dim. Oct 20th, 2019

TLM Sen Foot

Mais on le dit quand même

Quién eres Real Sociedad ?

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Mardi, l’Olympique Lyonnais recevra la Real Sociedad en Barrages. Que sait-on vraiment de ce club espagnol basé à San Sebastian à part que Jérémie Bréchet et Lionel Potillon y ont évolué ?

La Génèse

L’histoire entre le football et San Sebastian débute à l’aube du XXe siècle grâce à des étudiants et travailleurs britanniques qui fondent San Sebastian Recreation Club. En 1909, un changement de nom s’opère et le club est officiellement crée sous le nom Club Ciclista de San Sebastian. La même année, pour sa première participation en compétition officielle, le club basque remporte la Copa del Rey contre le Club Español de Madrid en finale (3-1). Après avoir encore changé de nom en septembre 1909 pour s’appeler Sociedad de Futbol, le roi Alphone XIII ajoute l’appellation Real en Février 1911. Lors de la saison 1928-1929, les Txuri-urdin prennent part à la 1ere édition du Championnat d’Espagne à l’issue duquel ils terminent 4e.

Success-story

Les trophées se font attendre et ce sont les années 80 qui seront les plus glorieuses pour la Real. Lors du Championnat 1980-1981, l’Atletico Madrid passe la quasi-totalité de la saison en tête mais craque complètement avec 0 victoire lors des 7 dernières journées. La Real en profite et termine 1er à égalité avec le Real Madrid mais est champion grâce à 1 petit but de plus (Défaite 1-0 puis victoire 3-1 contre les Merengues lors de la phase retour). La saison suivante, bis repetita avec un Championnat que la Real co-dominera avec le Barça. Mais les Blaugrana se feront dessus aussi lors des 6 dernières journées avec seulement 2 points pris (sur 12 possibles, victoire à 2 points à l’époque) et les Txuri-urdin en profiteront pour finir une nouvelle fois Champion. Le dernier trophée en date pour la Real est une Coupe d’Espagne remportée contre l’Atletico Madrid de Luis Aragones aux Tirs aux Buts.

L’équipe légendaire du titre de 1981-1982.

Et en Europe ?

Très loin de l’expérience européenne du Real et du Barça, la Real Sociedad se fait une petite expérience dans la deuxième partie des années 70 avec quelques participations en Coupe de l’UEFA sans grands succès. Lors de la saison 1981-1982, et tout juste auréolé de son titre, le club de San Sebastian prend part à la Coupe des Clubs Champions européens mais l’expérience tourne très court avec une élimination dès le premier tour contre le CSKA Sofia (0-1, 0-0). La saison suivante, la Real se sent pousser des ailes par un deuxième titre et la campagne européenne sera plus glorieuse. La Erreala sort tour après tour le Vikingur Reykjavik (1-0, 3-2), le Celtic Glasgow (2-0, 1-2) puis le Sporting Lisbonne (0-1, 2-0) avant de se faire sortir en demi-finale par le Hambourg de Felix Magath futur vainqueur de l’épreuve (1-1, 1-2). Depuis la création de la Ligue des Champions en 1992, la Real a participé une seule fois à l’épreuve, en 2003-2004. Après une saison terminée dans le sillage du Real Madrid (2e avec 76 à 2 pts des Merengues), le club alors entrainé par Reynald Denoueix termine 2e de son groupe derrière la Juventus et devant Galatasaray et l’Olympiakos. En huitième de finale, la Real retrouve (déjà) l’Olympique Lyonnais. Loin d’être ridicule, les Bleu et Blanc se font sortir au terme de 2 matchs très serrés sur un but contre son camp du défenseur argentin Gabriel Schurrer (0-1, 0-0).

Les anciens

Jusqu’en 1989, l’identité de la Real Sociedad était marquée par un effectif entièrement composé de joueurs basques l’instar de l’Athletic Bilbao dont cette politique est encore d’actualité. Un comble pour un club créé par des anglais. Le joueur le plus capé est Alberto Gorriz qui disputa entre 1979 et 1993, 599 rencontres. Défenseur central et pièce maîtresse de la Real lors des titres de 1981 et 1982, le natif d’Irun dispute son dernier match lors du dernier match de la Sociedad au Stade d’Atocha (Le club déménagera au Stade d’Anoeta). Parmi les joueurs connus, on retrouve également Luis Arconada devenu célèbre en France grâce à (ou à cause de)  Platoche un soir de juin 1984 au Parc des Princes. Malgré cette boulette légendaire le gardien de but a fait toute sa brillante carrière à la Real où il a remporté le Trophée Zamora (meilleur gardien de la Liga) 3 années de suite (1980, 1981, 1982), où il a participé également aux 2 titres et grâce qui il a été capitaine de la Seleccion. Le meilleur buteur de l’histoire du club est aussi un joueur de l’époque phare de la Erreala, Jesus Maria Satrustegui avec 162 caramels posés en 374 matchs. Jouer à la Real Sociedad peut être une affaire de famille également, surtout chez les Alonso. Tout d’abord Miguel Angel Alonso, pièce maitresse du milieu de terrain de la Real lors des deux titres, « Periko » deviendra international puis sera transféré au Barça. Ensuite, le 1er fils, Mikel Alonso a été formé et a évolué pendant 6 ans à la Real. Et pour finir, le 2e fils, un peu plus familier, Xabi Alonso. Avant de régaler le milieu de terrain de Liverpool et du Real Madrid, Xabi a été formé lui aussi à San Sebastian puis a étrenné la tunique Blanche et Bleue durant 6 saisons. La Real Sociedad a également chéri le duo Darko Kovacevic – Nihat Kahveci. Dès leur première saison ensemble, la paire inscrit 43 pions et emmènent la Real Sociedad à la 2e place de la Liga. Capable de se trouver les yeux fermés, la « Little and large pair » évitera à la Real de sombrer en Liga Adelante durant les saisons suivantes.  Quelques joueurs français ont également évolué à San Sebastian. Lionel Potillon fera partie de l’équipe qui jouera la Champions en 2003/2004. Même si il n’a pas marqué les esprits, l’ancien stéphanois peut se vanter d’avoir torché le Real Madrid à Bernabeu sur le score de 4-1. Stéphane Collet et Jérémie Bréchet ont également été se perdre dans le pays Basque.

Nihat – Kovacevic
Lionel Potillon a la lutte avec un ancien coéquipier. (Si, si…)

La saison dernière et style de jeu.

La Real Sociedad revient de très loin. Au départ de la saison 2012/2013, l’équipe emmenée par Philippe Montanier ne prend que 10 points lors des 10 premières journées (3V-1N-6D) avec une calotte d’entrée face au Barça, 5-1. Ensuite, les Txuri-urdin se sortent les doigts du cul et finit la phase aller à la 9e place avec de très grosses prestations comme à Mestalla contre Valence où la Real s’impose 5-2.  La phase retour démarre sur les chapeaux de roues avec une victoire contre l’ogre Barcelonais (3-2). De bon augure. La Real s’octroie  un rythme de champion avec 39 points engrangés (11v-6N-1D) et ne connait pas la défaite durant 15 matchs consécutifs. Philippe Montanier réussit son expérience espagnole à laquelle il décide de ne pas prolonger pour rejoindre le Stade Rennais. La France réussit très bien à la Real puisqu’en 2 entraineurs, le club s’est qualifié 2 fois pour la Ligue des Champions. L’effectif est majoritairement issu du centre de Formation. Le style de jeu de la Real Sociedad est caractéristique des espagnols, construction, passe, possession, passe, possession, pressing, passe, peu de touches de balle, passe, enfin vous avez compris quoi.

Et maintenant ?

Philippe Montanier est parti, laissant une équipe revenue au top, son remplaçant se nomme Jagoba Arrasate. L’entraineur espagnol a appris dans le sillage du français et devrait reproduire un jeu et un système similaire. Si dans les « petits clubs », il est de coutume de voir des exodes post grosses saisons, la Real Sociedad peut se vanter d’avoir réussi à conserver presque tous ses éléments notamment Iñigo Martinez et Antoine Griezmann. Il devra toutefois faire avec le départ d’Asier Illaramendi, parti au Real Madrid pour 32M€. Côté arrivée, la Real accueille Esteban Granero, en prêt pour un an. Officialisé depuis hier, l’ancien joueur du Real revient au pays après un exil décevant en Angleterre où il aura connu la relégation avec QPR. Une autre arrivée, définitive cette fois, celle de l’attaquant suisse Haris Seferovic pour 3M€. Formé aux Grasshoppers Zurich (décidément), l’hélvète appartenait à la Fiorentina, où il n’a jamais réussi à faire son trou. En  janvier dernier, prêté à Novare Calcio où il claque 10 buts en 18 matchs. L’équipe type est disposée en 4-2-3-1 avec Claudio Bravo dans les buts, une ligne défensive composée de Carlos Martinez, Iñigo Martinez, Mikel Gonzalez et Alberto De La Bella. Au milieu, on retrouve David Zurutuza et Ruben Pardo mais Esteban Granero devrait venir s’immiscer dans le système. Et le secteur offensif est occupé par Antoine Griezmann à droite, Xabier Prieto à gauche, Carlos Vela dans l’axe (ou Zurutuza) et Agirretxe (ou Vela) en pointe. Si pour ces barrages, Lyon part favori, la Real, de par son jeu et par les qualités que composent cette équipe, aura une carte à jouer. La seule chose qui pourrait poser problème aux espagnols est le manque d’expérience sur la scène européenne et Lyon qui aura déjà 3 semaines de compétition dans les jambes là où la Real n’aura disputé qu’un seul match de Liga.

Remerciements à @_pitxitxi_, grand connaisseur du football espagnol pour ses nombreuses infos sur la Real Sociedad.

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