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Mais on le dit quand même

Le Guide Ultime de la MLS 2016 – Conférence Est

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Hier, le championnat nord-américain a repris ses droits. Et, comme chaque année sur TLMSF, début de saison rime avec preview et pronostics.

La saison est lancée en Amérique du Nord ! Et qu’on se le dise d’entrée. Cette année, l’Est devrait être plus intéressant qu’avant. Considérée comme en reconstruction la saison dernière, la Conférence s’appuie sur des équipes qui ont peu bougé et qui ont désormais un an d’expérience commune.

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Patrick Vieira tout sourire avant d’entamer sa seconde carrière. (source: mlssoccer.com)

Chicago Fire – La franchise de l’Illinois a connu un hiver mouvementé. Dernier en 2015, le Fire a continué le vaste chantier entamé la saison dernière. Après l’attaque l’hiver précédent, le recrutement a surtout été ciblé sur la défense. Out Larentowicz et Adailton, place à Johan Kappelhoff, Joao Meira, Michael Harrington et surtout Brandon Vincent, considéré comme l’un des meilleurs talents disponibles à la dernière draft. Devant le gardien Sean Johnson, ce petit monde devrait faire mieux que la passoire de la saison passée. En outre, le positif de l’effectif a été gardé (Polster, Accam, Igboananike). Un nouveau coach est arrivé en la personne de Veljko Paunovic, champion du monde avec les U-20 de Serbie l’an passé.

Mais même avec un effectif qui apparaît comme plus équilibré, le Fire devrait payer le fait d’affronter des formations bien plus au point. Et le transfert du prometteur Harrison Shipp à Montréal est l’un des plus énigmatiques de cette intersaison. Avec un effectif chamboulé et la mise d’un nouveau cycle, Chicago devrait terminer dans les dernières places une nouvelle fois. En attendant des jours meilleurs.

Columbus Crew SC – Finaliste malheureux la saison passée, le Crew souhaite passer à la vitesse supérieure pour cette nouvelle saison. L’objectif avoué des ouailles de Gregg Berhalter est le titre, la MLS Cup. Et on ne change pas une équipe qui gagne. Ou, du moins, très peu. La franchise de l’Ohio a gardé sa jeune garde talentueuse au complet (Finlay, Meram, Tchani, Trapp) et a réussi à conserver Kei Kamara, 22 buts la saison passée, et nouveau Joueur Désigné (comme Federico Higuain). Aucun départ notable n’est à signaler, même si Klute ou McInerney étaient capables de rendre des services en tant que joueurs de complément.

Résultat, le XI type de 2015 sera celui de 2016. Les nouvelles arrivées sont intéressantes. Corey Ashe et Conor Casey apporteront l’expérience des joutes de la MLS. Emil Larssen et Ola Kamara continuent la filière nordique. Amro Tarek, le défenseur égyptien prêté par le Betis Seville, est une inconnue. Mais, étant donné les autres facteurs, cela ne devrait pas arrêter la marche en avant du favori de la Conférence.

D.C. United – Après une fin de saison calamiteuse, la franchise de la capitale a terminé quatrième l’an passé, après avoir passé une bonne partie en tête. Et a été éliminée en demies de conférence après une qualification controversée au premier tour (New England aurait dû bénéficier d’un penalty pour tenter d’égaliser). La clé de la saison de Washington se situe en défense, comme beaucoup de franchises MLS. Perry Kitchen est parti, le rempart Bill Hamid est blessé pour les prochains moins au minimum. La paire centrale Birnbaum – Boswell devra être forte, ce qui n’a pas été le cas en 2015 malgré le talent de ces deux éléments. Au milieu, DCU a récupéré Marcelo Sarvas (ex-LA et Colorado), Lamar Neagle et Rob Vincent. La jeune pépite argentine Luciano Acosta (prêté par Boca) sera l’un des hommes à suivre. En attaque, Chris Rolfe, Fabian Espindola et Alvaro Saborio sont toujours là. Mais seul ce dernier est un véritable finisseur.

Reste à savoir si l’entraîneur Ben Olsen sera un peu plus ambitieux dans le jeu. Malgré la qualité à disposition, D.C. United a été frustrant par le passé en proposant un jeu stéréotypé, se reposant surtout sur les gants de Bill Hamid et la roublardise de Chris Rolfe. Et la chance. Celle-ci pourrait tourner.

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Salazar (en blanc) esera peut-être l’une des révélations de l’année. (source: TVA Sports)

Impact de Montréal – Drogba. La clé de la saison des Québécois se trouve dans ces cinq lettres. L’intersaison de la diva ivoirienne a mis le club dans l’embarras. Un vrai-faux départ à Chelsea, un préparation à l’écart, une volonté affichée de ne pas jouer sur synthétique en début de saison… Dommage quand on sait que les trois mois en boulet de canon de Didier Drogba ont permis à la franchise canadienne de se refaire la cerise. Mais cette situation pourrait permettre à Cameron Porter, de retour d’une longue blessure, de revenir dans la lumière. L’Impact a gardé la plupart des points positifs de la saison dernière et surtout ses éléments les plus côtés (Piatti, Ciman, Bernier). Montréal a aussi réussi à engager définitivement Victor Cabrera et à recruter Harrison Shipp et Michael Salazar. L’ancien joueur de Chicago devrait remplacer Justin Mapp, seul élément important parti à l’intersaison. Quant à l’attaquant du Belize, il a impressionné en pré-saison et a été signé rapidement après avoir été drafté. Tous les voyants sont au vert pour l’Impact. Si Didier Drogba est réellement motivé, l’Impact pourrait passer d’une bonne saison à une très bonne saison.

New England Revolution – L’énigme de cette conférence. La franchise du Massachussetts a perdu son leader, Jermaine Jones. Il est celui qui a impulsé une équipe déjà forte, qui en a fait un finaliste en puissance. La Revolution n’a pas changé un effectif qui a montré quelques lacunes récemment. La défense est notamment le plus gros chantier. La nouvelle paire centrale Farrell-Gonçalves a montré des erreurs inquiétantes et impardonnables à ce niveau (notamment dans les airs).

Pourtant, cette équipe possède du talent indéniable. Lee Nguyen a montré en 2014 qu’il pouvait se hisser au niveau MVP. Mais il fut transparent à de trop nombreuses reprises en 2015. Juan Agudelo, mal positionné sur le terrain, n’a pas su se montrer à son avantage pour son retour. Mais il a déjà prouvé en 2013 qu’il pouvait s’adapter au système de Jay Heaps. Comme Diego Fagundez, Charlie Davies ou Kelyn Rowe. Le recrutement de Gherson Koffie est une bonne chose. Reste à savoir à quel rôle.

Jay Heaps est un bon entraîneur qui a su créer un système et s’y tenir depuis qu’il a pris la tête des Revs en 2012. Cette constante sera un atout. La vraie question est de savoir si New England a été fabuleux en 2014 ou décevant en 2015. Et si cette saison 2016 nous montrait que la vérité se situe entre les deux ?

New York City FC – NYCFC, épisode 2. Après une saison décevante, les pensionnaires du Yankee Stadium repartent à l’assaut de la MLS sous la houlette d’un nouvel entraîneur, un certain Patrick Vieira. Nouveau coach pour nouveau départ. En dehors des joueurs prêtés, la franchise médiatique n’a pas perdu un seul élément de sa saison 2015. Son principal point noir, sa défense, a vu l’ajout de quatre nouvelles têtes: le Costaricien Matarrita, Ethan White, Diego Martinez (venu de River Plate) et Frédéric Brillant, un Français venu de Belgique et formé chez le meilleur club du monde, le CS Sedan. De plus, les stars âgées arrivées l’été dernier (Pirlo, Lampard et Iraola) pourront compter sur une véritable préparation avec l’équipe, sans avoir à traîner la saison européenne comme un boulet juste derrière.

Néanmoins, des doutes subsistent sur le NYCFC. La réussite de Patrick Vieira en est une. Le Français a été catapulté dans un championnat aux règles bien plus complexes que ce qu’il a connu par le passé. Un point qui a souvent dérouté les entraîneurs étrangers. On ne connaît pas non plus le réel niveau d’implication que les stars auront. Et est-ce que la défense s’améliorera ? Est-ce que Vieira titularisera Poku et McNamara, les deux meilleurs joueurs de 2015 ? New York City semble être sur la bonne voie, comme l’indique sa pré-saison (5 victoires en 6 rencontres). Mais cela ne veut rien dire, en MLS plus qu’ailleurs.

New York Red Bulls – L’une des surprises de 2015. Moquée pour son ambiance bordélique, la franchise du New Jersey a étonné. Effectif rééquilibré, jeu plus alléchant, quiétude retrouvée… En dehors de la phase finale, tout a fonctionné chez le vainqueur de la saison régulière. Et comme plusieurs de leurs rivaux, ils n’ont pas eu besoin de changer leur effectif en profondeur. Une seule inconnue subsiste. Et elle réside en défense centrale. Matt Miazga, révélation de l’an passé, a signé à Chelsea. Est-ce qu’on son remplaçant, le Ghanéen Gideon Baah, s’entendra aussi bien avec Damien Perrinelle ? De plus, si le milieu est bien fourni, l’attaque n’est composée que de Bradley Wright-Philipps. Le reste des attaquants de formation sont des jeunes (Abang, Allen et Muyl).

Mais il ne devrait pas avoir de raisons de voir les hommes de Jesse Marsh s’écrouler. L’équipe est la même et, point essentiel, le projet semble sur le long terme. Une preuve peut être apportée. Le principal contingent du recrutement provient de l’académie et de la réserve USL, les New York Red Bulls II.  Un exemple à suivre dans le soccer US.

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Les Red Bulls auront un coup à jouer cette saison (source: newyorkredbulls.com)

Orlando City SC – Parmi les deux équipes d’expansion, la franchise floridienne a laissé la meilleure impression, échouant de peu aux portes des play-offs. Les Lions entament donc leur seconde saison avec l’intention de confirmer et de franchir un palier. Pour ce faire, Orlando a quasiment gardé le même effectif que la saison dernière, comptant sur l’expérience commune acquise lors de la première année. Le recrutement s’est principalement axé sur la SuperDraft et la formation. L’OCSC a aussi réussi un joli petit coup avec l’arrivée d’Antonio Nocerino, en provenance de l’AC Milan. L’Italien rejoint un milieu déjà fourni.

Mais ce milieu est peut-être la seule certitude d’Orlando. Cette équipe portée sur la conservation du ballon a affiché d’énormes lacunes dans le jeu sans celui-ci, notamment en défense. Aurélien Collin a réalisé une saison en deçà des espérances. Il était d’autant plus accompagné de défenseurs jeunes. En attaque, le rookie de l’année Cyle Larin devra confirmer sa première saison à 17 buts. Il est sans doute l’attaquant qui offre le plus de garanties à la franchise de Floride, qui semble dépourvue dans ce domaine. La deuxième saison est toujours la plus compliquée dans un cycle. Mais Orlando a toutes les cartes les mains pour apprendre de sa déconvenue et continuer sa marche en avant, son projet sur le long terme.

Philadelphia Union – Sans aucun doute la franchise la plus « YOLO » de la ligue. Ces dernières années, Philadephia n’a jamais su tirer profit d’un effectif pourtant compétitif à l’échelle MLS. La faute à une irrégularité chronique. L’Union est capable de passer d’un rythme de champion à un visage de lanterne rouge en deux semaines. Philly paie aussi l’incapacité de son coach, Jim Curtin, à avoir une tactique définie. Et à respecter les postes de ses joueurs. Par exemple, Curtin a déjà demandé à Andrew Wenger, attaquant, d’occuper le flanc gauche de la défense. Tout à fait logique.

Cette année, l’Union semble avoir perdu de sa décence en termes d’effectif, malgré la présence de joueurs ayant prouvé en Europe comme Barnetta, Ilsinho ou Nogueira. Ils ont perdu Maidana et Wenger, deux joueurs importants. L’attaque semble légère entre un Le Toux vieillissant, Sapong et Pontius dont les profils ne sont pas ceux de tueurs. En termes d’arrivées, la U s’est surtout concentrée sur la SuperDraft, où ils ont pris trois picks au premier tour (dont Yaro, qui était attendu en first pick). La saison risque d’être longue.

Toronto FC – Changement drastique à Toronto. Qualifié pour la première fois en play-offs la saison dernière, la franchise de l’Ontario n’a pas chamboulé son effectif à l’intersaison. Une première depuis longtemps. Surtout, le TFC semble avoir recruté intelligemment. Une première depuis toujours. La défense a connu un « upgrade » avec les arrivées de Drew Moor, de Steven Beitashour et de Clint Irwin dans les buts. Le milieu a été musclé avec l’arrivée du chien de garde Will Johnson, le local de l’étape, en provenance de Portland. Par contre, l’attaque se repose pour l’instant sur Giovinco et un Jozy Altidore blessé. Les départs de Findley et de Gomez, deux bons joueurs de complément, pourraient être préjudiciables.

Le début de la saison sera l’un des clés de la saison. Encore une fois, Toronto devra commencer par plusieurs rencontres à l’extérieur. Son stade, le BMO Field, est actuellement toujours en travaux. Ce tournant se doit d’être bien négocié. L’autre clé principale est italienne. Sebastian Giovinco, MVP la saison passée, sera attendu au tournant. Son niveau stratosphérique a permis au TFC de signer quelques grosses performances et d’atteindre les play-offs. Signer la même saison sera compliquée. Mais une très bonne saison de Giovinco dans une équipe renforcée qui se connaît mieux pourrait permettre au TFC de franchir un palier. Et enfin tutoyer les sommets visés depuis longtemps ?

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Les destins ne devraient pas se ressembler pour Philadelphie et Toronto. (source: torontofc.ca)

PRONOSTIC

1er Columbus Crew SC

2e Toronto FC

3e New York Red Bulls

4e Impact de Montréal

5e New England Revolution

6e Orlando City SC

7e DC United

8e New York City FC

9e Chicago Fire

10e Philadelphia Union

Premier-deuxième: qualifiés en demies de conférence

De 3e à 6: qualifiés pour le premier tour

De 7e à 10: non qualifiés

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