mer. Juin 26th, 2019

TLM Sen Foot

Mais on le dit quand même

Mais punaise, il se passe quoi au Real ?

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Fin 2014, la Casa Blanca roule sur le monde du foot. En Liga le Real Madrid est leader avec un point d’avance sur le Barca (avec un match en retard, qui sera joué et remporté début février 2-1 face à Séville), l’équipe vient de remporter la Coupe du Monde des Clubs au Maroc et est sortie première de son groupe de Ligue des Champions avec 6 victoires. A 18 jours du Clasico, décisif pour le titre de Liga, une sorte de mini-crise semble pointer son nez. Mais punaise, il se passe quoi au Real ?

Envoyé spécial depuis Nantes (ouai TLMSF ne veut pas me payer un billet pour Madrid et mon patron ne voudra pas me laisser partir).

2014 s’arrête sur la victoire en finale de la Coupe du Monde des Clubs, une série de victoires record (22 matchs) mais surtout un jeu plaisant, tourné vers l’attaque avec une équipe solidaire capable de presser son adversaire à la moindre perte de balle. Petite alerte lors du match amical perdu face au Milan le 30 décembre mais rien de bien affolant. 2015 reprend et pas sur les mêmes rails, défaite au Mestalla (2-1) puis triple déroute contre l’Atlético en l’espace d’un mois (élimination en Copa del Rey puis l’humiliation du Vicente Calderon) jusqu’au match nul de dimanche dernier contre Villarreal. Outre les résultats, c’est aussi dans le jeu que le club de la capitale est à la peine. Tentons de comprendre les différents facteurs de cette baisse de niveau.

  • Un excès de confiance ?

Enchainer 22 victoires consécutives, toutes compétitions confondues, c’est quelque chose que l’on n’est pas prêt de revoir dans le foot moderne et surtout à ce niveau. Avec des victoires de prestige (Barcelone, Liverpool x2 par exemple) et des leçons de football distribuées sur les terrains de Liga. Une invincibilité qui a mené à des matchs plus ou moins facilement gagnés face à des adversaires quasiment convaincu de ne pouvoir faire quelque chose. Ce sentiment de puissance combiné aux deux titres déjà remportés par le Real (Supercoupe d’ Europe et Coupe du Monde des Clubs) a pu, à un moment ou un autre, amené un excès de confiance et donc une baisse de l’implication. Après tout ils sont humains.

Bon, ça a dû jouer c’est sûr, mais ce n’est pas la simple raison.

  • L’absence de joueurs cadres ?

2015 c’est aussi une année débutée sous le signe des blessures (ne pas oublier celle de Luka Modric, absent des terrains depuis le 18 novembre). Pour tout aficionado du Real, c’est l’absence de Lukita qui est la cause principale de la baisse de niveau. Logique, le Croate est le joueur qui lie le bloc défensif et le bloc offensif de par sa couverture défensive, sa qualité de transmission et son intelligence pour trouver des brèches dans les défenses les plus difficiles.  (On revient sur le milieu de terrain plus tard, promis). Les absences de Pepe, puis de Coentrao, puis de Ramos puis de James Rodriguez n’ont pas arrangé la chose. Tant sur le plan sportif que sur le plan du leadership. Alors oui Casillas est le capitaine, mais les hommes du vestiaire sont Ramos et Arbeloa (qu’on aime ou on n’aime pas le joueur, l’homme et le madridisme qu’il incarne est à respecter) et avec l’absence de ce premier la mentalité n’est plus la même. L’apport offensif de Ramos mis de côté, c’est aussi une rage et une passion qu’on enlève du terrain. Là où le Sévillan allait de ses mots doux pour intimider l’adversaire ou l’arbitre, maintenant les joueurs se contentent de se replacer tout en baissant la tête. Ce n’est pas ça le Real Madrid messieurs. « El Madrid sin corazon no late » Son retour ainsi que celui de Modric vont donner un élan de confiance à ce Real en perte de vitesse.

  • Le manque de rotation ?

Il y a rien de nouveau dans le fait qu’Ancelotti ne soit pas un adepte de la rotation de ses effectifs. Quand tout va bien, rien à dire mais par contre quand ça commence à aller moins bien on peut tout de même signaler les quelques revers de médaille de ce système.

Premièrement, et le plus logique, la fatigue des joueurs titulaires. Notamment Kroos, véritable maitre d’orchestre de l’équipe mais qui est titulaire à chaque match et qui en plus doit se coltiner la majeure partie du travail défensif du milieu de terrain. Idem pour Marcelo (bon Coentrao a passé beaucoup de temps blessé), Carvajal etc.

Deuxièmement, qui dit manque de rotation dit moins de temps de jeu pour les remplaçants, donc des joueurs moins impliqués, moins capable de faire la différence. Pour preuve, les dernières entrées en jeu de Jesé (qui revient d’une longue blessure tout de même), de Chicharito, d’Illarra ou Khedira qui sont loin d’être convaincantes voire même sont inutiles. On est loin d’être l’équipe ayant le banc le plus décisif.

Pour finir sur la rotation, un des plus gros problèmes que ça entraine c’est la non-remise en question des titulaires. En effet, il aurait été mérité de voir Bale, Karim ou même parfois CR débuté sur le banc. Il n’en fut rien, malgré certains matchs pas loin d’être catastrophiquse pour la BBC. Des Jesé ou Chicharito, qui certes n’ont pas le niveau des membres de la BBC, auraient très bien pu bousculer, motiver et faire place à de la concurrence saine plutôt que de jouer les porteurs d’eau.

  • Le problème du milieu de terrain

En mettant de côté l’aspect psychologique (oui ce n’est pas possible mais faisons comme-ci) et en se concentrant que sur le sportif, il est facile de voir le plus gros problème de ce Real Madrid. Le milieu de terrain. L’absence de Luka se fait de plus en plus ressentir. Sans lui, Kroos est plus chargé de taches défensives que de la création de jeu. Oui l’Allemand est monstrueux et est notre métronome, oui Isco est le meilleur joueur du monde fais-moi un enfant s’il te plait madrilène et espagnol du moment, mais le troisième joueur du milieu il est où ? Illarra ? Un manque de confiance en lui, un jeu trop timoré, doué dans la récupération du ballon mais sinon rien d’exceptionnel. Khedira ? Quand il n’est pas blessé ou en froid avec la direction par rapport à sa prolongation, il fait des matchs satisfaisants mais sans plus. Lucas Silva ? Il vient à peine d’arriver et malgré de bonnes prestations ce n’est pas lui qui résoudra ce problème. Il ne fait pas d’erreurs c’est sûr (et c’est très bien hein) mais c’est parce qu’il ne prend que très peu de risque et se contente d’être un relayeur entre Kroos et Bale (ou CR, généralement le joueur le plus proche de lui). Forcément, il manque un maillon à cette équipe, je ne dis pas qu’on joue à 10, mais quand tu es au Real Madrid tu ne fais pas simplement des gestes de bases. Le dépassement de poste, la prise d’initiative et une combativité maximale, c’est ça que tout bon aficionado du Real veut voir.

Beaucoup de problèmes, peu de solutions. Si ce n’est la patience et la foi en Ancelotti et en ce Real capable de grandes choses.

Bien sûr, ça ne reflète que mon avis de fan du Real. Non je n’ai pas accès au vestiaire, à Valdebebas pour des infos croustillantes. Je ne pense certainement pas avoir un 1/100e du talent d’Ancelotti ou d’un joueur du Real Madrid. Je ne donne que mon avis et mon ressenti sur cette équipe. Je n’ai pas de solutions miracles (je ne serais certainement pas en 4e Div de district sinon). Hala Madrid y Nada Mas.

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