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Mais on le dit quand même

Preview MLS: Présentation de la Western Conference

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La saison 2015 de MLS débute ce week-end. Retour sur la Western Conference, à mi-chemin entre forces en présence et pronostics personnels.

Après la Conférence Est, voici votre preview de la Conférence Ouest. Alors que l’Est se présente comme une conférence en reconstruction, l’Ouest reste celle des top teams. Plusieurs franchises ont parié sur la stabilité qu’elles connaissent depuis plusieurs années. Deux équipes se détachent facilement…dans le bas du classement.

Colorado Rapids

Chaque année, plusieurs franchises MLS entament une saison « à la croisée des chemins » où elles doivent confirmer une saison précédente pleine de promesses. En 2014, les Colorado Rapids étaient dans ce cas. Ils ont réussi le challenge…avant de s’effondrer. La franchise de Denver a terminé sa saison sur une série de 14 rencontres sans la moindre victoire (dont seulement deux nuls !), soit depuis le 25 juillet dernier.

Un grand ménage a été opéré par Pablo Mastroeni pour ne garder que les éléments importants du vestiaire (Drew Moor, Marc Burch, Vicente Sanchez…) et la jeune garde talentueuse (Dillon Powers, Shane O’Neill, Clint Irwin, Deshorn Brown…). Le recrutement, loin d’être clinquant, présente une certaine cohérence avec des éléments expérimentés (Sam Cronin, Michael Harrington et surtout Marcelo Sarvas, champion avec LA), qui encadreront les jeunes et apporteront un peu de leadership. On observera également les deux trouvailles argentines, Lucas Pittinari et Juan Ramirez, nouveau Designated Player. Ces deux joueurs rentrent dans les objectifs des Rapids, avec le développement de ses jeunes.

Si l’effectif semble construit pour l’avenir, cette saison de transition risque d’être très difficile et très longue pour Colorado.

FC Dallas

On ne sait jamais sur quel pied danser avec Dallas. A la même époque l’année dernière, cette équipe était déjà considérée comme une énigme. Il semblait impossible de mettre une pièce sur le parcours de la franchise texane. La quatrième place de conférence obtenue la saison dernière fut un bon résultat mais cette même impression dubitative résiste.

Les Hoops ont réalisé un énorme coup en draftant Dan Kennedy, l’ancien gardien des Chivas USA, lors de la Dispersal Draft.. Pourtant, il s’agit ici du seul recrutement important à signaler. Et le Californien est bien placé pour savoir qu’un excellent gardien n’est pas suffisant si le reste de l’équipe ne tourne pas rond. Celui-ci a précipité le départ du Péruvien (et ancien Niçois) Raul Fernandez, accompagné vers la sortie par Jair Benitez, Adam Moffat ou encore Andrès Escobar.  Tous apportaient quelque chose. Peter Luccin est également parti. De plus, Dallas devra faire face à une concurrence accrue depuis la saison dernière, avec les arrivées du Sporting Kansas City et de son homologue texan Houston, deux franchises bien armées.

Deux joueurs devront se sublimer pour répéter la performance de 2014: le Brésilien Michel, arme fatale des coups de pied arrêtés, et Tesho Akindele. Désigné Rookie de l’année, l’Américano-Canadien devra confirmer mais franchir un cap pour amener son équipe vers les play-offs.

Houston Dynamo

Retour à l’Ouest pour Houston. Après plusieurs années de bonne conduite, le Dynamo ne s’est pas qualifié pour la phase finale en 2014, une deuxième depuis l’implantation de la franchise à Houston, en 2006. Pour ce retour à l’Ouest, la MLS a réservé un beau cadeau à Houston, avec la venue d’Erick Torres programmée pour le mois de juin prochain. L’international mexicain avait éclaboussé la ligue de son jeune talent aux Chivas USA.

Pour se qualifier dans une conférence féroce, le Dynamo devra d’abord se demander ce qui a échappé à l’équipe la saison dernière. Confiant en son organisation, le club a pourtant décidé de repartir avec les mêmes hommes sur le terrain (dont les excellents Brad Davis, Will Bruin, Ricardo Clark, Corey Ashe ou DaMarcus Beasley). C’est sur le banc que les choses ont changé. Exit Dominic Kinnear, présent depuis le début de l’aventure (et même les dernières années à San Jose, un banc qu’il retrouvera). Bienvenue à l’Irlandais Owen Coyle, passé par Bolton et Burnley, pour une nouvelle ère dans le Texas.

En plus de Torres, Houston a peu recruté mais ses choix semblent intéressants et pertinents. L’espoir argentin Leonel Mirande, prêté par Independiente, pourra servir de back-up à Barnes ou à un Brad Davis qui n’a plus ses jambes de 20 ans. Raùl Rodriguez apportera tout son expérience de la Liga (plusieurs saisons à l’Espanyol). Si Houston réussit ces challenges, les play-offs peuvent être de retour au BBVA Compass Stadium.

 

Los Angeles Galaxy

Le champion en titre s’annonce comme l’un des principaux prétendants à sa succession. Malgré le départ à la retraite de Landon Donovan et celui de Marcelo Sarvas à Colorado, Los Angeles garde un effectif haut de gamme pour la ligue. Le mot clé : la stabilité, encore une fois. Le milieu de terrain accueillera un nouveau leader en la personne de Steven Gerrard.

L’objectif de Bruce Arena sera clair: continuer une dynastie qui a remporté 3 titres sur les 4 dernières saisons. Il comptera donc sur les mêmes mecs que l’année dernière, ceux qui ont terminé deuxièmes de la saison régulière à 3 points de Seattle et qui ont réussi dans ce money time que sont les play-offs. Parmi les têtes d’affiche de la franchise, on retrouvera sans aucun doute le MVP en titre Robbie Keane, bien parti pour laisser une trace indélébile dans sa franchise actuelle.

Le Galaxy fait donc partie des favoris pour effectuer un deuxième back-to-back dans son histoire, après celui réalisé lors des saisons 2011 et 2012.

Portland Timbers

Qu’on se le dise tout de suite : les Portland Timbers ont un effectif qui leur permet d’envisager les play-offs. C’était déjà le cas l’année dernière mais un mauvais début de saison les a fait échouer à un seul point de Vancouver, dernier qualifié après une lutte à distance mémorable.

Pourtant, la sérénité ne règne pas du côté de l’Oregon. Les deux éléments les plus importants du groupe, Will Johnson et Diego Valeri,  sont annoncés out pour plusieurs mois. Inquiétant quand il s’agit des deux métronomes du jeu de Caleb Porter. Le principal objectif sera de gérer ces deux absences et de ne pas se révéler dépendants d’eux. Il ne faudra pas non plus renouveler l’entame catastrophique de la saison dernière (première victoire au huitième match). Or, le calendrier des premières semaines n’incite pas à l’optimisme: Salt Lake, Los Angeles, Kansas City, Vancouver lors des quatre premières manches plus des retrouvailles avec Seattle dès la fin avril. En outre, la finition devra être améliorée. Par exemple, Darlington Nagbe, médiocre la saison dernière, et Fanendo Adi, pas souvent décisif en dehors de quelques doublés, devront se réveiller.

Pourtant, le recrutement mené a été très intéressant. La défense, point faible la saison dernière, voit l’arrivée de Nat Borchers, symbole du cycle vertueux du Real Salt Lake. La paire formée avec Ridgewell pourrait devenir l’une des meilleures de MLS. Le vieillissant Donovan Ricketts a été remplacé par l’international ghanéen Kwarasey, vu au dernier Mondial. La colonne vertébrale est restée mais celle-ci est amputée des deux éléments majeurs susnommés plus haut. Le fighting spirit des Bûcherons a été entrevu la saison dernière. Une fois le retour de Johnson et Valeri, celle-ci pourrait être très utile pour la qualification. A condition de ne pas être déjà distancé.

Real Salt Lake

Voici l’une des équipes les plus stables de la ligue. En effet, certains joueurs encore présents aujourd’hui faisaient déjà partie de l’équipe qui a décroché la MLS Cup en 2009 (Kyle Beckerman, Nick Rimando, Javier Morales et le revenant Jamison Olave). La franchise de l’Utah est l’exemple parfait de la théorie des cycles du sport US:  il faut fonder et garder un noyau, ici Rimando-Borchers-Beckerman-Morales-Saborio, sur plusieurs années afin de rester performant. Celui-ci a perdu un élément important cet hiver avec Nat Borchers mais a pu récupérer Jamison Olave aux New York Red Bulls. Chris Wingert est parti aussi, pour rejoindre son ancien entraîneur au New York City FC. Ces deux-là faisaient partie d’un club très fermé, celui des joueurs avec 200 apparitions pour la franchise (Rimando et Beckerman sont les deux autres membres).

Il viendra un moment où les éléments de ce noyau seront peut-être trop âgés pour rester performant. Néanmoins, confiance est de rigueur concernant les choix de Jeff Cassar, ancien adjoint de Jason Kreis entre 2007 et 2013. Il connaît donc parfaitement le club et les systèmes mis en place. Si la franchise n’a pas énormément recruté durant l’hiver, c’est que celui-ci estime que ses vieux feront l’affaire encore un an.

Evoluer aux côtés d’un groupe aussi expérimenté permettra aux jeunes de continuer à se développer, comme Luis Gil, Joao Plata ou encore Olmes Garcia. Les défenseurs Phanuel Kavita et Elias Vazquez ont rejoint le club dans cette optique. Un modèle qui a permis à la franchise de décrocher sept qualifications consécutives en play-offs.

San Jose Earthquakes

Qu’attendre des Earthquakes cette année ? Tous les éléments poussent à dire « pas grand-chose ». L’essentiel semble être ailleurs à San Jose cette année: celle de démarrer sans encombre la première saison de la nouvelle ère du club. En effet, les Quakes inaugureront en 2015 leur soccer-specific stadium. Au revoir le Buck Shaw, stade de college soccer, bonjour l’Avaya Stadium, nouvel écrin de 18,500 places destiné à se faire connaître comme étant le plus grand bar à ciel ouvert du pays.

Si ces premières lignes ont concerné le stade, c’est parce que les choses ne devraient pas être roses sur le terrain pour San Jose. Ainsi, comme les Rapids, les Earthquakes restent sur une très mauvaise série, de… 15 rencontres consécutives sans la moindre victoire. Une collection de contre-performances qui a mené les Nord-Californiens à la dernière place de leur conférence. Cependant, et à la différence des Rapids, rien n’a été entrepris en dehors de l’arrivée de Dominic Kinnear en provenance de Houston.

L’effectif reste globalement celui de l’an passé. Parmi les bonnes choses, on peut espérer une charnière centrale Goodson-Bernardez ou l’éclosion attendue de Tommy Thompson. Evidemment, on gardera un œil sur Jean-Baptiste Pierazzi, qui a vu son compère du milieu Sam Cronin partir… à Denver. Le serial buteur Chris Wondolowski sera accompagné du nouveau Designated Player du club, le Suisse Innocent Emeghara. L’ancien lorientais arrive après une pige de six mois en Azerbaïdjan et son adaptation en MLS demeure une inconnue. La saison risque d’être longue pour les Quakes. Un petit tanking pour San Jose ?

Seattle Sounders FC

Rien n’a changé à Seattle. Un seul départ est à noter, celui de DeAndre Yedlin à Tottenham. Les hommes de Sigi Schmid n’ont jamais raté les play-offs. Cela ne devrait pas être le cas non plus cette année. Seattle s’avance une nouvelle fois comme un favori de la nouvelle saison. Le reste des transactions concerne les mouvements habituels d’une franchise MLS: les arrivées sont des HomeGrown Players (on comptera également Tyrone Mears, passé par l’OM) alors que les départs sont des joueurs à l’option déclinée.

Les pensionnaires du CenturyLink Field ont remporté la saison régulière de MLS avec un bilan de 20 victoires, 10 défaites et 4 nuls. Avec notamment un passage catastrophique en juillet et août (4 défaites et 1 nul en 9 rencontres) et certaines défaites très difficiles à encaisser (un 5-0 à New England, un 4-1 à New York). Là seront les axes de progrès à effectuer pour une équipe qui présentera un an de vécu commun supplémentaire. Clint Dempsey a vécu une préparation avec le groupe après son camp avec les Etats-Unis. Ce sera forcément un plus par rapport à 2014 où il avait passé deux mois à Fulham. Son compère Obafemi Martins devra garder son niveau également.

Néanmoins, cette équipe a déjà prouvé par le passé. Il y a donc peu de points faibles à recenser. Il faudra juste être présent lors des matchs qui comptent. En effet, ces dernières années, les Sounders avaient la tendance de s’effacer une fois arrivés au mois de novembre. Ce qui les privait inexorablement du titre suprême.

Sporting Kansas City

Changement de conférence pour le champion 2013. Habitué aux joutes de l’Est, le SKC va redécouvrir l’Ouest, connu entre 1996 et 2004. Comme beaucoup d’équipes, Kansas City devrait se montrer compétitif dès le début de la saison. En effet, il s’agit globalement de la même équipe qui  a montré se classe ces dernières années. Graham Zusi, Benny Feilhaber, Dom Dwyer et Matt Besler sont toujours là. Peter Vermes, aux rênes de l’équipe depuis 2009, a vu le retour de Roger Espinoza pour densifier son milieu. Les deux gardiens de la saison dernière, plutôt considérés comme des back-up, ont été remplacés par Luis Marin, international chilien, et Tim Melia. Cela semble être une upgrade par rapport à Gruenebaum et Kronberg.

Les seules questions entourent le remplacement d’Aurélien Collin, parti à Orlando. Qui sera l’élu ? Ike Opara semble tenir la corde. Il faudra également composer avec une nouvelle rotation. En effet, si les onze titulaires ont peu changé, les remplaçants ne sont plus les mêmes : Jalil Anibaba, Bernardo Anor, Marcel de Jong ou Servando Carrasco ont remplacé Soony Saad, C.J. Sapong et Sal Zizzo. Il faudra également surveiller l’acclimatation de l’international hongrois Nemeth, arrivé cet hiver.

Vancouver Whitecaps FC

Peut-être le meilleur élève canadien depuis l’arrivée de ceux-ci en 2007. Deux qualifications en play-offs en quatre ans et une impression de progression constante. La saison dernière, Vancouver a décroché son meilleur total de points, son plus faible total de buts encaissés et son plus petit nombre de défaites.

De plus, Vancouver a fait ce qu’il faut faire après une bonne saison: garder l’ossature d’un groupe jeune et talentueux. On pourra ainsi continuer à suivre la progression des Erik Hurtado, Matias Laba, Darren Mattocks, Gershon Koffie et surtout Kekuta Manneh. Le tout sera orchestré par l’international chilien Pedro Morales, qui a effectué la préparation avec le groupe pour la première fois (il était arrivé en mars la saison dernière).

Le recrutement est également intéressant. Pa-Modou Kah sera une bonne doublure en défense centrale. Mais une recrue retient l’attention : Octavio Rivero, nouveau Designated Player. L’Uruguayen fut l’un des meilleurs buteurs du tournoi hivernal chilien avec O’Higgins.

Cette saison est celle où l’on pourra évaluer si Vancouver est capable de franchir un cap dans sa politique menée depuis 3 ans sous Martin Rennie puis Carl Robinson, son adjoint devenu entraîneur principal.

LE PRONOSTIC

1er Seattle Sounders FC

2e L.A. Galaxy

3e Sporting Kansas City

4e Real Salt Lake

5e Vancouver Whitecaps FC

6e Houston Dynamo

7e FC Dallas

8e Portland Timbers

9e Colorado Rapids

10e San Jose Earthquakes

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