction du Hardturm a subi de considérables retards: cette cohabitation forcée n’est évidemment pas du goût de tout le monde, comme le montre le boycott des matchs “à domicile” de la part de certains supporters de GC, refusant de considérer comme domicile le stade de leur ennemi. Un nouveau stade zürichois, construit sur le site du Hardturm, devrait cependant voir le jour en 2022 et être à nouveau partagé par les deux clubs. De quoi réjouir les fans de GC et énerver, cette fois-ci, les fans du FCZ. 

Photo de 2006. Au premier-plan, le Letzigrund du FC Zürich, qui a été complètement transformé depuis. En arrière-plan à gauche, le Hardturm de Grasshopper, détruit depuis 2008 (crédit photo: Raymond Lafourchette)

Aujourd’hui, cette rivalité est donc toujours bien présente: il est rare de voir des joueurs et entraîneurs passer d’un club à l’autre, et ceux qui le font sont honnis par les supporters des deux camps. Les derbys restent très attendus et sont bien souvent chauds, en témoignent les nombreux affrontements entre supporters, notamment celui du 2 octobre 2011: lors du 226e derby de l’histoire, les supporters de GC jubilent après qu’un de leur joueur a marqué le 2-1 à la 74e minute. Ils étendent même plusieurs banderoles volées à des groupes de supporters du FC Zürich: une véritable humiliation pour ces derniers. Quelques instants plus tard, une torche enflammée est lancée dans le secteur des fans de GC. La tension monte, des individus descendent sur la piste d’athlétisme, prêts à en découdre. L’arbitre n’a pas d’autre choix que d’interrompre le match. Cet événement, connu comme la Honte de Zürich, illustre bien les tensions existantes entre les deux camps.


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Bien que GC ait un palmarès plus garni et un prestige plus grand que celui de son rival, la roue a tourné ces 20 dernières années. Le FCZ a en effet remporté 3 titres de champions et 4 Coupes depuis l’an 2000, contre 2 championnats et 2 Coupes pour GC. Cette saison, Grasshopper jouera même en 2e division (pour la première fois depuis 1951) suite à sa relégation lors de la saison 2018-2019, conséquence logique de quelques années où le club fut mal-géré. Le FCZ avait déjà subi le même sort en 2015 et avait retrouvé l’élite – et son meilleur ennemi – un an plus tard. Ces relégations réjouissaient toujours les supporters adverses. Espérons de notre côté que les deux clubs se retrouvent bien vite, afin de pouvoir disputer le 275e Zürcher Derby.

Les supporters de GC durant le 272e Zürcher Derby, le 2 décembre 2018 (crédit photo: gc-zone.ch)

Le Klassiker, batailles au sommet entre le FC Bâle et le FC Zürich

Le FC Bâle et le FC Zürich, deux des clubs suisses les plus prestigieux, se livrent à une des rivalités les plus féroces du pays. Moins ancien que le Zürcher Derby, le Klassiker trouve sa source dans les chocs au sommet que se sont disputés les deux clubs à quelques reprises à travers l’histoire.

En effet, dans les années 60 et 70, les deux clubs dominent largement le football suisse. Métaphore de la naissance d’une rivalité, deux jeunes joueurs, qui deviendront de grandes vedettes du football suisse, font leur apparition sur les terrains à cette époque-là: Jakob “Köbi” Kuhn côté zürichois et Karl Odermatt côté bâlois. De 1966 à 1977, les deux clubs monopolisent les titres de champion, mis à part en 1971 (où le titre reviendra à Grasshopper). Le FCZ sera sacré champion 5 fois (dont 3 de suite entre 1974 et 1976), Bâle remportera également 5 fois le titre. A noter, 7 victoires pour ces 2 clubs en Coupe lors de cette même période: 5 pour Zürich (dont 3 victoires face aux Bâlois en finale) et 2 pour Bâle. A un niveau individuel, le Bâlois Karl Odermatt remportera le premier titre de footballeur suisse de l’année, décerné en 1973. Le Zürichois Köbi Kuhn le remportera 3 ans plus tard.

Des succès sur le terrain qui ont peu à peu disparu au cours des décennies suivantes, ce qui n’a pas empêché les matchs entre les deux clubs d’attirer les foules. En 1994, alors que le FC Bâle évolue depuis plusieurs saisons en deuxième division, ils affrontent le FC Zürich lors du tour de promotion-relégation: plus de 42’000 spectateurs se massent au Stade Saint-Jacques pour voir le match nul 1-1 entre les deux clubs. Finalement, les deux équipes évolueront en première division la saison suivante.

Köbi Kuhn et Karl Odermatt lors d’un Klassiker des années 70 (crédit photo: freshfocus)

La rivalité reprendra de plus belles dans les années 2000, alors que les deux clubs se retrouvent à nouveau à lutter en haut du tableau, à l’avantage cependant du FC Bâle. Depuis 2004 et la création de la Super League actuelle, Bâle a remporté 12 titres de champion contre 3 pour le FCZ. Le titre le plus dramatique revient cependant aux Zürichois, lors de la saison 2005-2006. Les deux équipes sont au coude à coude lors de la dernière journée qui, hasard du calendrier, verra les deux clubs se défier au Parc Saint-Jacques. Le FC Bâle, avec 3 points d’avance sur le FCZ mais une différence de buts défavorable, peut se contenter d’un match nul. De leur côté, les Zürichois doivent impérativement gagner pour remporter le titre. Le 13 mai 2006, dans un stade comble, le match se déroule dans une atmosphère extrêmement tendue. De nombreux coups sont distribués et quelques joueurs doivent sortir sur blessure. Alhassane Keita ouvre le score pour le FCZ en première mi-temps mais Mladen Petric égalise pour les Bâlois à 20 minutes du terme. Bâle se replie en défense et, alors qu’on joue la 93e et dernière minute, le défenseur du FCZ Iulian Filipescu parvient à marquer le 2-1 lors d’un cafouillage dans la surface bâloise. La fin du match est sifflée immédiatement et Zürich est donc champion. Des supporters Bâlois envahissent immédiatement la pelouse et s’en prennent aux joueurs zürichois. Des supporters du FCZ envahissent à leur tour le terrain. Les affrontements entre supporters et policiers dureront jusque dans la nuit, se déplaçant hors du stade. Cet événement est appelé la Honte de Bâle et, tout comme son équivalent zürichois, cristallise au maximum les tensions qui règnent entre les deux clubs.

Aujourd’hui, les rencontres entre Bâle et le FC Zürich sont donc toujours tendues et attendues. Les deux clubs, et en particulier le FCZ, ont perdu un peu en puissance et ces dernières années. Conséquence, les matchs au sommet sont plutôt devenus ceux entre Bâle et Young Boys. Mais le poids de ces luttes historiques continue de donner à ce Klassiker une saveur particulière.

Les supporters bâlois font exploser le Saint-Jacques lors d’un Klassiker en quart de finale de Coupe, le 3 mars 2017 (crédit photo: joggeli.ch)

Les derbys romands, plus que des rivalités linguistiques 

Le cas des derby romands est spécial: il n’existe pas un derby romand mais plusieurs. Ce terme désigne aujourd’hui les affrontements entre clubs issus de la Suisse francophone dans les haute catégorie du football suisse. L’animosité entre clubs est donc plus ou moins forte, dépendant souvent du point de vue et du ressenti des supporters eux-mêmes.

On peut considérer que l’utilisation à tout-va de ce terme presque fourre-tout de “derby romand” peut être dû à un football romand en déclin depuis le milieu des années 2000: marquées notamment par la faillite de grands clubs historiques comme le Servette FC, le Lausanne-Sport ou encore Neuchâtel Xamax, ces années voient la chute de clubs romands qui, dans le passé, étaient redoutés dans tout le pays. Mis à part le FC Sion qui, bien que irrégulier et actuellement à la peine, a réussi à se maintenir dans l’élite et remporter 4 Coupes, les francophones ont eu de la peine à revenir au haut niveau et avoir de réelles ambitions, faisant même l’ascenseur entre 1e et 2e division. Un autre enjeu que celui de la lutte au sommet s’est donc développé: l’importance d’être le meilleur club francophone. Par exemple, lors de la saison 2018-2019, Xamax et Sion étaient les seuls clubs romands en Super League. Les affrontements entre ces deux clubs ont donc été vendus comme des “derbys romands”, alors que rien ne rapproche ces deux clubs mis à part la francophonie. C’est dans ce contexte-ci, mêlant minorité linguistique et faibles performances sur une longue période, que se sont exacerbées des rivalités parfois déjà existantes.

Parmi les quelques matchs que l’on peut qualifier, à mon sens, véritablement de derbys romands – de par leur valeur historique et/ou la proximité géographique – on peut citer notamment le fameux Derby du Lac, mettant aux prises le Servette FC et le Lausanne-Sport. La rivalité entre Genevois et Vaudois (les habitants de la région dont est issu le Lausanne-Sport) dépasse le cadre du football. De manière générale et pour caricaturer au maximum, les Vaudois trouvent les Genevois arrogants et les Genevois estiment que les Vaudois sont des péquenauds. Les habitants des deux plus grandes villes de Suisse Romande que sont Genève et Lausanne s’adonnent également à une lutte symbolique pour la suprématie sur le Lac (“Léman” pour les uns, “de Genève” pour les autres) au bord duquel elles sont toutes les deux situées, d’où le nom du derby.  

Le ton est donné et, dans le cadre du football, les deux clubs ayant évolué dans l’élite sans interruption entre 1902 et 2002, ont pu apprendre à se détester et leurs affrontements ont donné lieu à des matchs mémorables. Dans un passé plus ou moins récent, les Servettiens vous citeront le dernier titre du club, acquis le 2 juin 1999 à la Pontaise, antre du LS. Alors que les deux clubs sont au coude à coude pour le titre lors de cette dernière journée de championnat, Servette l’emporte 5-2 face à son rival et remporte le titre au nez et à la barbe des Lausannois. De leur côté, les Lausannois vous citeront le 29 mai 2013 où, lors de l’avant-dernière journée de Super League, les deux ennemis lacustres se rencontrent à la Pontaise pour un match de la peur dans la lutte contre la relégation. Le LS l’emporte 3-0 et expédie son rival en 2e division pour ce qui est la première relégation sportive de l’histoire du club genevois. 

La célèbre photo de l’Agent Mottaz, prise en novembre 1961. Ce policier est seul à s’occuper de la sécurité des plus de 31’000 spectateurs venus assister à la victoire 4-0 du LS sur Servette à la Pontaise (crédit photo: inconnu, trouvée sur lausanne-sport.ch)

Un autre derby romand qui constitue, aux yeux de certains, l’affiche la plus chaude entre clubs francophones est le derby entre Servette et Sion. Parfois appelée Derby du Rhône (vu que le fleuve coule à Sion et à Genève), cette rencontre, moins ancienne que le Derby du Lac, tient elle aussi son origine dans un contexte dépassant le football. Le club valaisan du FC Sion débarque dans l’élite du football suisse dans les années 60 et, devant composer avec peu de moyens, sauve sa place grâce à sa combativité. A cette époque, Servette est un club à l’aise financièrement et ses vedettes proposent du spectacle. Cette situation fait écho à un phénomène socio-économique plus global, où les Valaisans devaient quitter leur canton pour Genève afin d’étudier ou de travailler, tandis que les Genevois, plus aisés, passaient leurs vacances en Valais. 

Avec le temps, cette opposition a créé une certaine animosité entre les « nantis » Genevois et les « modestes » Valaisans qui a fini par déteindre dans le football. Servette avait pour habitude de piller le FC Sion en recrutant ses meilleurs éléments. En tribune, c’est dans les années 70 que les premières violences sont à signaler entre supporters des deux camps et croissent au fur et à mesure des années. Elles évoluèrent avec le temps, passant de querelles entre supporters alcoolisés en tribune à combats organisés hors des stades. Dans un registre moins violent, les kops commencent à se chanter la sérénade et à déployer des tifos destinés à l’ennemi. Sur le terrain, la combativité du FC Sion lui permettra à trois reprises (en 65, 86, 96) de terrasser Servette en finale de Coupe et même d’empocher son premier titre de champion sur la pelouse des Genevois en 1992. Servette s’en moque car, à cette époque, il est de très loin le deuxième club le plus titré du pays, derrière Grasshopper. Aujourd’hui, la rivalité ne décroit pas et, malgré une relative inversion des rôles avec un Sion riche grâce aux investissements de son président Constantin et un Servette plus modeste du aux années de difficultés traversées dans les divisions inférieures, les affrontement entre Sédunois et Servettiens déchaînent toujours les passions.

Avril 2013, les supporters servettiens en déplacement à Sion (crédit photo: enfantsduservette.ch)

D’autres rivalités, entre suprématie régionale et antagonisme des tribunes

D’autres rivalités existent pour diverses raisons mais il serait bien trop long de toutes les détailler. Pour citer quelques exemples de derbys et rivalités régionales, on peut parler du Derby du Canton de Berne entre les Young Boys et le FC Thoune. Ce qui est aujourd’hui une affiche bien connue de Super League n’a pourtant que peu de poids historique, Thoune n’ayant accédé à l’élite suisse qu’à une seule reprise avant le 21e siècle (lors de la saison 1954-1955). Des clubs comme le FC Lucerne et le FC Aarau se consacrent également une petite rivalité régionale, les deux villes n’étant distantes que d’une cinquantaine de kilomètres. Le Derby du Nord de la Suisse, disputé entre le FC Winterthour et le FC Schaffhouse, constitue également une petite affiche en Challenge League et draine des affluences plus élevées que d’accoutumée pour les deux clubs, à domicile comme à l’extérieur. A noter également le cas du Tessin, canton italophone, qui a aussi droit à son lot de derbys « linguistiques » avec quelques affiches, la plus récente ayant opposé le FC Lugano et le FC Chiasso lorsqu’ils évoluaient tout deux en Challenge League. Ces derbys régionaux sont au final assez courants en Suisse et se développent au fil des années dans toutes les divisions, dépendant des clubs promus et des relégués.

Les rivalités régionales sont partout ! Ici, en 2017, les fans du SR Delémont lors d’un derby jurassien face au FC Bassecourt en 1e ligue, soit la 4e division (crédit photo: Facebook 28 squad)

D’autres rivalités se forment aussi sans avoir besoin de proximité régionale. Par exemple, des échauffourées entre les supporters du FC Lucerne et du FC Saint-Gall vers la fin des années 1990 ont conduit certaines franges des supporters des deux clubs à se considérer comme rivaux. Les rencontres entre le FC Sion et le FC Bâle sont également assez chaudes, notamment après la victoire 3-0 de Sion sur les Bâlois en finale de Coupe en 2015 puis la revanche du FC Bâle en 2017 avec… une victoire 3-0 sur Sion en finale de Coupe (ayant mis fin à la célèbre série d’invincibilité en finale de Coupe du club valaisan). Ajoutez à cela des provocations constantes depuis quelques années, avec en point d’orgue un vol de bâche sédunoise par des supporters bâlois à la mi-temps d’un match, bâche ensuite brûlée à l’intérieur même du stade, et vous avez au final une rivalité très tenace qui se développe.

Les supporters sédunois célèbrent la victoire 3-0 en finale de Coupe 2015, acquise face au FC Bâle sur son terrain du Parc Saint-Jacque (crédit photo: groundpictures.de)

Bref, vous l’aurez compris, la Suisse regorge de derbys et de rivalités, parfois historiques, parfois géographiques, parfois le fruit d’accrochages entre supporters. Le niveau de jeu et l’attrait purement footballistique de notre championnat ont malheureusement tendance à baisser d’années en années mais, malgré ça, la ferveur en tribune ne décroît pas et les rivalités sont toujours un bon moyen de déchaîner les passions. Ce sentiment d’adversité n’est donc, au fond, pas une mauvaise chose du tout: sans ces piques entre supporters, sans ce supplément de ferveur lors des grands matchs, sans ces souvenirs mémorables dus à une victoire face à «l’ennemi», le foot perdrait quand même beaucoup de son intérêt.

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