mer. Oct 16th, 2019

TLM Sen Foot

Mais on le dit quand même

C1 – La surprise Shakthior, Lyon dans le dur. Résumés de tous les matchs

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Semaine agitée sur le chemin qui mène au sommet de l’Europe. Si Arsenal n’a pas tremblé pour son entrée en lice, Milan a connu quelques petites difficultés tandis que Lyon et le Celtic se sont ramassés en beauté. Sur les 10 confrontations, tout semble quasiment plié dès les matchs allers avec seulement 3 matchs où la décision ne semble pas prise.

SHAKTHIOR KARAGANDY 2-0 CELTIC GLASGOW : Permis de rêver.

C’est LA sensation de ces matchs allers. Si vous êtes un assidu de TLMSF (vous l’êtes, ne vous cachez pas), le Shakthior Karagandy n’a plus aucun secret pour vous. En effet, au fil des tours, les champions du Kazakhstan n’ont cessé d’épater après avoir sorti le BATE Borisov (1-0, 1-0) puis Skënderbeu Korçe (3-0, 2-3). La tâche qui se présentait aux hommes de Viktor Kumykov s’annonçait bien plus ardue : le Celtic Glasgow. Véritable épouvantail depuis leur parcours la saison dernière (8e de finaliste), les écossais dominent le début du match mais Alekandr Mokin, le portier de Karagandy répond présent. Les kazakhs douchent leurs adversaires en ouvrant le score par Finonenko, complètement délaissé au milieu de 4 défenseurs, dès la 12e minute. Les Bhoys tentent de répondre mais Kris Commons voit son missile de 25m repoussé par la barre et échoué sur la ligne de but. Le Celtic domine et les kazakhs contrent et Khizhnichenko double la mise à 15 minutes de la fin. Les écossais payent un manque de cohésion dans les attaquent auxquelles ils sont restés relativement inoffensifs et une incroyable passivité défensive qui a permis aux kazakhs de planter 2 fois. Pour le match retour dans la cathédrale du football, le Celtic Park, les écossais devront prendre exemple du match retour du Shakthior en Albanie au tour précédent où les kazakhs, qui avaient gagné 3-0 à l’aller, s’était fait rejoindre sur l’ensemble des deux matchs en moins de 30 minutes par Skenderbeu Korçe avant de se reprendre (2-3).

OLYMPIQUE LYONNAIS 0-2 REAL SOCIEDAD : la calotte basque

La Real Sociedad a infligé une leçon de football à l’Olympique Lyonnais pourtant excellent depuis le début du championnat. Seulement contre Sochaux ou Nice, les carences défensives sont masquées par le jeu léché et alléchant du quatuor offensif Gourcuff – Grenier – Benzia – Lacazette, sur le plan européen et face à une équipe qui maitrise le contre, c’est plus compliqué. La Real Sociedad procède en contre rapide et avec très peu de touche de balle mettant en difficultés Miguel Lopes sur son côté droit. En 1ère mi-temps, le joueur prêté par le Sporting Portugal laisse des boulevards et Carlos Vela en profite. Après avoir averti une 1ère fois les rhodaniens en trouvent le poteau d’Anthony Lopes, le mexicain parti en profondeur dépose un centre qu’Antoine Griezmann reprend acrobatiquement. Magnifique, doigt d’honneur du mâconnais aux centres de formation  français (celui de Lyon notamment) qui l’ont refusé étant plus jeune car jugé trop petit. A l’entame de la 2e période, sur une action en une touche de balle entre Xabi Prieto, Zurutuza, Griezmann et Seferovic, ce dernier prend sa chance à 25 mètres et envoie une fusée sous la barre lyonnaise. (0-2, 50’). Lyon est K-O. Les basques laissent le ballon aux lyonnais mais le sort avait choisi son camp et Gonalons trouvait la barre transversale sur corner. Le dernier quart d’heure sera encore plus compliqué pour l’OL avec l’expulsion de Milan Bisevac. Groggys, les hommes de Rémi Garde passent proche du fist sur une dernière occasion basque avec une frappe de Pardo (Ruben, pas Bernard) sauvée sur la ligne par Gueida Fofana (87’). Les chances lyonnaises restent bien minces pour le match retour à San Sebastian, mercredi, et devra surement se contenter de Ligue Europa pour la seconde année consécutive.

Pour le plaisir…
… prendre le temps, de temps en temps

PSV EINDHOVEN 1-1 MILAN AC : Les rossoneri avec l’expérience

Ce revival de la demi-finale de 2005 était très agréable avec du spectacle et des buts. Si le premier quart d’heure est hollandais, Milan  peut compter sur un Christian Abbiatti des grands soirs. Contre le cours du jeu, c’est El Sharaawy qui ouvre le score sur un centre d’Abate (15e) suivi, dans la foulée, d’une praline de Balotelli qui termine sur la barre. Par la suite, les occasions seront hollandaises mais Christian Abbiatti continuera de faire le taf dans les bois italiens. A l’heure de jeu, sur une frappe lourde de Burma  à 25 mètres, le portier italien ne peut que repousser et Tim Matavz reprend et égalise (1-1). La différence de condition physique se fait sentir car pour les Rossoneri , c’était la reprise en match officiel tandis que le PSV a repris depuis plusieurs semaines déjà leur championnat et a déjà un tour de Champions dans les pattes. Les milanais réussiront à préserver le nul et ce petit but à l’extérieur donne un avantage aux 3e de la dernière Série A.

PAÇOS FERREIRA 1-4 ZENITH SAINT-PETERSBOURG : la marche était trop haute

Etonnant 3e  de la dernière Liga ZON Sagres, le Paços Ferreira est contraint de délocaliser son match de Barrage dans le géant Estadio Dragao de Porto, 10 fois plus grand que son Estadio da Mata Real (5 100 places seulement). Plus grand aussi, l’adversaire du soir, le Zenith, plus habitué que les portugais à disputer la Champions et pourtant, la première frappe vient de Sergio Oliveira à une trentaine de mètres. Mais ce sont les russes qui vont trouver la faille, sur un centre de Danny, Roman Shirokov débute son show et reprend du plat du pied aux 18 mètres (1-0, 27’). Les portugais ne se laissent pas abattre et en 2e période, Andre Leao, seul au second poteau, égalise sur un corner de Vitor dévié (1-1, 58’). Malheureusement pour les portugais, ce but a le don de réveiller le Zenith qui reprend l’avantage 2 minutes plus tard sur corner, encore par Shirokov complètement délaissé dans les 6 mètres adverse. Le Paços va s’effondrer physiquement et laisser filer le match. En fin de rencontre, Aleksandr Kherzakov frappe un coup franc à 25 mètres qui finira sur la barre mais le portier de Ferreira, malheureux, se trouve sur la trajectoire du ballon et marque contre son camp, du dos (1-3, 84’). Roman Shirokov parachève son festival de but et, par la même occasion, anéantit les chances de qualification du Paços Ferreira  sur une frappe en pleine lucarne (1-4, 89’).

Roman Shirokov, en patin.

VIKTORIA PLZEN 3-1 MARIBOR NK : le but de l’espoir pour les slovènes

Depuis le début de la compétition, les matchs du Viktoria Plzen sont souvent synonymes de spectacle avec 22 buts inscrits dans les 4 matchs auxquelles les tchèques ont participé (victoires 4-3, 2-1 contre Zeljeznicar Sarajevo et 4-0, 6-2 contre Kajlu Nomme). Et cette confrontation face à Maribor n’a pas dérogé à la règle puisque dès la 8e minute, sur un corner tchèque, Marian Cisovsky pousse le ballon au fond des filets après une reprise trop croisée de Vladimir Darida (1-0). C’est le 5e but du défenseur tchèque depuis l’entrée en lice du Viktoria dans la compétition. Avant l’heure de jeu, sur un centre de Jan Kovarik, Darida se jette et creuse l’écart (2-0, 58’). Quelques minutes plus tard, Maribor revient dans la course. Sur un centre d’Agim Ibraimi, la défense tchèque se dégage mais Ales Mejac contrôle à 25 mètres et envoie une volée qui retombe dans le but de Matus Kovacik (2-1, 65’). En fin de partie, les rentrées de Frantisek Rajtoral et Romain Michal Duris apporteront du sang neuf à Plzen. Le premier centre pour le second qui se jette et redonne 2 buts d’écart aux tchèques (3-1, 89’). Au match retour, Maribor aura un bon coup à jouer sur son terrain avec ce petit but marqué mais le Viktoria et ses qualités offensives seront compliquées à faire déjouer.

FENERBAHÇE 0-3 ARSENAL : et ce n’est même pas sur tapis vert

En sursis dans la compétition bien avant ce Barrage contre Arsenal, Fenerbahçe a explosé en plein vol*. Inoffensifs en 1ere période et à peine plus entreprenant en 2e, la bande à Sow a été à l’opposé de ce qu’elle a montré la saison dernière en Ligue Europa (1/2 finalistes) tandis que les Gunners avait besoin de renouer avec la victoire pour lancer sa saison après le gadin du week-end dernier contre Aston Villa (1-3). Le seul fait de la 1ere  mi-temps sera la blessure de Laurent Koscielny, obligé de céder sa place (32e). A part ça… le vide. Au retour des deux équipes, Arsenal prend les devants grâce à une belle action initiée par Aaron Ramsey qui envoie Walcott dans le dos de la défense lequel sert Gibbs sur un plateau (0-1, 51’). Puis Jack Wilshere tente un une-deux avec Ramsey qui préfère la jouer solo et avance avant de tenter sa chance aux 20 mètres. Volkan Demirel n’a pas la main assez ferme et le but du gallois sonne le glas dans le stade Sukru Saracoglu mais aussi dans le monde quand on connait la malédiction autour du joueur lorsqu’il plante (responsable de la mort de Ban Laden, Steve Jobs, Khadafi et Whitney Houston sans pour autant être inquiété). A 15 minutes de la fin, Walcott obtient un pénalty que transforme tranquillement Olivier Giroud (0-3, 77’). La messe est dite, Arsenal a un pied et 4 orteils pour la phase de Groupes, la 16e consécutive pour les Gunners.

 * Le club a été exclu par l’UEFA de toute compétitions européennes cette saison à la suite d’une affaire de matchs truqués mais a intenté un appel suspensif auprès du Tribunal Arbitral du Sport qui lui a permis de participer aux qualifications. Le TAS doit se prononcer d’ici le 30 août sur une éventuelle sanction.

SCHALKE 04 1-1 PAOK SALONIQUE : Les allemands au pied du mur

A la ramasse en ce début de saison en Bundesliga, Schalke 04 avait l’occasion de respirer un peu grâce à la Champions. L’adversaire du jour est un miraculé puisque le PAOK Salonique a été éliminé au 3e Tour Qualificatif par le Metalist Kharkiv puis repêché, la semaine dernière, suite à l’exclusion du club ukrainien. La rencontre se déroulant en plus au Veltins Arena de Gelsenkirchen, les allemands partent donc favoris. Et cette tendance se confirme dans la physionomie du match avec une possession de balle largement à l’avantage de Schalke (64-36) et les occasions également. Jefferson Farfan ouvre le score à la demi-heure mais les grecs n’abdiquent pas pour autant et profitent des boulevards laissés derrière pour égaliser à la 73e minute grâce à Miroslav Stoch. Schalke devra donc aller marquer à tout prix en Grèce où l’on connait la ferveur populaire qui règne dans les stades là-bas. C’est loin d’être fait pour Schalke.

STEAUA BUCAREST 1-1 LEGIA VARSOVIE : faites vos jeux

Le Steaua Bucarest et le Legia Varsovie se sont neutralisés également en Roumanie. Là aussi, un match plutôt agréable, une ambiance chaud bouillante,une partie dominée dans l’ensemble par les roumains et des polonais jouant le contre. Sur un ballon d’Aleksandru Bourceanu, Federico Piovaccari profite du mauvais alignement défensif des polonais pour fausser compagnie à tout le monde et aller lober le portier du Legia, (35′, 1-0) Dusan Kuciak parti à sa rencontre aux 18 mètres. Au retour des vestiaires, sur leur première occasion, le Legia égalise grâce à Jakub Kosecki (53’, 1-1) avant de se voir refuser (à juste titre) un but pour une position de hors-jeu, dans la minute qui suite. Le match retour dans la capitale polonaise reste ouvert.

LUDOGORETS RAZGARD 2-4 FC BALE : la Suisse, évidemment

Le FC Bâle a pris une très grosse option (pour ne pas dire que c’est fait à 99%) sur la qualification. Après Israël, cap en Bulgarie pour les Rouge et Bleu et une confrontation face à Ludogorets Razgard, tombeur du Partizan Belgrade au tour précédent (2-1, 1-0). Les suisses ont dominé les débats et ils ouvrent logiquement le score après 10 minutes de jeu grâce à la pépite égyptienne, Mohamed Salah (0-1). Les bulgares ne se démobilisent pas pour autant et Marcelinho (rien à voir avec l’ancien marseillais) égalise (1-1, 23’). Le score ne bougera plus jusqu’à la mi-temps et le match sera assez terne. En 2e période, le Ludogorets prend l’avantage par Ivan Stoyanov (50’) mais ce sera de courte durée puisque Salah encore lui égalise (2-2, 59’). Quelques instants plus tard, Giovanni Sio, prêté par Wolfsburg l’hiver dernier au FC Sochaux et arrivé cet été en Suisse, redonne l’avantage à Bâle (2-3, 63’). Un avantage définitif mais plus sévère lorsque Junior Caiçara provoque un pénalty en fin de rencontre avant d’être expulsé. Fabian Schär transforme le péno (2-4, 86’) et le FC Bâle peut souffler, le retour s’annonce tranquille.

DINAMO ZAGREB 0-2 AUSTRIA VIENNE : l’Austria envoie valser le Dinamo

Pour terminer, le Dinamo Zagreb, qui a participé aux deux dernières campagnes (4e de sa poule à chaque fois), est tombé dans le piège de l’Austria de Vienne. Les croates ont dominé largement la rencontre mais se sont frottés à un mur autrichien et un gardien, Heinz Lindner, excellent dans les cages. Evidemment, l’Austria procède en contre et sur leur 2e tir de la rencontre, le club autrichien ouvre le score grâce à Marin Leovac (0-1, 68’). Krunoslav Jurcic, l’entraineur de Zagreb, décide alors de faire rentrer Ante Rukavina mais 15 secondes plus tard, sur son premier ballon, l’attaquant croate lève le pied un peu trop haut et tape Rogulj en pleine tête. Howard Webb sort le rouge. La poisse. Et quelques minutes plus tard, les affaires ne vont pas s’arranger puisque Marko Stankovic va corser l’addition pour le Dinamo d’un petit lob tout en toucher (0-2, 74’). Le score ne bougera plus et le hold-up est parfait pour l’Austria de Vienne qui recevra au match retour.

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