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Mais on le dit quand même

12 équipes pour 1 trophée: la MLS lance ses play-offs 2017

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Les play-offsqs : la meilleure période de l’année pour tout fan de soccer américain. Après les 34 journées de la saison régulière, les Play-offs commencent ce mercredi. Après un Decision Day où on a vu beaucoup de buts, les 12 équipes participantes sont en ordre de bataille pour succéder à Seattle. Suivez le guide (et n’oubliez pas de le payer à la fin de la visite).

Comment fonctionne ce joyeux bordel ?

Et bien, en fait, c’est très simple. En tout cas, d’un point de vue purement américano-centré. La MLS est une ligue divisée en deux conférences de 11 équipes chacune. Après 34 journées où les franchises s’affrontent selon un calendrier assez bordélique (et qui justifie le recours aux play-offs), les 6 premiers de ces deux groupes sont qualifiés pour la phase finale, les MLS Cup Playoffs. Avant d’aller plus loin, voyons plutôt le classement de cette édition 2017.

Et non, pas de relégation cette année (Capture d’écran Wikipédia).

 

Maintenant, vous connaissez les douze équipes qui seront opposées lors de ce mini-tournoi qui débute ce mercredi. Alors, tout d’abord, oui, 6 équipes qualifiées dans des groupes de 11 équipes, c’est beaucoup trop. Mais, passons.

Le tournoi se déroule en quatre phases: le Knockout Round (un « premier tour » qui oppose les équipes classées 3e à 6e), les demies de conférence, la finale de conférence et la MLS Cup, dont nous parlons un peu plus loin dans ce papier (#teasing). Avant cette dernière étape, les tableaux ne se croisent pas, un peu comme les jets quand on pisse avec un pote. Ou comme les verres lors d’un apéro, si vous n’êtes pas fan de ma première image. Vous suivez ? Voici, un joli petit tableau (ou « bracket ») pour vous expliquer un peu mieux.

 

Ils ont quand même réussi à genrer des tableaux (Capture d’écran Wikipédia).

Toronto contre le reste

Dimanche, à l’heure de la dernière journée, les jeux étaient déjà faits dans la Conférence Est. On connaissait déjà les six équipes qualifiées pour cette partie du tableau. Pire pour le Toronto  FC et les New York Red Bulls qui étaient déjà assurés de leur positionnement (premier pour Toronto, sixième pour les Red Bulls).

D’ailleurs, les Canadiens sont les grandissimes favoris de ces play-offs. On ne va pas se mentir, le fait que Giovinco et ses potes aient décroché la saison régulière avec 12 points d’avance tout en réalisant le meilleur bilan de l’histoire des saisons régulières aide forcément un peu. Les Reds seront l’équipe à abattre (et cela ferait sans doute plaisir à nos amis québécois). Toronto a continué sur sa lancée des deux dernières saisons en remportant le Supporter’s Shield, le trophée de la meilleure équipe de la saison régulière. Depuis 2015, et l’arrivée du trio Bradley-Altidore-Giovinco, le TFC n’est plus considéré comme le Rennes de la MLS. Mais, attention, une statistique peut faire peur aux joueurs de Toronto: aucun vainqueur de saison régulière n’a remporté le titre final depuis 2011 (coucou le Galaxy).

Toronto a peur (On vous avait pas menti sur les montages Paint).

Parmi les concurrents, on retrouve des habitués, les New York Red Bulls, présents depuis 2010. Mais en tant que sixièmes, les Taureaux rouges auront fort à faire. Toujours plus proche de l’Hudson River, le New York City FC a confirmé son excellente saison 2016 et le Columbus Crew retrouve un standing digne de son effectif après un exercice cauchemardesque l’an passé.

Atlanta United et Chicago Fire sont peut-être les deux éléments les plus surprenants de cette promo. Nouvelle franchise arrivée cette année, Atlanta a vu la mayonnaise prendre plus vite que prévu (et mon petit doigt me dit qu’ils seront encore plus forts l’année prochaine). Talentueux, ce jeune effectif devra s’affirmer dans un monde où l’expérience prime. Quant au Fire, c’est un peu comme si on voyait quelqu’un revenu d’entre les morts. La franchise de l’Illinois retrouve l’ivresse des phases finales pour la première fois depuis 2012.

Parmi les absents, le plus surprenant reste sans doute l’Impact de Montréal, qui avait l’effectif pour aller une qualif’. Philadelphia a fait du Philadelphia et termine logiquement en milieu de tableau, D.C. United n’a pas eu de chatte, New England s’en est battu les couilles, et Orlando a fait du Orlando, c’est-à-dire de la merde.

 

Chicago Fire (3) – New York Red Bulls (6), dans la nuit de mercredi à jeudi, à 2h30

Atlanta United FC (4) – Columbus Crew SC (5), dans la nuit de jeudi à vendredi, à 1h00

Toronto FC (1) et New York City FC (2) sont qualifiés pour les demies de conférence.

 

Pronostic impossible à l’Ouest

Si Toronto a très vite pris ses marques à l’Est, l’Ouest s’est décidé dans les dernières journées. Ainsi, les places respectives ont été données dans la dernière journée et surtout, le dernier ticket pour les play-offs a été arraché dans les dernières secondes. Et on risque de retrouve un bordel similaire pendant les play-offs.

Cette année, pour terminer en tête, il fallait être du Pacific Northwest. Les Portland Timbers, les Seattles Sounders et les Vancouver Whitecaps ont terminé, dans cet ordre, aux trois premières places. Malgré les absences des bûcherons et des blancs bonnets à ce stade l’an passé, ces qualifications sont plutôt logiques au regard des effectifs des trois larrons. Portland et Vancouver ont juste montré que leurs absences en 2016 étaient une anomalie.

Avec eux, le Sporting Kansas City, présent sans discontinuer depuis 2011. Pas une surprise, à l’inverse du Houston Dynamo. Après trois absences consécutives sans phase finale, les Texans ont profité de cette année de reconstruction pour envoyer leur jeune équipe. Et, pour la première fois depuis cinq ans, les San Jose Earthquakes seront présents au festin, après s’être invité dans les dernières secondes, comme dans un plan de Nouvel An. Eux qui terminent avec une différence de buts de -21… Mais ils profitent du règlement de la MLS, où le nombre de victoires prime en cas d’égalité. Avec 13 victoires contre 11 pour le FC Dallas, qui a pourtant une différence de but nulle, ce sont les Californiens qui vont célébrer la grande messe.

Le coach de Dallas applaudit cette descente de la première à la septième place en deux mois.

Les Texans, vainqueurs de la saison régulière l’an dernier et qui restaient sur un bon cycle, sont les grands absents de cette phase finale et la grande déception de cette saison. Mais les hommes d’Oscar Pareja l’ont joué façon Bordeaux 2010, en glissant au classement pendant deux mois. Les Colorado Rapids n’ont pas confirmé leur très bel exercice 2016, le Real Salt Lake n’est plus que l’ombre de l’équipe qu’elle était encore en 2013 et Minnesota United a bien progressé mais reste encore trop tendre pour la phase finale. Ah, et c’est le LA Galaxy qui termine dernier. Oui, oui, malgré les 254 buts et passes décisives de Romain Alessandrini et la présence « rassurante » de Michaël Ciani.

 

Vancouver Whitecaps FC (3) – San Jose Earthquakes (6), dans la nuit de mercredi à jeudi, à 4h30

Houston Dynamo (4) – Sporting Kansas City (5), dans la nuit de jeudi à vendredi, à 3h30

Les Portland Timbers (1) et les Seattle Sounders (2) sont qualifiés directement pour les demi-finales de conférence.

 

(Probable) Cap à l’Est pour la MLS Cup !

Pour suivre la grande finale, le 9 décembre prochain. Depuis 2012, la MLS Cup (ET PAS « LA FINALE DE LA MLS CUP ») se joue dans le stade de la meilleure équipe encore en lice. Pour la désigner dans un championnat divisé en deux conférences, il faut prendre le nombre de points obtenus pendant toute la compétition. Voici l’ordre de priorité d’organisation de la finale.

 

1 Toronto FC (69)
2 New York City FC (57)
3 Chicago Fire (55)
4 Atlanta United FC (55)
5 Columbus Crew SC (54)
6 Portland Timbers (53)
7 Seattle Sounders FC (53)
8 Vancouver Whitecaps FC (52)
9 New York Red Bulls (50)
10 Houston Dynamo (50)
11 Sporting Kansas City (49)
12 San Jose Earthquakes (46)

 

D’après ce tableau (surtout, d’après sa saison, en fait), Toronto est assuré de disputer la MLS Cup en cas de qualification, alors que les Quakes peuvent déjà commencer à se renseigner sur les horaires des vols à destination des 10 autres villes. Les autres attendront de connaître le nom de leur adversaire avant de commander des billets ou de lancer les ventes.

Comme on peut le voir, l’Ouest paye son homogénéité. Portland, son premier de saison régulière, ne pourrait accueillir la finale que si son adversaire était les Red Bulls, classés à la 6e place. A l’inverse, la coupe de l’Est en deux fait que les cadors de cette conférence (surtout Toronto) sont en position de force devant les gens de l’Ouest. Mais attention, l’hôte devra se souvenir d’une chose. Lors des deux dernières saisons, déjà disputées à l’Est, les deux champions étaient les équipes….qui se sont déplacées.

 

Vincent, tu nous fais un petit pronostic ?

On parle de la MLS, les boyz and girlz. Un championnat où le premier peut se faire poutrer 0-4 à domicile par le dernier sans que l’on crie au scandale. Cette ligue est un piège pour tous les parieurs du monde.

Mais si vous y tenez, je pense qu’on risque de voir Toronto de voir soulever la coupe. Une seule autre possibilité, Atlanta United. Pour l’Ouest, c’est tellement imprévisible mais je vais tenter la surprise Houston en finale. Evidemment, vu mon niveau de pronostiqueur, nous aurons tout sauf un Toronto-Houston en finale, soyez-en-sûrs.

 

 

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